1 753textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2015.
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Avec texte intégral
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 431Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 207Versions consolidées des textes
28 549Propositions · Communications · Initiatives
83 358Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 281La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi d'InnoLux Corp. contre l'arrêt du Tribunal confirmant l'amende infligée pour sa participation à une entente sur le marché des écrans LCD. L'arrêt précise que, pour calculer l'amende, la Commission peut inclure dans la valeur des ventes les produits finis intégrant le composant LCD et vendus à des tiers dans l'EEE, même si les ventes internes du composant lui-même ont eu lieu hors de l'EEE. Cette décision élargit la base de calcul des amendes en matière d'ententes pour les produits intermédiaires transformés en produits finis commercialisés dans l'Espace économique européen.
9 juillet 2015
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de « travailleur » au sens de la directive 98/59/CE concernant les licenciements collectifs. Elle juge qu'un membre de la direction d'une société de capitaux peut être considéré comme un travailleur s'il ne dispose pas d'un pouvoir de décision indépendant et qu'une personne participant à une mesure d'apprentissage avec aide publique, sans rémunération de l'employeur, peut également relever de cette notion. Cet arrêt élargit donc le champ d'application des obligations procédurales en cas de licenciements collectifs en droit français.
9 juillet 2015
Dans l'arrêt C-153/14 du 9 juillet 2015, la CJUE interprète l'article 7, paragraphe 2, de la directive 2003/86/CE relative au regroupement familial. Elle juge qu'un État membre ne peut pas imposer aux membres de la famille d'un ressortissant de pays tiers, comme condition préalable à l'entrée sur son territoire, l'obligation de réussir un examen d'intégration civique si les coûts de cet examen sont excessifs et rendent impossible ou excessivement difficile l'exercice du droit au regroupement familial.
9 juillet 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union, notamment la directive TVA, ne s'oppose pas à ce qu'un État membre identifie d'office un assujetti à la TVA, même si celui-ci n'a pas demandé son immatriculation, dès lors que ses prestations (services vétérinaires) sont imposables. L'arrêt précise que les principes de sécurité juridique et de protection de la confiance légitime ne font pas obstacle à une telle identification rétroactive, pour autant que l'assujetti ait été informé de ses obligations et que le délai de prescription n'ait pas été dépassé.
9 juillet 2015
La Cour de justice de l'Union européenne précise que les droits découlant de certificats d'importation délivrés dans le cadre du contingent tarifaire pour les bananes originaires des pays ACP sont intransmissibles, même en cas de cession d'entreprise. Elle juge que la transmission de ces certificats à un opérateur nouvel arrivant, sans transfert effectif de l'activité économique, constitue une pratique abusive au sens du règlement (CE) n° 2988/95 relatif à la protection des intérêts financiers de l'Union. Cette décision confirme que les autorités nationales doivent refuser le bénéfice de ces certificats en cas de montage artificiel visant à contourner les règles de l'organisation commune des marchés.
9 juillet 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la France pour manquement à ses obligations, en raison de l'absence de récupération d'une aide d'État illégale et incompatible avec le marché intérieur, accordée sous forme de compensations pour un service complémentaire au service de base. La France n'a pas démontré l'existence d'une impossibilité absolue d'exécuter la décision de récupération, ce qui constitue le seul motif exonératoire. Cet arrêt rappelle ainsi l'obligation stricte des États membres de récupérer sans délai les aides illégales, la simple difficulté pratique ou financière ne suffisant pas à justifier un défaut d'exécution.
9 juillet 2015
Le Tribunal de l'UE rejette les recours de CMT Srl contre les décisions de l'OHMI (devenu EUIPO) annulant ses marques figuratives "Camomilla". Il confirme que le titulaire n'a pas agi de mauvaise foi et qu'il n'existe pas de risque de confusion avec la marque antérieure "CAMOMILLA" en raison de l'absence de similitude entre les produits visés. L'arrêt précise les conditions d'application de la mauvaise foi (article 52, §1, b) du règlement n° 207/2009) et de la protection des marques renommées (article 8, §5).
9 juillet 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de l'OHMI qui avait déclaré nulle la marque verbale « CAMOMILLA » pour mauvaise foi. Il a jugé que la simple connaissance de l'existence d'une marque antérieure similaire ne suffit pas à établir la mauvaise foi du déposant, et que l'OHMI avait commis une erreur en n'examinant pas l'usage sérieux de la marque nationale antérieure invoquée. Cette décision précise les conditions de preuve de la mauvaise foi et l'office du juge de l'Union quant à l'appréciation des preuves d'usage sérieux produites tardivement devant la chambre de recours.
9 juillet 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné l'Irlande pour manquement à ses obligations au titre de la directive 2003/88/CE concernant l'aménagement du temps de travail des médecins en formation. L'arrêt précise que les périodes de garde effectuées sur le lieu de travail, y compris les périodes d'inactivité, doivent être intégralement comptabilisées comme du temps de travail. Cette décision clarifie les obligations des États membres en matière de respect des durées maximales de travail et des périodes de repos pour ces professionnels.
9 juillet 2015
Dans l'arrêt Regojo Dans (C-177/14), la CJUE précise que le refus d'accorder une prime triennale d'ancienneté à un agent contractuel à durée déterminée (« eventual ») du secteur public, lorsqu'elle est accordée aux agents permanents, constitue une discrimination contraire à la clause 4 de l'accord-cadre CES, UNICE et CEEP sur le travail à durée déterminée. La Cour juge que la seule nature temporaire du contrat ne constitue pas une raison objective justifiant un traitement différencié, et qu'il appartient au juge national de vérifier si la différence de traitement repose sur des raisons objectives et transparentes.
