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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

1 095textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2016.

1 095

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Avec texte intégral

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Jurisprudence UE

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Autres

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En vigueurAbrogé
Jurisprudence UEAnnée 2016Effacer tout
Arrêt CJUE62014CC0577

Conclusions de l'avocat général M. M. Campos Sánchez-Bordona, présentées le 19 juillet 2016.#Brandconcern BV contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) et Scooters India Ltd.#Pourvoi – Marque de l’Union européenne – Règlement (CE) no 207/2009 – Article 51, paragraphe 2 – Marque verbale LAMBRETTA – Usage sérieux de la marque – Demande en déchéance – Déclaration partielle de déchéance – Communication no 2/12 du président de l’EUIPO – Limitation dans le temps d’un arrêt de la Cour.#Affaire C-577/14 P.

Les conclusions de l'avocat général dans l'affaire Brandconcern/EUIPO portent sur l'interprétation de l'article 51, paragraphe 2, du règlement (CE) n° 207/2009 relatif à la marque de l'Union européenne, concernant la preuve de l'usage sérieux d'une marque dans le cadre d'une demande en déchéance. L'avocat général examine notamment la validité de la Communication n° 2/12 du président de l'EUIPO, qui impose des conditions de preuve, et aborde la question de la limitation dans le temps des effets d'un arrêt de la Cour. Pour le praticien français, cet avis clarifie les exigences probatoires en matière d'usage sérieux et les limites du pouvoir de l'EUIPO en la matière.

19 juillet 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CJ0526

Jurisprudence CJUE — 62014CJ0526

19 juillet 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CJ0455

Jurisprudence CJUE — 62014CJ0455

19 juillet 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014TA0742

Affaire T-742/14: Arrêt du Tribunal du 19 juillet 2016 — Alpha Calcit/EUIPO — Materis Paints Italia (CALCILITE) [«Marque de l’Union européenne — Procédure de nullité — Marque de l’Union européenne figurative CALCILITE — Marque de l’Union européenne verbale antérieure Calcilit — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Similitude des produits — Article 8, paragraphe 1, sous b), et article 53, paragraphe 1, sous a), du règlement (CE) n° 207/2009 — Public pertinent — Public commun aux produits en cause»]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Alpha Calcit contre la décision de l'EUIPO annulant sa marque figurative CALCILITE pour des produits de construction. Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec la marque verbale antérieure Calcilit, en raison de la similitude visuelle et phonétique des signes et de l'identité ou de la similarité des produits destinés à un public commun de professionnels. Cet arrêt rappelle l'importance d'une appréciation globale du risque de confusion, incluant la comparaison des produits et du public pertinent, même en présence de légères différences visuelles.

19 juillet 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0526

Affaire C-526/14: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 19 juillet 2016 (demande de décision préjudicielle de l’Ustavno sodišče Republike Slovenije — Slovénie) — Tadej Kotnik e.a./Državni zbor Republike Slovenije (Renvoi préjudiciel — Validité et interprétation de la communication de la Commission concernant le secteur bancaire — Interprétation des directives 2001/24/CE et 2012/30/UE — Aides d’État aux banques dans le contexte de la crise financière — Répartition des charges — Liquidation des fonds propres des actionnaires, des titres hybrides et des titres de créance subordonnés — Principe de protection de la confiance légitime — Droit de propriété — Protection des intérêts des associés et des tiers — Assainissement et liquidation des établissements de crédit)

La Cour de justice de l'Union européenne, dans l'arrêt Kotnik (C-526/14), valide la communication de la Commission de 2013 sur le secteur bancaire, qui impose, comme condition préalable à l'octroi d'aides d'État, une répartition des charges impliquant la liquidation des actionnaires et des créanciers subordonnés avant tout sauvetage public. Elle juge que cette exigence ne viole ni le droit de propriété, ni la protection de la confiance légitime, ni les directives sur le droit des sociétés ou la liquidation des banques, dès lors qu'elle s'inscrit dans le cadre du contrôle des aides d'État et ne constitue pas une mesure obligatoire en soi. Pour le praticien français, cet arrêt confirme la légalité des "bail-in" imposés par la Commission dans le cadre de la discipline des aides d'État, renforçant ainsi la marge de manœuvre des autorités nationales pour imposer des pertes aux actionnaires et créanciers subordonnés dans le cadre de restructurations bancaires.

