Droit européen — EUR-Lex
9 695textes du droit de l'Union européenne — 2016.
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165 048Par année
Règlement (UE) 2016/876 (version consolidée)
2 juin 2016
Règlement (UE) 2012/923
2 juin 2016
Jurisprudence CJUE — 62014CJ0233
2 juin 2016
Acte préparatoire — 52016SC0127R(01)
2 juin 2016
Acte préparatoire — 52016SC0184
2 juin 2016
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 2 juin 2016.#Commission européenne contre République portugaise.#Manquement d’État – Transport aérien – Règlement (CEE) nº 95/93 – Attribution des créneaux horaires dans les aéroports de l’Union européenne – Article 4, paragraphe 2 – Indépendance du coordonnateur – Notion de “partie intéressée” – Entité gestionnaire d’aéroport – Séparation fonctionnelle – Système de financement.#Affaire C-205/14.
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné le Portugal pour manquement au règlement n° 95/93, constatant que l'entité gestionnaire de l'aéroport de Lisbonne, en tant que "partie intéressée", ne pouvait pas exercer les fonctions de coordonnateur des créneaux horaires sans violer l'exigence d'indépendance. L'arrêt précise que la simple séparation fonctionnelle au sein d'une même entité est insuffisante et impose une séparation structurelle, notamment via un système de financement distinct, pour garantir l'impartialité du coordonnateur. Cette décision renforce les obligations des États membres en matière de gouvernance aéroportuaire et de prévention des conflits d'intérêts.
2 juin 2016
Jurisprudence CJUE — 62014CJ0226
2 juin 2016
Jurisprudence CJUE — 62014CJ0252
2 juin 2016
Jurisprudence CJUE — 62014CJ0355
2 juin 2016
Jurisprudence CJUE — 62014CJ0438
2 juin 2016
Proposition de DÉCISION DU CONSEIL relative à la position à adopter au nom de l’Union européenne, au sein du Comité mixte de l’EEE, au sujet d'une modification du protocole 31 de l’accord EEE concernant la coopération dans des secteurs particuliers en dehors des quatre libertés (ligne budgétaire 33 02 03 01 - Droit des sociétés)
Cette proposition de décision du Conseil vise à étendre aux États de l’AELE membres de l’EEE (Islande, Liechtenstein, Norvège) la participation à la ligne budgétaire européenne relative au droit des sociétés (33 02 03 01). Elle modifie le protocole 31 de l’accord EEE pour inclure ces pays dans la coopération sur ce secteur spécifique, en dehors des quatre libertés fondamentales. Pour un professionnel du droit français, cela signifie que les actions et financements de l’UE en matière de droit des sociétés pourront être ouverts aux partenaires EEE, harmonisant ainsi leur implication dans ce domaine.
2 juin 2016
Arrêt du Tribunal (septième chambre) du 2 juin 2016 (Extraits).#HX contre Conseil de l'Union européenne.#Politique étrangère et de sécurité commune – Mesures restrictives prises à l’encontre de la Syrie – Gel des fonds – Adaptation des conclusions – Erreur d’appréciation.#Affaire T-723/14.
Le Tribunal de l'UE annule partiellement le gel des fonds imposé à HX par le Conseil, faute pour ce dernier d'avoir démontré, par des éléments suffisamment concrets, le lien entre la personne concernée et le régime syrien. L'arrêt précise que le simple statut d'homme d'affaires influent ne suffit pas à justifier l'inscription sur la liste des mesures restrictives, et rappelle l'obligation pour le Conseil de procéder à une évaluation individualisée des faits. Cette décision confirme l'exigence d'un contrôle juridictionnel strict des motifs invoqués dans le cadre de la PESC.
2 juin 2016
Arrêt du Tribunal (juge unique) du 2 juin 2016.#Revolution LLC contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Demande de marque de l’Union européenne verbale REVOLUTION – Marque constituée d’un slogan publicitaire – Motif absolu de refus – Absence de caractère distinctif – Article 7, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) nº 207/2009.#Affaire T-654/14.
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 2 juin 2016 (affaire T-654/14) précise les critères d'appréciation du caractère distinctif d'une marque verbale constituée d'un slogan publicitaire, en l'espèce "REVOLUTION". Il confirme que le simple fait qu'un slogan soit perçu comme une formule promotionnelle ou incitative ne suffit pas à lui refuser la protection, à condition qu'il soit susceptible d'être perçu par le public pertinent comme une indication de l'origine commerciale des produits ou services. La décision rappelle que l'absence de caractère distinctif au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009 doit être appréciée in concreto, et non en raison de la seule nature du signe.
