1 753textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2015.
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28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117L'arrêt du Tribunal de l'UE du 2 décembre 2015 (affaire T-414/13) rejette le recours de Kenzo Tsujimoto contre le refus de l'OHMI d'enregistrer la marque verbale "KENZO ESTATE" pour des vins et spiritueux. Il confirme l'opposition fondée sur la marque antérieure renommée "KENZO" pour les vêtements, estimant que le public pertinent établirait un lien entre les signes et que l'usage de la marque postérieure tirerait indûment profit du caractère distinctif ou de la renommée de la marque antérieure au sens de l'article 8, paragraphe 5, du règlement n° 207/2009.
2 décembre 2015
Le Tribunal de l'UE a annulé la décision de l'OHMI qui avait refusé l'enregistrement de la marque "KENZO ESTATE" pour des vins et spiritueux, en raison de l'opposition fondée sur la marque antérieure renommée "KENZO". L'arrêt précise que la chambre de recours a commis une erreur en écartant des preuves d'usage tardives sans exercer son pouvoir d'appréciation conformément à l'article 76, paragraphe 2, du règlement n° 207/2009, et en n'examinant pas correctement le lien entre les produits concernés et la renommée de la marque antérieure au sens de l'article 8, paragraphe 5.
2 décembre 2015
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 2 décembre 2015 (affaire T-414/13) précise les conditions d'application de l'article 8, paragraphe 5, du règlement n° 207/2009 sur la marque communautaire, en matière d'opposition fondée sur une marque antérieure renommée. Il juge que l'enregistrement de la marque verbale "KENZO ESTATE" pour des vins et spiritueux doit être refusé en raison du risque de dilution ou de parasitisme de la marque antérieure "KENZO", notoirement connue pour les vêtements et parfums. Cette décision confirme que la protection étendue de la marque renommée peut s'appliquer à des produits non similaires, dès lors que le demandeur ne justifie pas d'un juste motif pour l'usage contesté.
2 décembre 2015
L'arrêt du Tribunal de l'UE dans l'affaire T-528/13 précise les conditions d'application de l'article 8, paragraphe 5, du règlement n° 207/2009 (devenu article 8, paragraphe 5, du règlement 2017/1001) en matière de marque de l'Union européenne. Il confirme que pour bénéficier de la protection élargie conférée à une marque antérieure renommée, le titulaire de l'opposition doit démontrer un risque de préjudice, notamment un risque de dilution ou de parasitisme, et que l'existence d'un simple lien entre les signes ne suffit pas. Le Tribunal a annulé la décision de l'OHMI (EUIPO) pour défaut de motivation, rappelant l'obligation de l'Office d'examiner concrètement l'ensemble des éléments pertinents.
2 décembre 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de European Dynamics Luxembourg SA et Evropaïki Dynamiki contre l'Entreprise commune européenne pour ITER, contestant le rejet de leur offre dans un appel d'offres pour des services informatiques. L'arrêt confirme la légalité de la procédure d'attribution, en validant la marge d'appréciation du pouvoir adjudicateur dans l'évaluation des offres et en écartant la demande en responsabilité non contractuelle. Pour un professionnel du droit français, cette décision illustre les limites du contrôle juridictionnel sur les choix discrétionnaires des acheteurs publics européens en matière de marchés publics.
2 décembre 2015
Cet arrêt de la Grande chambre de la CJUE annule le règlement (UE) n° 1243/2012, jugeant que le Conseil ne pouvait pas se fonder sur l'article 43, § 3, TFUE (mesures de fixation des possibilités de pêche) pour adopter un plan pluriannuel de gestion des stocks de cabillaud. La Cour considère qu'un tel plan, impliquant des choix politiques et économiques, relève de la procédure législative ordinaire prévue à l'article 43, § 2, TFUE, nécessitant la participation du Parlement européen. Cette décision précise la répartition des compétences entre le Conseil et le législateur de l'Union dans le cadre de la politique commune de la pêche.
