1 095textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2016.
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Avec texte intégral
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi de Raffinerie Heide GmbH contre la décision de la Commission européenne refusant d'inscrire certaines installations sur la liste allemande des bénéficiaires de quotas d'émission gratuits pour la période 2013-2020. L'arrêt précise que la Commission n'a pas excédé ses compétences d'exécution en interprétant strictement la notion de "difficultés excessives" prévue à l'article 10 bis de la directive 2003/87/CE, et que les États membres ne peuvent pas unilatéralement élargir cette notion dans leurs mesures nationales d'exécution. Cette décision confirme le contrôle rigoureux de la Commission sur l'allocation gratuite des quotas dans le cadre du système d'échange de quotas d'émission (SEQE).
13 septembre 2016
La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi d'Arctic Paper Mochenwangen GmbH contre la décision de la Commission européenne refusant l'inscription de certaines installations allemandes sur la liste des bénéficiaires de quotas d'émission gratuits. L'arrêt précise que la Commission n'a pas outrepassé ses compétences d'exécution en interprétant strictement la notion de « difficultés excessives » prévue par la directive 2003/87/CE, et confirme que cette disposition ne permet pas aux États membres d'accorder des dérogations unilatérales aux règles harmonisées d'allocation.
13 septembre 2016
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 13 septembre 2016 (affaire T-695/13) oppose l'ENAC à l'INEA au sujet d'un concours financier pour une étude de développement intermodal de l'aéroport de Bergame-Orio al Serio. Le Tribunal annule la décision de l'INEA qui avait réduit le montant du concours en excluant certains coûts, jugeant que l'Agence a commis une erreur de droit et n'a pas suffisamment motivé sa décision. Cette décision rappelle l'importance pour les autorités nationales de gestion des fonds européens de respecter strictement les règles d'éligibilité des coûts et l'obligation de motivation des actes administratifs.
13 septembre 2016
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de l'Agence exécutive pour l’innovation et les réseaux (INEA) réduisant le concours financier accordé à l'ENAC pour une étude sur l'aéroport de Bergame-Orio al Serio, au motif que l'Agence avait commis une erreur de droit dans l'appréciation des coûts éligibles. L'arrêt précise les conditions de détermination du montant final d'une subvention dans le cadre des projets de réseaux transeuropéens, en rappelant que l'autorité de financement ne peut exclure des coûts sans une motivation suffisante et sans respecter les critères d'éligibilité prévus par la décision d'octroi. Cette décision est utile pour les praticiens français confrontés à des contentieux sur le financement de projets européens, notamment en matière de transport et d'énergie.
13 septembre 2016
Dans l'arrêt Rendón Marín (C-165/14), la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union, notamment l'article 20 TFUE, s'oppose à ce qu'un État membre refuse un titre de séjour à un ressortissant d'un État tiers, parent ayant la garde exclusive d'enfants citoyens de l'Union, en raison de ses antécédents pénaux, si ce refus a pour effet de contraindre ces enfants à quitter le territoire de l'Union. Cette décision impose aux autorités nationales de procéder à un examen individualisé et proportionné de la situation, en mettant en balance les antécédents pénaux du parent avec le droit fondamental des enfants à mener une vie familiale normale au sein de l'Union.
13 septembre 2016
La Cour rejette le pourvoi de Romonta GmbH contre le refus de la Commission d’inclure ses installations dans la liste allemande des bénéficiaires de quotas gratuits, faute de base juridique dans la directive 2003/87/CE pour une clause de « difficultés excessives ». Elle confirme que la Commission n’a pas excédé ses compétences d’exécution en adoptant la décision 2011/278/UE, laquelle ne prévoit pas de dérogation pour les installations confrontées à des coûts disproportionnés. Cette ordonnance précise ainsi les limites du pouvoir discrétionnaire de la Commission dans l’allocation transitoire de quotas gratuits.
13 septembre 2016
La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi de Raffinerie Heide GmbH contre le refus de la Commission d'inscrire certaines installations allemandes sur la liste des bénéficiaires de quotas d'émission gratuits pour la période 2013-2020. L'arrêt précise que la Commission ne dispose pas du pouvoir d'appréciation nécessaire pour appliquer une clause de « difficultés excessives » non prévue par la directive 2003/87/CE et la décision 2011/278/UE. Cette décision confirme que les États membres ne peuvent pas invoquer de telles clauses pour contourner les règles harmonisées d'allocation des quotas.
13 septembre 2016
La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt CS (C-304/14), précise que l'article 20 TFUE s'oppose à l'éloignement d'un ressortissant d'État tiers, parent d'un enfant citoyen de l'Union, lorsque cet éloignement priverait l'enfant de la jouissance effective de l'essentiel de ses droits de citoyen. Cette protection s'applique même en cas de condamnations pénales du parent, à condition que la décision d'éloignement soit disproportionnée au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant et du droit au respect de la vie familiale.
13 septembre 2016
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) précise que le droit de l'Union, notamment les articles 20 et 21 TFUE, s'oppose à la législation d'un État membre qui refuse automatiquement un titre de séjour à un ressortissant d'un pays tiers, parent ayant la garde exclusive d'enfants citoyens de l'Union, en raison de ses antécédents pénaux, lorsque ce refus priverait les enfants de la jouissance effective de l'essentiel de leurs droits conférés par leur statut de citoyen de l'Union en les contraignant à quitter le territoire de l'Union. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt impose une appréciation concrète et proportionnée de la menace pour l'ordre public, en tenant compte de la situation familiale et de l'intérêt supérieur de l'enfant, et ne permet pas un refus de séjour fondé sur une simple automaticité légale.