19 juillet 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014TA0266

Affaire T-266/14: Arrêt du Tribunal du 18 juillet 2016 — Argus Security Projects/Commission («Marchés publics de services — Prestation de services de sécurité dans le cadre de la mission d’assistance de l’Union pour une gestion intégrée des frontières en Libye — Rejet de l’offre d’un soumissionnaire et attribution du marché à un autre soumissionnaire — Obligation de motivation»)

Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours d'Argus Security Projects contre la décision de la Commission de rejeter son offre et d'attribuer un marché de services de sécurité en Libye à un concurrent. L'arrêt précise l'étendue de l'obligation de motivation des institutions dans les marchés publics, en rappelant que la Commission n'est pas tenue de communiquer spontanément les caractéristiques et avantages de l'offre retenue.

18 juillet 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62012TB0072

Affaire T-72/12: Ordonnance du Tribunal du 18 juillet 2016 — Bank Mellat/Conseil («Politique étrangère et de sécurité commune — Mesures restrictives prises à l’encontre de l’Iran dans le but d’empêcher la prolifération nucléaire — Gel des fonds — Annulation des actes attaqués — Non-lieu à statuer»)

Le Tribunal de l'Union européenne a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le recours de Bank Mellat, car les actes du Conseil imposant le gel de ses fonds dans le cadre des mesures restrictives contre l'Iran avaient été annulés ou remplacés. Cette ordonnance clôt la procédure sans se prononcer sur le fond, le requérant n'ayant plus d'intérêt à agir.

18 juillet 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014TJ0266

Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 18 juillet 2016.#Argus Security Projects Ltd contre Commission européenne.#Marchés publics de services – Prestation de services de sécurité dans le cadre de la mission d’assistance de l’Union pour une gestion intégrée des frontières en Libye – Rejet de l’offre d’un soumissionnaire et attribution du marché à un autre soumissionnaire – Obligation de motivation.#Affaire T-266/14.

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Argus Security Projects Ltd contre la décision de la Commission européenne de rejeter son offre et d'attribuer un marché public de services de sécurité en Libye à un autre soumissionnaire. L'arrêt précise l'étendue de l'obligation de motivation qui incombe au pouvoir adjudicateur, notamment en ce qui concerne les caractéristiques et avantages relatifs de l'offre retenue. Pour un professionnel du droit français, cette décision rappelle que le contrôle du juge de l'Union sur le respect de cette obligation n'implique pas une motivation exhaustive, mais doit permettre au soumissionnaire évincé de comprendre les raisons du rejet de son offre.

18 juillet 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62009TA0146(01)

Affaire T-146/09 RENV: Arrêt du Tribunal du 14 juillet 2016 — Parker Hannifin Manufacturing et Parker-Hannifin/Commission («Concurrence — Ententes — Marché européen des tuyaux marins — Accords de fixation des prix, partage de marchés et échanges d’informations commercialement sensibles — Imputabilité du comportement infractionnel — Principe de continuité économique — Principe de responsabilité personnelle — Amendes — Circonstances aggravantes — Rôle de meneur — Plafond de 10 % — Pleine juridiction»)

Le Tribunal de l'Union européenne, dans son arrêt du 14 juillet 2016, annule partiellement la décision de la Commission infligeant une amende à Parker Hannifin Manufacturing et Parker-Hannifin pour leur participation à une entente sur le marché des tuyaux marins. Il précise les conditions d'imputabilité du comportement infractionnel à une société mère, en rappelant le principe de responsabilité personnelle et en limitant la portée du principe de continuité économique. Enfin, il exerce sa pleine juridiction pour réduire le montant de l'amende, notamment en raison d'une erreur dans la qualification du rôle de meneur.

