1 753textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2015.
1 753
Total documents
432 936
Avec texte intégral
275 757
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 431Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 207Versions consolidées des textes
28 549Propositions · Communications · Initiatives
83 358Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 281Cet arrêt de la CJUE précise que la qualité de consommateur au sens de la directive 1999/44/CE est une notion objective que le juge national doit examiner d'office, même si l'acquéreur ne l'a pas invoquée. Il clarifie également que le défaut de conformité apparent dans les six mois suivant la délivrance est présumé exister au moment de celle-ci, sans que l'acheteur ait à prouver une information préalable du vendeur. Enfin, la Cour limite l'obligation de l'acheteur d'informer le vendeur du défaut à un délai raisonnable, sans que son omission puisse entraîner une perte automatique de ses droits.
4 juin 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le Royaume-Uni a manqué à ses obligations en appliquant un taux réduit de TVA aux livraisons de matériaux permettant d'économiser l'énergie, ainsi qu'aux prestations de services d'installation de ces matériaux. Ce taux réduit n'était pas conforme à la directive TVA, car il ne se limitait pas aux opérations relevant de la politique sociale (logements sociaux) ou aux seules prestations de services de rénovation et réparation de logements privés, à l'exclusion des matériaux représentant une part importante de la valeur du service. L'arrêt précise donc les limites strictes dans lesquelles les États membres peuvent appliquer un taux réduit de TVA pour les opérations liées à l'efficacité énergétique.
4 juin 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Stichting Corporate Europe Observatory contre le refus de la Commission européenne de lui accorder un accès intégral à des documents relatifs aux négociations commerciales UE-Inde. L'arrêt confirme que l'institution peut opposer une exception fondée sur la protection des relations internationales (article 4, §1, a) du règlement n° 1049/2001) pour refuser la divulgation de documents sensibles, même partiellement, sans devoir procéder à un examen individuel de chaque document. Cette décision précise les limites du droit d'accès aux documents dans le cadre de négociations internationales en cours.
4 juin 2015
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-376/13) confirme le refus partiel de la BCE de donner accès aux annexes A et B de l'accord d'échange de titres entre la Grèce et l'Eurosystème, en raison de l'exception d'intérêt public liée à la politique monétaire et à la stabilité financière. Pour un professionnel du droit français, cette décision précise les limites du droit d'accès aux documents des institutions européennes, en reconnaissant une large marge d'appréciation à la BCE pour protéger la confidentialité de ses opérations de politique monétaire et la stabilité du système financier.
4 juin 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Pologne pour manquement à ses obligations en matière de TVA, en raison de l'application d'un taux réduit à des équipements médicaux et produits pharmaceutiques non conformes à l'annexe III de la directive 2006/112/CE. L'arrêt précise que les États membres ne peuvent étendre le champ d'application du taux réduit à des catégories de biens non listées dans cette annexe, même s'ils présentent des similitudes fonctionnelles. Cette décision rappelle aux professionnels du droit français les limites strictes de la marge de manœuvre nationale dans la transposition des taux réduits de TVA.
4 juin 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a déclaré irrecevable la demande de décision préjudicielle introduite par la Rechtbank van eerste aanleg te Antwerpen (Belgique) dans l'affaire Argenta Spaarbank NV contre l'État belge, faute pour la juridiction de renvoi d'avoir fourni des précisions suffisantes sur le contexte factuel et réglementaire du litige au principal. Cette ordonnance rappelle l'exigence procédurale stricte imposée aux juges nationaux de motiver la nécessité d'une réponse aux questions préjudicielles pour que la Cour puisse se prononcer sur l'interprétation de la directive 90/435/CEE relative au régime fiscal commun des sociétés mères et filiales.
4 juin 2015
Dans l'arrêt Faber (C-497/13), la Cour de justice de l'Union européenne précise que la qualité de consommateur au sens de la directive 1999/44/CE s'apprécie objectivement et peut être invoquée d'office par le juge national. Elle juge également que l'obligation pour l'acheteur d'informer le vendeur d'un défaut de conformité dans un délai de deux mois n'est pas opposable au consommateur lorsque le défaut est apparu dans les six mois suivant la délivrance, période durant laquelle la charge de la preuve de la conformité pèse sur le vendeur.
4 juin 2015
La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi d'Andechser Molkerei Scheitz GmbH contre le refus de la Commission d'interdire l'utilisation des glycosides de stéviol comme additifs alimentaires. L'arrêt confirme que l'entreprise, en tant que productrice de produits laitiers biologiques, ne justifie pas d'un intérêt à agir direct et individuel, car la réglementation contestée ne l'affecte pas de manière spécifique par rapport à tout autre opérateur économique. Cette décision précise les conditions strictes de recevabilité des recours en annulation intentés par des particuliers contre des actes réglementaires européens.
4 juin 2015
La Cour de justice de l'Union européenne confirme que le refus de la Commission d'engager une procédure en manquement contre un État membre ne constitue pas un acte attaquable par un particulier devant le juge de l'Union. Le pourvoi contre l'ordonnance du Tribunal rejetant le recours comme irrecevable et le Tribunal comme incompétent est rejeté comme manifestement non fondé et irrecevable. Cette décision rappelle l'absence de droit pour les particuliers de contraindre la Commission à agir en manquement.