2 juin 2016
Arrêt du Tribunal (neuvième chambre) du 2 juin 2016.#Staywell Hospitality Group Pty Ltd et Sheraton International IP LLC contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Procédure d’opposition – Demande de marque de l’Union européenne figurative PARK REGIS – Marque de l’Union européenne figurative antérieure ST. REGIS – Refus partiel d’enregistrement – Article 64, paragraphe 1, du règlement nº 207/2009 – Risque de confusion – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement nº 207/2009.#Affaires jointes T-510/14 et T-536/14.
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme le refus partiel d'enregistrement de la marque figurative PARK REGIS en raison d'un risque de confusion avec la marque antérieure ST. REGIS pour des services hôteliers. Il précise que la similitude visuelle et conceptuelle entre les signes, combinée à la renommée de la marque antérieure, suffit à établir ce risque, même en l'absence de similitude phonétique directe. Cette décision rappelle l'importance d'une appréciation globale des similitudes dans le cadre de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009.
2 juin 2016
Affaire T-723/14: Arrêt du Tribunal du 2 juin 2016 – HX/Conseil («Politique étrangère et de sécurité commune — Mesures restrictives prises à l’encontre de la Syrie — Gel des fonds — Adaptation des conclusions — Erreur d’appréciation»)
Le Tribunal de l'Union européenne, dans l'affaire T-723/14, a annulé les mesures de gel des fonds imposées à HX par le Conseil, au motif que l'inscription de ce requérant sur les listes de personnes visées par des mesures restrictives à l'encontre de la Syrie était entachée d'une erreur d'appréciation. Cette décision rappelle que, dans le cadre de la PESC, le juge de l'Union exerce un contrôle entier sur le bien-fondé des motifs retenus par le Conseil, exigeant des preuves concrètes et individualisées pour justifier le maintien de telles mesures. Pour le praticien français, cet arrêt confirme la nécessité d'une motivation rigoureuse et d'une preuve solide de l'implication des personnes dans le régime syrien pour valider le gel de leurs avoirs.
2 juin 2016
Affaire T-654/14: Arrêt du Tribunal du 2 juin 2016 – Revolution/EUIPO (REVOLUTION) [«Marque de l’Union européenne — Demande de marque de l’Union européenne verbale REVOLUTION — Marque constituée d’un slogan publicitaire — Motif absolu de refus — Absence de caractère distinctif — Article 7, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009»]
L'arrêt du Tribunal de l'Union européenne du 2 juin 2016 (affaire T-654/14, *Revolution/EUIPO*) confirme le refus d'enregistrement de la marque verbale « REVOLUTION » pour des boissons, en raison de son absence de caractère distinctif au sens de l'article 7, § 1, b) du règlement n° 207/2009. Le Tribunal juge que ce terme, perçu comme un slogan publicitaire vantant le caractère innovant ou révolutionnaire du produit, ne permet pas au consommateur d'identifier l'origine commerciale des boissons concernées. Cette décision rappelle que les signes promotionnels ou laudatifs ne peuvent être enregistrés comme marques que s'ils présentent un caractère distinctif intrinsèque, au-delà de leur simple fonction publicitaire.
2 juin 2016
Affaires jointes T-510/14 et T-536/14: Arrêt du Tribunal du 2 juin 2016 – Staywell Hospitality Group et Sheraton International IP/EUIPO – Sheraton International IP et Staywell Hospitality Group (PARK REGIS) [«Marque de l’Union européenne — Procédure d’opposition — Demande de marque de l’Union européenne figurative PARK REGIS — Marque de l’Union européenne figurative antérieure ST. REGIS — Refus partiel d’enregistrement — Article 64, paragraphe 1, du règlement n° 207/2009 — Risque de confusion — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009»]
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté les recours formés contre les décisions de l'EUIPO concernant un risque de confusion entre les marques figuratives "PARK REGIS" et "ST. REGIS" pour des services hôteliers. Il confirme que la similitude visuelle et conceptuelle entre les signes, combinée à l'identité des services, crée un risque de confusion pour le public pertinent. Cette décision rappelle l'importance d'une appréciation globale des similitudes, y compris la présence d'un élément commun ("REGIS") renforçant l'association avec une même origine commerciale.