13 septembre 2016
La Cour de justice de l'Union européenne, réunie en grande chambre, a jugé que l'article 20 TFUE s'oppose à l'éloignement d'un ressortissant d'un État tiers, parent d'un enfant citoyen de l'Union, même en cas de condamnations pénales, lorsque cet éloignement contraindrait l'enfant à quitter le territoire de l'Union. Cette décision précise que le droit de séjour dérivé du parent ne peut être limité que par une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public, appréciée au cas par cas, et non par une simple automaticité liée à des antécédents pénaux.
13 septembre 2016
L'arrêt du Tribunal de l'UE annule, pour erreur d'appréciation, les mesures de gel des fonds imposées à la société Tri Ocean Energy par le Conseil dans le cadre des sanctions contre la Syrie. Le Tribunal considère que le Conseil n'a pas suffisamment établi que la société apportait un soutien matériel au régime syrien, faute d'éléments concrets et précis. Cette décision rappelle l'exigence d'une base factuelle solide pour justifier l'inscription sur les listes de sanctions, renforçant ainsi le contrôle juridictionnel sur ces mesures restrictives.
9 septembre 2016
Le Tribunal de l'Union européenne annule, dans cette affaire, les mesures de gel des fonds imposées à la société Tri Ocean Energy par le Conseil. Il estime que le Conseil a commis une erreur d'appréciation en se fondant sur des éléments insuffisants pour justifier l'inscription de la requérante sur la liste des personnes et entités visées par les mesures restrictives contre la Syrie. Cet arrêt rappelle l'exigence d'une base factuelle solide pour l'adoption de telles mesures en matière de politique étrangère et de sécurité commune.
9 septembre 2016
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé les mesures de gel de fonds imposées à M. Farahat, estimant que le Conseil n'avait pas suffisamment démontré son implication dans la répression violente en Syrie. Cette décision rappelle que les mesures restrictives en matière de PESC doivent reposer sur une base factuelle solide et non sur de simples allégations, renforçant ainsi le contrôle juridictionnel sur les droits de la défense et le droit de propriété.
9 septembre 2016
L'arrêt du Tribunal de l'UE annule, pour erreur d'appréciation, les mesures de gel des fonds imposées à la société Tri-Ocean Trading par le Conseil dans le cadre des restrictions contre la Syrie. Le Tribunal juge que le Conseil n'a pas suffisamment établi que la société apportait un soutien matériel au régime syrien, les éléments de preuve étant insuffisants pour justifier son inscription sur la liste des personnes et entités visées. Cette décision rappelle l'exigence d'une base factuelle solide pour maintenir des mesures restrictives individuelles en droit de l'UE.
9 septembre 2016
Le Tribunal de l'Union européenne annule, dans cette affaire, les décisions de gel de fonds imposées à la société Tri-Ocean Trading au motif que le Conseil n'a pas rapporté la preuve suffisante de son implication dans le contournement des mesures restrictives visant la Syrie. L'arrêt rappelle que le simple fait d'exercer une activité dans un secteur économique sensible ne suffit pas à justifier l'inscription sur une liste de sanctions, et que l'autorité compétente doit démontrer une erreur d'appréciation manifeste pour maintenir les mesures.
9 septembre 2016
8 septembre 2016
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule en partie la décision de la Commission concernant des accords conclus entre le laboratoire Lundbeck et des fabricants de génériques pour le citalopram. Le Tribunal précise les conditions dans lesquelles un accord de règlement de brevets peut constituer une restriction de concurrence "par objet", en soulignant que l'existence d'un brevet ne fait pas automatiquement obstacle à la qualification de concurrence potentielle. Cette décision est essentielle pour les praticiens du droit de la concurrence et de la propriété intellectuelle, car elle affine l'analyse des accords "pay-for-delay" dans le secteur pharmaceutique.
8 septembre 2016
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme la validité de l'utilisation d'enregistrements secrets de conversations téléphoniques comme preuve dans une procédure de concurrence, dès lors que leur obtention n'est pas contraire au droit de l'Union. Il précise également les conditions d'appréciation de la capacité contributive d'une entreprise pour réduire une amende. Enfin, il rappelle l'étendue du contrôle de pleine juridiction du juge européen sur les sanctions infligées par la Commission.
8 septembre 2016
Cet arrêt du Tribunal de l'UE clarifie la notion de restriction de concurrence par objet dans le cadre d'accords de règlement de litiges de brevets entre un laboratoire princeps et un fabricant de génériques. Il précise que de tels accords peuvent constituer une restriction par objet lorsqu'ils incluent un transfert de valeur significatif du titulaire du brevet vers le génériqueur en échange du report de son entrée sur le marché, et ce même en présence de brevets potentiellement valides. La décision confirme également l'approche de la Commission sur la qualification d'infraction unique et continue dans le secteur pharmaceutique.
8 septembre 2016
Le Tribunal de l'Union européenne confirme la qualification d'entente anticoncurrentielle par objet pour des accords de règlement de brevets conclus entre le laboratoire Lundbeck et des fabricants de génériques, visant à retarder l'entrée sur le marché du citalopram. L'arrêt précise que de tels accords, combinant un transfert de valeur du titulaire du brevet vers le génériqueur et une limitation de l'entrée de ce dernier sur le marché, constituent une restriction de concurrence par objet au sens de l'article 101, § 1, TFUE, même en présence de brevets potentiellement valides. Pour le praticien français, cette décision confirme la ligne répressive de la Commission européenne contre les accords « pay-for-delay » dans le secteur pharmaceutique, en écartant l'argument de la protection légitime des droits de propriété intellectuelle comme justification automatique.
8 septembre 2016