14 juillet 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0458

Affaires jointes C-458/14 et C-67/15: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 14 juillet 2016 (demandes de décision préjudicielle du Tribunale Amministrativo Regionale per la Lombardia, Tribunale Amministrativo Regionale per la Sardegna — Italie) — Promoimpresa srl (C-458/14)/Consorzio dei comuni della Sponda Bresciana del Lago di Garda e del Lago di Idro, Regione Lombardia et Mario Melis e.a. (C-67/15)/Comune di Loiri Porto San Paolo, Provincia di Olbia Tempio (Renvoi préjudiciel — Marchés publics et liberté d’établissement — Article 49 TFUE — Directive 2006/123/CE — Article 12 — Concessions de biens du domaine maritime, lacustre et fluvial ayant un intérêt économique — Prorogation automatique — Absence de procédure d’appel d’offres)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la prorogation automatique des concessions portant sur des biens du domaine public maritime, lacustre et fluvial ayant un intérêt économique, sans mise en concurrence préalable, est contraire à l'article 49 TFUE et à l'article 12 de la directive 2006/123/CE (directive services). Cet arrêt impose aux États membres, dont la France, de soumettre l'octroi de ces concessions à une procédure de sélection transparente et non discriminatoire entre les candidats potentiels, afin de garantir la liberté d'établissement.

14 juillet 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62012TJ0143

Arrêt du Tribunal (huitième chambre) du 14 juillet 2016.#République fédérale d'Allemagne contre Commission européenne.#Aides d’État – Domaine postal – Financement des surcoûts salariaux et sociaux concernant une partie du personnel de Deutsche Post au moyen de subventions et de recettes dégagées par la rémunération des services à tarifs réglementés – Décision déclarant l’aide incompatible avec le marché intérieur – Notion d’avantage – Arrêt “Combus” – Démonstration de l’existence d’un avantage économique et sélectif – Absence.#Affaire T-143/12.

L'arrêt du Tribunal de l'UE annule la décision de la Commission concernant des aides d'État présumées accordées par l'Allemagne à Deutsche Post. Le Tribunal juge que la Commission n'a pas démontré l'existence d'un avantage économique et sélectif, en application des principes de l'arrêt "Combus", notamment en ne prouvant pas que les surcoûts salariaux et sociaux couverts par des subventions et recettes tarifaires excédaient ceux d'un opérateur privé en économie de marché. Cette décision précise les conditions de preuve requises pour qualifier une mesure d'aide d'État dans le secteur postal.

14 juillet 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0406

Affaire C-406/14: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 14 juillet 2016 (demande de décision préjudicielle du Wojewódzki Sąd Administracyjny w Warszawie — Pologne) — Wrocław — Miasto na prawach powiatu/Minister Infrastruktury i Rozwoju (Renvoi préjudiciel — Directive 2004/18/CE — Marchés publics de travaux — Régularité de l’obligation imposée aux soumissionnaires de réaliser un certain pourcentage du marché sans recourir à la sous-traitance — Règlement (CE) n° 1083/2006 — Dispositions générales sur le Fonds européen de développement régional, le Fonds social européen et le Fonds de cohésion — Obligation pour les États membres de procéder à une correction financière en rapport avec les irrégularités détectées — Notion d’«irrégularité» — Nécessité d’une correction financière en cas de méconnaissance du droit de l’Union en matière de passation de marchés publics)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'obligation imposée aux soumissionnaires de réaliser un certain pourcentage du marché sans recourir à la sous-traitance est contraire à la directive 2004/18/CE relative aux marchés publics de travaux. Cette exigence constitue une restriction injustifiée à la libre prestation de services et à la liberté d'établissement. En conséquence, une telle violation du droit de l'Union en matière de passation de marchés publics doit être qualifiée d'« irrégularité » au sens du règlement (CE) n° 1083/2006, justifiant une correction financière par l'État membre concerné.

14 juillet 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014TJ0099

Arrêt du Tribunal (septième chambre) du 14 juillet 2016.#Alesa Srl contre Commission européenne.#Marchés publics de services – Procédure d’appel d’offres – Prestation de services d’assistance technique aux autorités chinoises pour les besoins du projet “Urbanisation durable – Lien entre les éco-villes d’Europe et de Chine (EC‑LINK)” – Procédure négociée – Article 266, paragraphe 1, du règlement délégué (UE) nº 1268/2012 – Transparence – Égalité de traitement – Responsabilité non contractuelle.#Affaire T-99/14.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les obligations de transparence et d'égalité de traitement dans le cadre d'une procédure négociée de marché public de services, en application de l'article 266, paragraphe 1, du règlement délégué n° 1268/2012. Il statue sur le rejet de l'offre d'Alesa Srl pour le projet EC-LINK, confirmant la légalité de la décision de la Commission et rejetant la demande en responsabilité non contractuelle.