9 juillet 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit à déduction de la TVA ne peut être refusé à un assujetti au seul motif qu'il n'était pas identifié à la TVA ou n'avait pas déposé de décompte avant la requalification de son activité par l'administration fiscale. Cet arrêt précise que les principes de sécurité juridique et de protection de la confiance légitime s'opposent à une réglementation nationale qui subordonne l'exercice du droit à déduction à des formalités préalables, lorsque l'assujetti ignorait légitimement son assujettissement.
9 juillet 2015
L'Avocat général Bot propose à la Cour de justice de l'UE de juger que le droit de l'Union s'oppose à une législation nationale qui soumet l'accès à l'aide juridictionnelle à une condition de résidence stable, car une telle condition constitue une discrimination indirecte fondée sur la nationalité. Cette analyse vise à garantir l'effectivité du droit à un procès équitable pour tous les citoyens de l'Union, quel que soit leur État membre d'origine.
9 juillet 2015
Dans l'arrêt Kezić (C-331/14), la CJUE précise qu'une personne physique, assujettie à la TVA en tant qu'entrepreneur individuel, n'agit pas en tant qu'assujetti lorsqu'elle vend un terrain qu'elle avait initialement affecté à son patrimoine privé, et non à son activité professionnelle. Cette vente n'est donc pas soumise à la TVA, même si l'acquéreur est l'État, car l'opération ne relève pas de l'activité économique de l'assujetti. La décision clarifie la frontière entre patrimoine privé et professionnel pour les travailleurs indépendants en matière de TVA.
9 juillet 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de l'Allemagne contre une décision de la Commission refusant d'approuver intégralement ses valeurs limites nationales plus strictes pour certaines substances chimiques dans les jouets (plomb, baryum, etc.). La Cour a jugé que l'Allemagne n'avait pas apporté la preuve scientifique suffisante que ces mesures nationales offraient un niveau de protection plus élevé pour la santé humaine, conformément à l'article 114 TFUE. Cette décision confirme la marge d'appréciation de la Commission pour évaluer les justifications des États membres souhaitant déroger aux mesures d'harmonisation de l'UE.
9 juillet 2015
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 9 juillet 2015 (affaire T-89/11) précise les critères d'appréciation du risque de confusion entre deux marques verbales, en l'espèce "NANU" et "NAMMU", au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009. Il confirme que la similitude visuelle et phonétique prédominante entre les signes, malgré des différences conceptuelles, peut suffire à caractériser un risque de confusion pour le consommateur moyen. Cette décision rappelle l'importance d'une appréciation globale des similitudes, où la perception d'ensemble du signe prime sur l'analyse détaillée de ses éléments.
9 juillet 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Nanu-Nana Joachim Hoepp contre le refus d'enregistrement de la marque verbale « NANU » pour des produits cosmétiques et de parfumerie. Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec la marque antérieure « NAMMU » en raison de similitudes visuelles et phonétiques, et de la complémentarité des produits. Cet arrêt illustre l'application stricte du critère du risque de confusion pour des marques courtes et visuellement proches.
9 juillet 2015
Les conclusions de l'avocat général dans l'affaire C-157/14 précisent que, pour les eaux minérales naturelles, la mention de la teneur en sel doit se référer au chlorure de sodium (sel de table) et non à la quantité totale de sodium. Cette interprétation du règlement (CE) n° 1924/2006 et de la directive 2009/54/CE vise à garantir une information claire du consommateur, tout en conciliant la protection des consommateurs avec les libertés d'expression et d'entreprise garanties par la Charte des droits fondamentaux de l'UE.
9 juillet 2015
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les obligations de motivation de la Commission dans le cadre d'une procédure de passation de marchés publics de services informatiques. Il rappelle que l'institution doit fournir des explications suffisantes sur le classement des offres, notamment en cas de recours à un système de "cascade" pour l'attribution de lots, et qu'elle ne peut se contenter de simples affirmations. L'arrêt détaille également les limites du contrôle juridictionnel sur l'erreur manifeste d'appréciation du pouvoir adjudicateur.
8 juillet 2015
Dans l'affaire C-90/14, la Cour de justice de l'Union européenne précise que le juge national, saisi d'une procédure de saisie hypothécaire, peut modérer le montant des intérêts moratoires prévus dans un contrat de prêt hypothécaire conclu avec un consommateur, même en l'absence de disposition nationale expresse, dès lors que cette clause est abusive au sens de la directive 93/13/CEE. Cette ordonnance confirme le pouvoir du juge national d'écarter ou de réduire les clauses abusives, y compris celles relatives au remboursement anticipé, pour assurer une protection effective du consommateur.
8 juillet 2015
Les conclusions de l'avocat général Wahl dans l'affaire C-346/13 précisent que l'article 13 de la directive 2002/20/CE (directive "autorisation") s'oppose à une taxe communale frappant les propriétaires de pylônes et mâts de téléphonie mobile, dès lors que cette taxe constitue une redevance sur les infrastructures directement liée à la mise à disposition du réseau. Une telle imposition locale est incompatible avec le droit de l'Union si elle vise à financer des dépenses générales de la commune et non les coûts spécifiques de gestion des droits de passage.
8 juillet 2015