1 décembre 2015
La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi formé par M. Georgias et deux sociétés contre le refus du Tribunal de l'UE d'indemniser le préjudice qu'ils auraient subi du fait de leur inscription sur la liste des mesures restrictives visant le Zimbabwe. L'ordonnance confirme que le retrait ultérieur de l'intéressé de cette liste ne saurait, en lui-même, établir l'existence d'une faute de nature à engager la responsabilité non contractuelle de l'Union. Cette décision rappelle les conditions strictes de mise en jeu de cette responsabilité, notamment l'exigence d'une violation suffisamment caractérisée d'une règle de droit conférant des droits aux particuliers.
1 décembre 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer dans l'affaire T-373/12, opposant REWE-Zentral à l'OHMI (devenu EUIPO) concernant la marque verbale "PRO PLANET". Cette décision fait suite au retrait de l'opposition formée par la demanderesse, rendant le litige sans objet. Pour un professionnel du droit français, cette ordonnance illustre la procédure de clôture d'une instance devant le Tribunal lorsque l'acte introductif d'instance perd son fondement, conformément au principe de l'intérêt à agir.
1 décembre 2015
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) du 1er décembre 2015 annule le règlement (UE) n° 1243/2012, au motif que le Conseil a utilisé à tort l'article 43, paragraphe 3, TFUE (relatif aux mesures de fixation et de répartition des possibilités de pêche) comme base juridique. La Cour juge que l'adoption d'un plan à long terme pour les stocks de cabillaud relève d'une décision politique nécessitant l'article 43, paragraphe 2, TFUE, lequel implique la participation du Parlement européen via la procédure législative ordinaire. En conséquence, pour un professionnel du droit français, cet arrêt précise la délimitation entre les compétences législatives et exécutives dans la politique commune de la pêche, renforçant le rôle du Parlement européen dans les décisions stratégiques.
1 décembre 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours d'Aer Lingus contre la décision de la Commission concernant des aides d'État accordées par l'Irlande sous forme d'exonérations fiscales. Cette ordonnance confirme que la compagnie aérienne ne justifiait pas d'un intérêt individuel à agir, car la mesure litigieuse affectait de manière générale toutes les entreprises du secteur. Pour un professionnel du droit français, cette décision illustre les conditions strictes de recevabilité des recours en annulation des particuliers contre les actes de la Commission en matière d'aides d'État.
30 novembre 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté les recours en annulation introduits par la société HK Intertrade contre les mesures de gel de ses fonds, confirmant la légalité des restrictions prises par le Conseil dans le cadre de la lutte contre la prolifération nucléaire iranienne. L'arrêt précise les conditions de recevabilité des recours, notamment le point de départ du délai, et rappelle l'étendue des obligations de motivation, de notification et de respect des droits de la défense. Il écarte également toute erreur manifeste d'appréciation du Conseil quant à l'inscription de la société sur les listes de sanctions.
26 novembre 2015
26 novembre 2015
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule partiellement la décision de la Commission concernant les aides espagnoles au déploiement de la TNT. Le Tribunal juge que la Commission a commis une erreur en qualifiant certaines mesures d'aides d'État nouvelles, alors qu'elles constituaient une simple modification d'un régime existant. Il précise également les conditions de qualification d'un service d'intérêt économique général (SIEG) et l'application de l'article 107, §3, c) TFUE pour les aides à la culture.
26 novembre 2015
Cet arrêt du Tribunal de l’UE, rendu le 26 novembre 2015 dans l’affaire T-465/13, rejette le recours de la Catalogne et du CTTI contre la décision de la Commission qualifiant d’aides d’État, partiellement incompatibles, les financements publics pour le déploiement de la télévision numérique terrestre (TNT) dans les zones peu denses d’Espagne. Le Tribunal confirme que ces aides ne constituent pas un service d’intérêt économique général (SIEG) valide et qu’elles ne peuvent bénéficier de l’exemption de l’article 107, §3, c) TFUE, car elles faussent la concurrence en favorisant la TNT au détriment d’autres technologies comme le satellite.
