1 095textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2016.
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Total documents
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Avec texte intégral
275 256
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) juge que la prorogation automatique des concessions de biens du domaine public maritime, lacustre et fluvial ayant un intérêt économique, sans mise en concurrence préalable, est contraire à l'article 49 TFUE (liberté d'établissement) et à l'article 12 de la directive 2006/123/CE (directive services). Pour un professionnel du droit français, cette décision impose de soumettre ces concessions à une procédure de sélection transparente et non discriminatoire, remettant en cause les pratiques de prorogation tacite ou automatique prévues par le droit national.
14 juillet 2016
14 juillet 2016
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours de Grandi Navi Veloci contre la décision de la Commission européenne relative à une aide d'État dans le secteur du transport maritime. L'ordonnance précise les conditions de recevabilité des recours en annulation introduits par des concurrents contre des décisions de la Commission en matière d'aides d'État. Cette décision rappelle l'importance pour un requérant de démontrer un intérêt direct et individuel à agir, conformément à l'article 263 TFUE.
12 juillet 2016
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la Commission visant à obtenir le remboursement de participations financières versées à Thales développement et coopération dans le cadre de contrats de recherche sur les piles à combustible, au motif que l'action était prescrite en application du règlement n° 2988/95. L'arrêt précise les règles de prescription applicables aux actions en nullité pour dol et en répétition de l'indu fondées sur une clause compromissoire, en écartant l'application des droits nationaux français et belge au profit du droit de l'Union. Cette décision est importante pour les praticiens car elle clarifie le régime de prescription des actions de la Commission en matière de contrats de recherche et développement technologique.
12 juillet 2016
Le Tribunal de l'Union européenne a jugé irrecevable le recours en annulation introduit par M. Yanukovych contre les mesures restrictives (gel des fonds) prises par le Conseil en raison de la situation en Ukraine, en raison du décès du requérant. Toutefois, le Tribunal a également estimé que le recours était manifestement fondé sur le fond, faute pour le Conseil d'avoir apporté la preuve du bien-fondé de l'inscription de l'intéressé sur la liste des personnes visées. Cette ordonnance illustre les exigences probatoires strictes imposées au Conseil pour justifier l'inscription d'une personne sur une liste de gel de fonds dans le cadre de la PESC.
12 juillet 2016
La CJUE confirme la nullité pour dol de contrats conclus entre la Commission et Thales dans le cadre des programmes-cadres de recherche, en raison de fausses déclarations de la société sur sa capacité à développer des piles à combustible. Cette nullité entraîne l'obligation de rembourser les participations financières de l'Union, sans que la prescription prévue par le règlement n° 2988/95 ne soit applicable en raison de la nature contractuelle du litige. L'arrêt précise également les règles de prescription et d'intérêts applicables selon les droits français et belge.
12 juillet 2016
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-82/14, Copernicus-Trademarks/EUIPO - Maquet "LUCEO") précise les conditions de la nullité d'une marque de l'UE pour mauvaise foi (article 52, §1, b) du règlement n° 207/2009). Il confirme que la mauvaise foi s'apprécie au regard de l'intention du déposant lors du dépôt, laquelle peut être déduite d'indices objectifs, et non de la simple connaissance de l'usage antérieur par un tiers. Pour le praticien français, cet arrêt rappelle l'importance de démontrer une intention frauduleuse ou déloyale spécifique pour obtenir l'annulation d'une marque pour ce motif.
7 juillet 2016
La Cour de justice de l’Union européenne a jugé que, dans le cadre d’une publicité pour un véhicule automobile, le prix de vente « toutes taxes comprises » doit inclure tous les coûts inévitables et prévisibles pour le consommateur, tels que les frais de transfert du véhicule. Cette décision précise l’interprétation des directives 98/6/CE (indication des prix) et 2005/29/CE (pratiques commerciales déloyales), imposant une transparence totale sur le prix final dès l’offre publicitaire. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt renforce l’obligation d’afficher un prix global incluant l’ensemble des frais obligatoires, sous peine de pratique commerciale trompeuse.
7 juillet 2016
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de l’EUIPO qui avait déclaré nulle la marque verbale « LUCEO » pour mauvaise foi lors du dépôt. Il a jugé que la simple connaissance de l’existence d’un signe antérieur similaire utilisé par un tiers ne suffit pas à caractériser la mauvaise foi au sens de l’article 52, §1, b) du règlement n° 207/2009. Cet arrêt précise les conditions de preuve de la mauvaise foi, exigeant un faisceau d’indices objectifs démontrant une intention frauduleuse ou déloyale du déposant.
7 juillet 2016
Cet arrêt de la CJUE précise que l'obligation de payer des redevances en vertu d'un accord de licence de brevet non exclusif n'est pas contraire à l'article 101 TFUE, même si le brevet n'a pas été contrefait ou est invalide. La Cour juge qu'une telle clause ne restreint pas la concurrence par objet ou par effet, dès lors qu'elle constitue la contrepartie de l'accès à la technologie et à la liberté d'exploitation accordée au licencié.