14 juillet 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CJ0458

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 14 juillet 2016.#Promoimpresa Srl contre Consorzio dei comuni della Sponda Bresciana del Lago di Garda e del Lago di Idro et Regione Lombardia et Mario Melis e.a. contre Comune di Loiri Porto San Paolo et Provincia di Olbia Tempio.#Demandes de décision préjudicielle, introduites par le Tribunale amministrativo regionale per la Lombardia et par le Tribunale amministrativo regionale per la Sardegna.#Renvoi préjudiciel – Marchés publics et liberté d’établissement – Article 49 TFUE – Directive 2006/123/CE – Article 12 – Concessions de biens du domaine maritime, lacustre et fluvial ayant un intérêt économique – Prorogation automatique – Absence de procédure d’appel d’offres.#Affaires jointes C-458/14 et C-67/15.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) juge que la prorogation automatique des concessions de biens du domaine public maritime, lacustre et fluvial ayant un intérêt économique, sans mise en concurrence préalable, est contraire à l'article 49 TFUE (liberté d'établissement) et à l'article 12 de la directive 2006/123/CE (directive services). Pour un professionnel du droit français, cette décision impose de soumettre ces concessions à une procédure de sélection transparente et non discriminatoire, remettant en cause les pratiques de prorogation tacite ou automatique prévues par le droit national.

14 juillet 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014FO0056(01)

Ordonnance du Tribunal de la fonction publique (deuxième chambre) du 14 juillet 2016.#Dolores Dominguez Perez contre Commission européenne.#Fonction publique – Pensions – Article 11, paragraphe 2, de l’annexe VIII du statut – Droits à pension acquis, avant l’entrée au service de l’Union, au titre d’un régime national de pensions – Transfert vers le régime de pensions de l’Union – Proposition de bonification d’annuités, acceptée par l’intéressé, basée sur de nouvelles dispositions générales d’exécution – Acte ne faisant pas grief – Sécurité juridique – Confiance légitime – Égalité de traitement – Article 81 du règlement de procédure.#Affaire F-56/14.

Cette ordonnance du Tribunal de la fonction publique de l'Union européenne rejette comme irrecevable le recours de Mme Dominguez Perez contre la Commission européenne. La requérante contestait la proposition de bonification d'annuités pour le transfert de ses droits à pension nationaux vers le régime de l'Union, mais le Tribunal a jugé que cette proposition, acceptée par l'intéressée, ne constituait pas un acte faisant grief. L'ordonnance précise ainsi les conditions de recevabilité des recours en matière de transfert de droits à pension des fonctionnaires européens.

14 juillet 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014TA0099

Affaire T-99/14: Arrêt du Tribunal du 14 juillet 2016 — Alesa/Commission [«Marchés publics de services — Procédure d’appel d’offres — Prestation de services d’assistance technique aux autorités chinoises pour les besoins du projet “Urbanisation durable — Lien entre les éco-villes d’Europe et de Chine (EC-LINK)” — Procédure négociée — Article 266, paragraphe 1, du règlement délégué (UE) n° 1268/2012 — Transparence — Égalité de traitement — Responsabilité non contractuelle»]

Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission de ne pas attribuer un marché de services d'assistance technique à Alesa, estimant que la procédure négociée avait violé les principes de transparence et d'égalité de traitement prévus à l'article 266 du règlement délégué n° 1268/2012. L'arrêt précise les obligations de la Commission en matière de motivation et de communication des critères d'attribution lors d'une procédure négociée, et rejette la demande indemnitaire d'Alesa faute de lien de causalité direct entre la faute et le préjudice allégué.