4 juin 2015
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 4 juin 2015 (affaire T-254/13) confirme l'annulation de la marque figurative STAYER pour risque de confusion avec la marque verbale antérieure STAYER, au sens de l'article 8, §1, b) du règlement n°207/2009. Il précise que la similitude visuelle et phonétique entre les signes, combinée à l'identité des produits, suffit à caractériser un risque de confusion, même en présence de différences conceptuelles mineures. Cette décision rappelle l'importance de l'appréciation globale des similitudes dans les procédures de nullité pour motifs relatifs.
4 juin 2015
Dans l'arrêt P et S (C-579/13), la Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'une législation nationale imposant aux ressortissants de pays tiers résidents de longue durée une obligation d'intégration civique, sanctionnée par une amende, est contraire au droit de l'UE. Cette décision précise que les États membres ne peuvent pas soumettre ces résidents à des conditions d'intégration plus strictes que celles applicables aux citoyens de l'Union, en vertu du principe d'égalité de traitement prévu par la directive 2003/109.
4 juin 2015
Cet arrêt de la CJUE précise que l'activité de contrôle technique des véhicules, exercée par un organisme privé, ne constitue pas une participation à l'exercice de l'autorité publique au sens de l'article 51 TFUE. Il en résulte que les restrictions à la liberté d'établissement, telles qu'une distance minimale entre centres ou un plafonnement des parts de marché, doivent être justifiées par des raisons impérieuses d'intérêt général comme la sécurité routière, et respecter les principes de proportionnalité et de cohérence.
3 juin 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de BP contre l'arrêt du Tribunal de la fonction publique, confirmant que l'Agence des droits fondamentaux (FRA) n'avait pas violé le droit d'être entendu en ne renouvelant pas son contrat à durée déterminée. L'arrêt précise que la réaffectation de l'agent dans un autre service jusqu'à l'échéance de son contrat ne constitue pas une violation de ses droits, et que le Tribunal de première instance n'a pas dénaturé les faits ni manqué à son obligation de motivation. Cette décision rappelle les limites du contrôle juridictionnel sur l'appréciation des faits par le juge de première instance et les conditions du droit d'être entendu en matière de non-renouvellement de contrat.
3 juin 2015
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 3 juin 2015 (affaire T-559/13) précise les conditions d'appréciation du risque de confusion entre une marque verbale antérieure constituée d'un prénom (GIOVANNI) et une marque figurative postérieure composée d'un prénom et d'un nom (GIOVANNI GALLI). Le Tribunal confirme que le caractère distinctif d'un prénom banal ne s'étend pas automatiquement à la combinaison avec un nom de famille, et que l'impression d'ensemble des signes doit primer sur la seule présence d'un élément commun, excluant ainsi le risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009.
3 juin 2015
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 3 juin 2015 (affaires jointes T-544/12 et T-546/12) interprète l'article 53, paragraphe 3, du règlement (CE) n° 207/2009 sur la marque communautaire. Il précise qu'un consentement exprès donné par le titulaire d'une marque antérieure à l'enregistrement d'une marque communautaire postérieure, avant toute demande en nullité, fait obstacle à l'action en nullité fondée sur un risque de confusion au titre de l'article 8, paragraphe 1, sous b). En l'espèce, le Tribunal a annulé la décision de l'OHMI qui avait déclaré nulles les marques "PENSA PHARMA" et "pensa" en raison de l'existence d'un tel consentement préalable.
3 juin 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Bora Creations contre le refus de l'OHMI d'annuler la marque verbale « essence » pour des produits cosmétiques. Il confirme que ce terme est descriptif (art. 7, §1, c) du règlement n°207/2009) car il désigne une qualité ou une caractéristique essentielle des produits, et qu'il est dépourvu de caractère distinctif (art. 7, §1, b). Cette décision illustre l'application stricte des motifs absolus de refus pour les marques composées de termes courants dans le secteur des cosmétiques.
3 juin 2015
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 3 juin 2015 (affaire T-448/13) confirme le rejet de la marque verbale « essence » pour des produits cosmétiques, en raison de son caractère descriptif au sens de l'article 7, §1, sous c), du règlement n° 207/2009. Le Tribunal juge que le terme « essence » est perçu par le public pertinent comme une indication de la nature ou de la qualité du produit (extrait concentré), et non comme une indication d'origine commerciale. Cette décision rappelle qu'un signe purement descriptif ne peut acquérir un caractère distinctif que par l'usage, à condition que cet usage soit suffisamment établi et démontré par le demandeur.
3 juin 2015
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 3 juin 2015 (affaire T-559/13) précise l'appréciation du risque de confusion entre une marque verbale antérieure (GIOVANNI) et une marque figurative postérieure (GIOVANNI GALLI). Il juge qu'en l'absence de caractère distinctif élevé du prénom antérieur, l'ajout d'un nom de famille dans la marque postérieure suffit à écarter tout risque de confusion pour le consommateur, même en cas d'identité des produits.
3 juin 2015
3 juin 2015
Le président de la Cour de justice de l'Union européenne a ordonné la radiation de l'affaire C-538/14, introduite par la Commission européenne contre la République de Finlande. Cette ordonnance met fin à la procédure sans qu'une décision au fond n'ait été rendue, probablement en raison d'un désistement ou d'un règlement amiable. Pour un professionnel du droit français, cette affaire illustre la possibilité de clôture anticipée des recours en manquement devant la CJUE.
3 juin 2015