7 juillet 2016
Dans l'affaire C-476/14, la Cour de justice de l'Union européenne interprète les notions d'"offre" et de "prix toutes taxes comprises" au sens des directives 98/6/CE et 2005/29/CE. Elle juge que le prix de vente d'un véhicule automobile annoncé dans une publicité doit inclure tous les coûts supplémentaires obligatoires, tels que les frais de transfert du véhicule, pour ne pas induire le consommateur en erreur. Cette décision précise les obligations des professionnels en matière de transparence des prix dans la publicité.
7 juillet 2016
L'avocat général Bot conclut que la Cour doit rejeter le pourvoi de DTS contre l'arrêt du Tribunal confirmant la compatibilité du régime d'aides d'État en faveur de la radiodiffusion publique espagnole (RTVE), financé par une taxe sur les opérateurs de télévision payante. Il estime que le Tribunal n'a pas commis d'erreur de droit en jugeant que le mode de financement de l'aide, via cette taxe, n'était pas indissociable du régime d'aides et ne constituait pas une aide d'État en soi. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt confirme que la simple existence d'un lien d'affectation contraignant entre une taxe et une aide ne suffit pas à rendre le financement indissociable de l'aide, et que la Commission n'a pas à examiner la taxe si elle n'affecte pas directement le montant de la compensation de service public.
7 juillet 2016
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise que l'obligation contractuelle de payer des redevances dans le cadre d'un accord de licence de brevet non exclusif, même en l'absence de contrefaçon, n'est pas, en soi, contraire à l'article 101 TFUE. La Cour juge qu'une telle clause ne restreint pas la concurrence par objet, dès lors que le preneur de licence conserve la liberté de contester la validité du brevet et de résilier le contrat.
7 juillet 2016
La Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) a jugé que le droit de l'Union, en particulier l'article 267 TFUE, s'oppose à une règle nationale qui entraîne le dessaisissement automatique d'un juge national pour avoir exprimé un avis provisoire sur le cadre factuel et juridique dans une demande de décision préjudicielle. Une telle règle compromet l'effectivité du mécanisme de renvoi préjudiciel en dissuadant les juges nationaux de saisir la Cour. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt consacre la primauté du droit de l'Union sur les règles de procédure nationales qui pourraient entraver la coopération judiciaire avec la CJUE.
5 juillet 2016
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 5 juillet 2016 (affaire T-518/13) confirme la nullité de la marque verbale MACCOFFEE pour les boissons, en raison d'un risque de profit indu tiré de la renommée de la famille de marques McDONALD'S. Il précise que l'existence d'une famille de marques antérieures renommées, comme celles de McDonald's, peut être invoquée pour étendre la protection au titre de l'article 8, paragraphe 5, du règlement sur la marque de l'UE, même en l'absence de similitude directe entre les produits.
5 juillet 2016
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise que le droit de l'Union, notamment l'article 267 TFUE, s'oppose à une règle nationale qui dessaisit un juge pénal pour avoir exprimé un avis provisoire sur le cadre factuel et juridique dans sa demande préjudicielle. Une telle règle porterait atteinte à l'effectivité du renvoi préjudiciel et au droit à un procès équitable garanti par la Charte des droits fondamentaux.
5 juillet 2016
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme l'annulation de la marque verbale « MACCOFFEE » pour les boissons, en raison de l'atteinte à la renommée de la famille de marques « McDONALD’S ». Il précise que le préfixe « MAC » peut évoquer cette famille et que l'usage de la marque contestée tire indûment profit du caractère distinctif et de la renommée de la marque antérieure, au sens de l'article 8, paragraphe 5, du règlement sur la marque de l'UE.
5 juillet 2016
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission européenne attribuant le marché "TESTA-ng" à un autre soumissionnaire, donnant raison à Orange Business Belgium. L'arrêt précise que la Commission a violé les principes de transparence et d'égalité de traitement en modifiant les critères d'attribution en cours de procédure et en n'expliquant pas suffisamment les raisons du rejet de l'offre d'Orange. Cette décision rappelle aux acheteurs publics l'obligation de respecter strictement les règles de passation des marchés publics, notamment en matière de motivation et de non-discrimination.
4 juillet 2016
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-349/13) du 4 juillet 2016, relatif au marché public TESTA-ng, précise les obligations de transparence et d'égalité de traitement dans les procédures d'appel d'offres de l'UE. Il rappelle que la Commission doit motiver de manière suffisante le rejet d'une offre et l'attribution du marché, notamment en ce qui concerne les critères d'évaluation technique et financière. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme que le pouvoir adjudicateur ne peut se contenter d'une motivation stéréotypée et doit fournir des explications concrètes sur les raisons pour lesquelles une offre a été jugée non conforme ou moins avantageuse.
4 juillet 2016
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule le gel des fonds imposé à CW dans le cadre des mesures restrictives visant la Tunisie, en raison d'une erreur de fait et d'une violation du principe de proportionnalité. Il précise que le Conseil ne peut maintenir une inscription sur la base de motifs insuffisants ou erronés, même après une annulation antérieure, et rappelle les exigences strictes de preuve et de motivation pour justifier une atteinte au droit de propriété. La portée de cette décision pour le praticien français est de souligner le contrôle juridictionnel rigoureux des motifs de fond des mesures restrictives individuelles en PESC.
30 juin 2016