2 juin 2016
Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 2 juin 2016.#ROZ-ŚWIT Zakład Produkcyjno-Handlowo-Usługowy Henryk Ciurko, Adam Pawłowski spółka jawna contre Dyrektor Izby Celnej we Wrocławiu.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Wojewódzki Sąd Administracyjny we Wrocławiu.#Renvoi préjudiciel – Droits d’accise – Directive 2003/96/CE – Taux d’accise différenciés pour carburants et combustibles – Condition d’application du taux pour combustibles – Dépôt d’un relevé mensuel de déclarations selon lesquelles les produits achetés sont destinés à des fins de chauffage – Application du taux d’accise prévu pour les carburants en cas d’absence de dépôt de ce relevé – Principe de proportionnalité.#Affaire C-418/14.
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation polonaise imposant l'application du taux d'accise des carburants aux huiles minérales destinées au chauffage, en cas de non-dépôt d'un relevé mensuel de déclarations, est disproportionnée. Cette exigence formelle ne permet pas au contribuable de prouver par d'autres moyens la destination réelle des produits pour bénéficier du taux réduit des combustibles. L'arrêt précise donc les limites du principe de proportionnalité dans le contrôle des conditions d'application des taux différenciés d'accise prévus par la directive 2003/96/CE.
2 juin 2016
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 2 juin 2016.#Dr. Falk Pharma GmbH contre DAK-Gesundheit.#Demande de décision préjudicielle, introduite par l'Oberlandesgericht Düsseldorf.#Renvoi préjudiciel – Marchés publics – Directive 2004/18/CE – Article 1er, paragraphe 2, sous a) – Notion de “marché public” – Système d’acquisition de biens consistant à admettre en tant que fournisseur tout opérateur économique qui remplit les conditions préalablement fixées – Fourniture de médicaments remboursables dans le cadre d’un régime général de sécurité sociale – Accords conclus entre une caisse d’assurance maladie et tous les fournisseurs de médicaments basés sur un principe actif donné qui acceptent de consentir une remise sur le prix de vente, à un taux prédéterminé – Législation prévoyant, en principe, la substitution d’un médicament remboursable commercialisé par un opérateur n’ayant pas conclu un tel accord par un médicament de même type commercialisé par un opérateur ayant conclu un tel accord.#Affaire C-410/14.
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'un système d'acquisition de médicaments par lequel une caisse d'assurance maladie conclut des accords de remise avec tout fournisseur acceptant des conditions prédéterminées, sans sélection concurrentielle, ne constitue pas un "marché public" au sens de la directive 2004/18/CE. En effet, l'absence de mise en concurrence et la possibilité pour tout opérateur remplissant les conditions d'être admis excluent la qualification de contrat à titre onéreux passé avec un pouvoir adjudicateur. Cette décision clarifie la portée de la notion de marché public pour les professionnels du droit français, notamment dans le secteur de la santé.
2 juin 2016
Affaire C-438/14: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 2 juin 2016 (demande de décision préjudicielle du Amtsgericht Karlsruhe — Allemagne) — Nabiel Peter Bogendorff von Wolffersdorff/Standesamt der Stadt Karlsruhe, Zentraler Juristischer Dienst der Stadt Karlsruhe, (Renvoi préjudiciel — Citoyenneté de l’Union — Article 21 TFUE — Liberté de circuler et de séjourner dans les États membres — Loi d’un État membre portant abolition des privilèges et interdiction de décerner de nouveaux titres de noblesse — Nom patronymique d’une personne majeure, ressortissante dudit État, obtenu lors d’un séjour habituel dans un autre État membre, dont cette personne a également la nationalité — Nom comportant des éléments nobiliaires — Résidence dans le premier État membre — Refus par les autorités du premier État membre d’inscrire au registre de l’état civil le nom acquis dans le second État membre — Justification — Ordre public — Incompatibilité avec des principes essentiels du droit allemand)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le refus des autorités allemandes d'inscrire le nom patronymique d'un ressortissant allemand, acquis lors de son séjour habituel au Royaume-Uni et contenant des éléments nobiliaires, constitue une restriction à la liberté de circulation et de séjour (article 21 TFUE). Ce refus, fondé sur l'ordre public allemand prohibant les titres de noblesse, n'est pas justifié car il ne répond pas à une menace réelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société. En conséquence, l'Allemagne doit reconnaître le nom tel qu'acquis dans un autre État membre, même s'il contrevient à ses principes constitutionnels internes.
2 juin 2016