1 095textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2016.
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117La Cour de justice de l’Union européenne a jugé que le Portugal a manqué à ses obligations au titre des articles 21, 45 et 49 TFUE ainsi que des articles 28 et 31 de l’accord EEE. En imposant un recouvrement immédiat des plus-values lors d’un échange de parts sociales ou d’un transfert de patrimoine professionnel en cas de transfert de résidence ou de siège social vers un autre État membre, sans prévoir de possibilité de report de paiement, la législation portugaise crée une différence de traitement disproportionnée par rapport aux situations purement internes. Cette imposition à la sortie immédiate constitue une restriction injustifiée aux libertés fondamentales de circulation.
21 décembre 2016
21 décembre 2016
Cet arrêt de la CJUE, rendu sur conclusions de l'avocat général Bot, examine la compatibilité avec le droit de l'Union d'une législation roumaine interdisant le cumul d'une pension publique avec des revenus salariaux provenant d'une institution publique. La Cour précise que le protocole d'accord conclu entre l'Union et la Roumanie dans le cadre d'une aide financière pour difficultés de balance des paiements (article 143 TFUE) ne relève pas du champ d'application du droit de l'Union, ce qui exclut l'application des principes généraux comme l'égalité de traitement. En conséquence, la différence de traitement entre magistrats de carrière et personnes exerçant des mandats constitutionnels n'est pas soumise au contrôle de la Cour au titre de ce protocole.
21 décembre 2016
Dans l'affaire C-593/14, la CJUE a jugé que la législation danoise sur la sous-capitalisation, qui exclut du bénéfice imposable d'une société prêteuse les intérêts versés par une filiale résidente mais pas ceux versés par une filiale non-résidente, constitue une restriction à la liberté d'établissement. Cette différence de traitement n'est pas justifiée par la nécessité de préserver une répartition équitable du pouvoir d'imposition ou de lutter contre l'évasion fiscale, car elle n'est pas proportionnée à ces objectifs.
21 décembre 2016
La Cour de justice précise les conditions de recevabilité d'un recours en annulation contre une décision d'ouvrir la procédure formelle d'examen en matière d'aides d'État, en jugeant qu'une entreprise exploitant un aéroport peut être individuellement concernée par une telle décision. L'arrêt clarifie également la notion de sélectivité des mesures fiscales, en examinant si des redevances aéroportuaires différenciées constituent un avantage sélectif au sens de l'article 107, paragraphe 1, TFUE.
21 décembre 2016
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné le Portugal pour manquement aux articles 21, 45 et 49 TFUE en raison de sa législation fiscale qui imposait un recouvrement immédiat des plus-values lors du transfert de résidence ou d'actifs professionnels vers un autre État membre, sans offrir de possibilité de report de paiement. Cette différence de traitement, par rapport aux situations purement internes où l'imposition était différée, a été jugée disproportionnée et constitutive d'une restriction injustifiée aux libertés fondamentales de circulation.
21 décembre 2016
21 décembre 2016
Le Tribunal de l'Union européenne a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le recours introduit par Ica Foods contre une décision de l'EUIPO, suite au retrait de la demande d'enregistrement de la marque « GROK » par la société San Lucio. Cette ordonnance met fin à la procédure de nullité engagée, le litige ayant perdu son objet. Pour un praticien français, cette décision illustre l'extinction de l'instance en matière de marque de l'UE lorsque l'acte attaqué disparaît rétroactivement.
16 décembre 2016
15 décembre 2016
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 15 décembre 2016 (affaire T-548/14) rejette le recours de l'Espagne contre la Commission européenne concernant le refus de non-recouvrement a posteriori de droits de douane sur des importations de thon en provenance d'Équateur. Le Tribunal confirme que l'avis aux importateurs publié au Journal officiel excluait la bonne foi des opérateurs, empêchant ainsi l'application de l'article 220, §2, b) du code des douanes communautaire (Règlement n°2913/92). Il précise que la remise des droits au titre de l'article 239 du même code ne constitue pas un droit pour l'importateur, mais une faculté discrétionnaire de la Commission, soumise à des conditions strictes de situations exceptionnelles.
15 décembre 2016
Cet arrêt du Tribunal de l'UE, rendu sur recours de l'Espagne, précise les conditions d'application de l'article 220, §2, b) du code des douanes communautaire (Règlement n°2913/92) pour le non-recouvrement a posteriori de droits à l'importation. Il juge que l'erreur commise par les autorités douanières espagnoles, qui ont délivré des certificats d'origine incorrects pour des importations de thon en provenance du Salvador, n'était pas "raisonnablement décelable" par l'importateur de bonne foi. En conséquence, le Tribunal annule la décision de la Commission refusant l'abandon des droits, et rappelle l'obligation pour la Commission de respecter le droit à une bonne administration dans le cadre de la procédure de consultation prévue à l'article 872 bis du règlement d'application n°2454/93.