14 juillet 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CJ0406

Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 14 juillet 2016.#Wrocław - Miasto na prawach powiatu contre Minister Infrastruktury i Rozwoju.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Wojewódzki Sąd Administracyjny w Warszawie.#Renvoi préjudiciel – Directive 2004/18/CE – Marchés publics de travaux – Régularité de l’obligation imposée aux soumissionnaires de réaliser un certain pourcentage du marché sans recourir à la sous-traitance – Règlement (CE) no 1083/2006 – Dispositions générales sur le Fonds européen de développement régional, le Fonds social européen et le Fonds de cohésion – Obligation pour les États membres de procéder à une correction financière en rapport avec les irrégularités détectées – Notion d’“irrégularité” – Nécessité d’une correction financière en cas de méconnaissance du droit de l’Union en matière de passation de marchés publics.#Affaire C-406/14.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'obligation imposée à un soumissionnaire de réaliser un certain pourcentage du marché sans recourir à la sous-traitance est contraire à la directive 2004/18/CE, car elle restreint la libre concurrence. Une telle clause constitue une "irrégularité" au sens du règlement (CE) n° 1083/2006, justifiant une correction financière par l'État membre, même si le marché a été exécuté. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt rappelle que les clauses imposant un quota minimal de réalisation directe par le titulaire sont prohibées et que leur violation expose à des sanctions financières sur les fonds européens.

14 juillet 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014TA0661

Affaire T-661/14: Arrêt du Tribunal du 14 juillet 2016 — Lettonie/Commission [«FEOGA, FEAGA et Feader — Dépenses exclues du financement — Correction financière forfaitaire — Conditionnalité — Exigences minimales pour les bonnes conditions agricoles et environnementales — Normes — Article 5, paragraphe 1, et annexe IV du règlement (CE) n° 1782/2003 — Article 6, paragraphe 1, et annexe III du règlement (CE) n° 73/2009»]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la Lettonie contre une correction financière forfaitaire de 10 % appliquée par la Commission européenne. Cette sanction concernait des dépenses du FEOGA, du FEAGA et du Feader, en raison de lacunes dans le contrôle de la conditionnalité des aides, notamment sur les exigences minimales pour les bonnes conditions agricoles et environnementales (BCAE). L'arrêt confirme que les États membres doivent assurer un système de contrôle efficace et proportionné pour éviter des corrections financières.

14 juillet 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014FB0056

Affaire F-56/14: Ordonnance du Tribunal de la fonction publique (2e chambre) du 14 juillet 2016 – Dominguez Perez/Commission (Fonction publique — Pensions — Article 11, paragraphe 2, de l’annexe VIII du statut — Droits à pension acquis, avant l’entrée au service de l’Union, au titre d’un régime national de pensions — Transfert vers le régime de pensions de l’Union — Proposition de bonification d’annuités, acceptée par l’intéressé, basée sur de nouvelles dispositions générales d’exécution — Acte ne faisant pas grief — Sécurité juridique — Confiance légitime — Égalité de traitement — Article 81 du règlement de procédure)

Cette ordonnance du Tribunal de la fonction publique de l'UE rejette comme irrecevable le recours d'un fonctionnaire contestant la proposition de bonification d'annuités pour le transfert de ses droits à pension nationaux vers le régime de l'Union, au motif que cette proposition, bien qu'acceptée, ne constitue pas un acte faisant grief. Le Tribunal rappelle que seul l'acte de reconnaissance des droits à pension, pris ultérieurement par l'APN, est susceptible de recours, et écarte les moyens tirés de la violation de la sécurité juridique, de la confiance légitime et de l'égalité de traitement.

14 juillet 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62012TA0143

Affaire T-143/12: Arrêt du Tribunal du 14 juillet 2016 — Allemagne/Commission («Aides d’État — Domaine postal — Financement des surcoûts salariaux et sociaux concernant une partie du personnel de Deutsche Post au moyen de subventions et de recettes dégagées par la rémunération des services à tarifs réglementés — Décision déclarant l’aide incompatible avec le marché intérieur — Notion d’avantage — Arrêt “Combus” — Démonstration de l’existence d’un avantage économique et sélectif — Absence»)

Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission concernant les aides d'État accordées à Deutsche Post, estimant que la Commission n'avait pas démontré l'existence d'un avantage économique et sélectif. L'arrêt précise les conditions de preuve requises pour qualifier une mesure d'aide d'État, en s'appuyant notamment sur la jurisprudence "Combus". Pour un professionnel du droit français, cette décision rappelle l'importance de démontrer rigoureusement l'avantage conféré à une entreprise publique par rapport à ses concurrents dans le secteur postal.

14 juillet 2016

Détail →
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