26 novembre 2015
Ces arrêts de la Cour de justice de l'Union européenne, rendus sur pourvois, confirment la validité des amendes infligées par la Commission européenne à plusieurs fabricants d'installations sanitaires pour salles de bains. Ils sanctionnent une entente complexe et continue sur les marchés de plusieurs États membres, caractérisée par une coordination des prix de vente et un échange d'informations commerciales sensibles, en violation de l'article 101 TFUE. La Cour précise notamment les conditions de preuve d'une infraction unique et continue, ainsi que l'étendue du contrôle de pleine juridiction du juge de l'Union sur le montant des amendes.
26 novembre 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la Communauté autonome du Pays basque et d'Itelazpi contre la décision de la Commission européenne qualifiant d'aides d'État les financements publics accordés pour le déploiement de la télévision numérique terrestre dans les zones peu urbanisées d'Espagne. L'arrêt confirme que ces aides, bien que partiellement compatibles avec le marché intérieur au titre de l'article 107, §3, c) TFUE, constituent des aides nouvelles soumises à notification préalable. Pour le praticien français, cette décision rappelle la nécessité de qualifier avec rigueur les compensations de service public dans le secteur audiovisuel et de respecter les procédures de notification, même pour des infrastructures en zones rurales.
26 novembre 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé partiellement la décision de la Commission concernant les aides espagnoles au déploiement de la télévision numérique terrestre, jugeant que la Commission avait commis une erreur en qualifiant d'activité économique la simple fourniture d'infrastructures de transport de signaux, sans service de contenu. L'arrêt précise que les opérateurs de réseaux de diffusion, agissant sous mandat public dans des zones non rentables, ne sont pas nécessairement des "entreprises" au sens du droit des aides d'État, ce qui restreint le champ d'application de l'article 107 TFUE pour ce type d'investissements.
26 novembre 2015
L'arrêt du Tribunal de l'UE annule partiellement la décision de la Commission concernant les aides espagnoles au déploiement de la télévision numérique terrestre. Le Tribunal juge que la Commission a commis une erreur en qualifiant d'activité économique la simple fourniture d'infrastructures de diffusion aux opérateurs, sans évaluer correctement la nature du service et l'absence de distorsion de concurrence dans les zones concernées. Cette décision clarifie la notion d'entreprise et d'activité économique dans le secteur des infrastructures numériques, et rappelle l'obligation pour la Commission de motiver précisément l'impact concurrentiel des aides.
26 novembre 2015
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans cette affaire, que la directive 2001/23 relative au maintien des droits des travailleurs en cas de transfert d'entreprise ne s'applique pas lorsqu'une entreprise publique, après l'expiration d'un contrat de gestion de service public, confie l'activité à un nouvel opérateur sans que ce dernier reprenne les équipements essentiels. En l'absence de reprise des actifs corporels, l'identité de l'entité économique n'est pas maintenue, même si le nouveau prestataire n'a pas repris le personnel.
26 novembre 2015
Dans l'arrêt MedEval (C-166/14), la CJUE a jugé que le droit de l'Union, notamment les principes d'effectivité et d'équivalence, s'oppose à une réglementation nationale qui impose, pour une action en réparation du préjudice causé par une violation du droit des marchés publics, la constatation préalable et définitive de l'illégalité de la procédure de passation, lorsque cette constatation est soumise à un délai de forclusion qui court indépendamment de la connaissance de l'illégalité par l'opérateur économique lésé. Une telle réglementation rend excessivement difficile l'exercice du droit à réparation, en privant le requérant de la possibilité effective d'obtenir une décision sur le fond de l'illégalité avant l'expiration du délai.
26 novembre 2015