15 décembre 2016
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de l'Espagne contre la décision de la Commission qualifiant d'aides d'État incompatibles les subventions pour le déploiement de la TNT en Castille-La Manche. L'arrêt confirme que l'exploitation d'un réseau de télévision numérique terrestre constitue une activité économique, même dans les zones peu urbanisées, et que les aides en cause ne pouvaient bénéficier d'une exemption au titre de l'article 107, §3, c) TFUE. Cette décision précise les limites de la notion de service d'intérêt économique général (SIEG) et rappelle l'obligation pour les États membres de respecter les règles de concurrence lors du financement public d'infrastructures de télécommunications.
15 décembre 2016
L'arrêt du Tribunal de l'UE confirme la décision de la Commission infligeant une amende à Philips et Philips France pour participation à une entente sur le marché des puces pour cartes, caractérisée par des échanges d'informations commerciales sensibles. Le Tribunal rejette les moyens relatifs à la violation du principe de bonne administration, au devoir de diligence et à la prescription, tout en précisant les conditions de preuve de l'infraction unique et continue. Il valide l'application des lignes directrices de 2006 pour le calcul de l'amende, notamment la prise en compte de la valeur des ventes, et confirme la qualification d'infraction par objet.
15 décembre 2016
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-758/14) annule partiellement la décision de la Commission infligeant une amende à Infineon Technologies pour sa participation à une entente sur le marché des puces pour cartes, consistant en des échanges d'informations commerciales sensibles. Le Tribunal confirme l'existence d'une infraction par objet à l'article 101 TFUE, mais réduit le montant de l'amende en raison d'erreurs dans le calcul de la valeur des ventes retenue par la Commission. Cet arrêt précise les conditions de preuve de l'infraction unique et continue et les modalités de détermination de l'assiette de l'amende selon les lignes directrices de 2006.
15 décembre 2016
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 15 décembre 2016 (affaire T-548/14) rejette le recours de l'Espagne contre la décision de la Commission refusant le non-recouvrement a posteriori de droits de douane sur des importations de thon en provenance d'Équateur. Le Tribunal confirme que l'Espagne ne pouvait pas invoquer la bonne foi des importateurs pour justifier le non-recouvrement, car un avis aux importateurs avait été publié au Journal officiel, et que les conditions pour une remise des droits au titre de l'article 239 du code des douanes n'étaient pas réunies.
15 décembre 2016
Dans l'arrêt T-466/14 du 15 décembre 2016, le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de l'Espagne contre la Commission, confirmant que les autorités douanières espagnoles ne pouvaient pas renoncer au recouvrement a posteriori de droits à l'importation sur des produits dérivés du thon en provenance d'El Salvador. Le Tribunal a jugé que l'erreur commise par les autorités compétentes n'était pas « raisonnablement décelable » au sens de l'article 220, paragraphe 2, sous b), du code des douanes communautaire, et que la procédure de consultation prévue à l'article 872 bis du règlement d'application n'avait pas été respectée, ce qui excluait l'application de l'article 236. Cet arrêt précise les conditions strictes de la remise de droits à l'importation et l'importance du droit à une bonne administration dans les procédures douanières.
15 décembre 2016
Cet arrêt du Tribunal de l'UE rejette le recours de l'association TestBioTech et d'autres parties contre la Commission européenne, qui avait refusé de réexaminer l'autorisation de mise sur le marché du soja génétiquement modifié MON 87701 x MON 89788. Le Tribunal confirme que la Commission n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation ni violé son obligation de motivation en considérant que les éléments nouveaux présentés par les requérants ne remettaient pas en cause la sécurité de l'OGM. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt précise les limites du contrôle juridictionnel sur les décisions de la Commission en matière d'OGM et le niveau de preuve requis pour obtenir un réexamen interne.
15 décembre 2016
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme l'annulation de la marque tridimensionnelle de forme de tablette de chocolat de Mondelez (ex-Cadbury) pour défaut de caractère distinctif. Il précise les conditions strictes de preuve du caractère distinctif acquis par l'usage pour les marques de forme, notamment l'exigence de démontrer que le consommateur perçoit la forme comme une indication d'origine et non comme un simple élément de présentation du produit.
15 décembre 2016
Le Tribunal de l'Union européenne, dans son arrêt du 15 décembre 2016 (affaire T-177/13), a rejeté le recours de TestBioTech et autres contre la Commission européenne, qui avait refusé de réexaminer l'autorisation de mise sur le marché du soja génétiquement modifié MON 87701 x MON 89788. Le Tribunal a jugé que la Commission n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation ni violé son obligation de motivation en considérant que les éléments nouveaux présentés par les requérants ne remettaient pas en cause la validité de l'évaluation initiale des risques. Cette décision confirme la marge d'appréciation de la Commission dans l'évaluation des demandes de réexamen interne des autorisations d'OGM.
15 décembre 2016
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Mondelez UK Holdings & Services contre la décision de l'EUIPO annulant la marque tridimensionnelle de Nestlé représentant la forme d'une tablette de chocolat à quatre barres. Il a confirmé que cette forme était dépourvue de caractère distinctif intrinsèque et que la preuve du caractère distinctif acquis par l'usage n'était pas suffisamment établie pour l'ensemble de l'Union. Cet arrêt précise les conditions strictes de validité des marques tridimensionnelles et la charge de la preuve du caractère distinctif acquis.
15 décembre 2016