Droit européen — EUR-Lex

9 695textes du droit de l'Union européenne — 2016.

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Communication52016XC0407(01)

Extrait d’une mesure de liquidation conformément à l’article 9 de la directive 2001/24/CE du Parlement européen et du Conseil concernant l’assainissement et la liquidation des établissements de crédit

Cette communication, publiée au Journal officiel de l'Union européenne, constitue un extrait d'une mesure de liquidation prise par les autorités compétentes d'un État membre à l'encontre d'un établissement de crédit. Elle est publiée en application de l'article 9 de la directive 2001/24/CE, qui impose la publicité de ces mesures dans toute l'Union pour garantir leur opposabilité aux tiers, notamment aux créanciers et aux autres parties intéressées. Pour un professionnel du droit français, ce texte a une portée pratique essentielle car il permet de prendre connaissance des décisions de liquidation étrangères affectant des créances ou des garanties situées en France.

7 avril 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CB0534

Affaire C-534/14: Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 7 avril 2016 (demande de décision préjudicielle du Tribunale di Bergamo — Italie) — procédure pénale contre Andrea Gaiti, Sidi Amidou Billa, Joseph Arasomwan, Giuseppe Carissimi, Sahabou Songne (Renvoi préjudiciel — Article 99 du règlement de procédure de la Cour — Questions préjudicielles identiques — Articles 49 TFUE et 56 TFUE — Liberté d’établissement — Libre prestation de services — Jeux de hasard — Réglementation nationale — Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances — Nouvel appel d’offres — Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes — Cession à titre gratuit de l’usage des biens matériels et immatériels détenus en propriété et constituant le réseau de gestion et de collecte du jeu — Restriction — Raisons impérieuses d’intérêt général — Proportionnalité)

La Cour de justice de l'Union européenne, dans cette ordonnance, a jugé que la réglementation italienne relative aux jeux de hasard, qui prévoyait un alignement temporel des échéances des concessions et un nouvel appel d'offres avec des durées plus courtes, ne constitue pas une restriction disproportionnée à la liberté d'établissement et à la libre prestation de services (articles 49 et 56 TFUE). Cette mesure, justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, est considérée comme proportionnée. Pour un professionnel du droit français, cette décision confirme la marge d'appréciation des États membres pour réorganiser leur système de concessions de jeux, sous réserve de respecter le principe de proportionnalité.

7 avril 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CJ0315

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 7 avril 2016.#Marchon Germany GmbH contre Yvonne Karaszkiewicz.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Bundesgerichtshof.#Renvoi préjudiciel – Agents commerciaux indépendants – Directive 86/653/CEE – Article 17, paragraphe 2 – Indemnité de clientèle – Conditions d’octroi – Apport de nouveaux clients – Notion de ‘nouveaux clients’ – Clients du commettant achetant pour la première fois les marchandises dont l’écoulement a été confié à l’agent commercial.#Affaire C-315/14.

La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de "nouveaux clients" au sens de l'article 17, paragraphe 2, de la directive 86/653/CEE, ouvrant droit à l'indemnité de clientèle pour l'agent commercial. Elle juge que cette notion inclut les clients du commettant qui, bien que déjà connus de ce dernier, achètent pour la première fois les marchandises spécifiques dont l'écoulement a été confié à l'agent. Ainsi, l'apport de ces clients par l'agent peut fonder son droit à indemnité, même s'ils n'étaient pas totalement inconnus du commettant.

7 avril 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CJ0460

Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 7 avril 2016.#Johannes Evert Antonius Massar contre DAS Nederlandse Rechtsbijstand Verzekeringsmaatschappij NV.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Hoge Raad der Nederlanden.#Renvoi préjudiciel – Assurance-protection juridique – Directive 87/344/CEE – Article 4, paragraphe 1 – Libre choix de l’avocat par le preneur d’assurance – Procédure judiciaire ou administrative – Notion – Autorisation accordée par un organisme public à un employeur en vue de la résiliation d’un contrat de travail.#Affaire C-460/14.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la notion de « procédure judiciaire ou administrative » au sens de l'article 4, paragraphe 1, de la directive 87/344/CEE inclut une procédure d'autorisation préalable de licenciement devant un organisme public, telle que celle prévue par le droit néerlandais. Par conséquent, le preneur d'assurance bénéficie du libre choix de son avocat dans le cadre de cette procédure, l'assureur ne pouvant imposer son propre conseil. Cet arrêt précise la portée du droit au libre choix de l'avocat en matière d'assurance protection juridique, au-delà des seules procédures contentieuses.

7 avril 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CJ0483

Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 7 avril 2016.#KA Finanz AG contre Sparkassen Versicherung AG Vienna Insurance Group.#Demande de décision préjudicielle, introduite par l'Oberster Gerichtshof.#Renvoi préjudiciel – Convention de Rome – Loi applicable – Fusion transfrontalière – Directive 78/855/CEE – Directive 2005/56/CE – Fusion par absorption – Protection des créanciers – Transfert de l’ensemble du patrimoine actif et passif de la société absorbée à la société absorbante.#Affaire C-483/14.

Cet arrêt de la CJUE précise que, dans le cadre d'une fusion transfrontalière par absorption, la loi applicable à la protection des créanciers de la société absorbée est déterminée par la Convention de Rome (loi du contrat) et non par la loi de la société absorbante. La Cour juge que le transfert universel du patrimoine n'affecte pas l'obligation de la société absorbante de respecter les droits contractuels des créanciers tels que régis par la loi initialement applicable au contrat.

7 avril 2016

Détail →
Ordonnance CJUE62014CO0433

Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 7 avril 2016.#Procédure pénale contre Domenico Rosa.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunale di Bari.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Questions préjudicielles identiques – Articles 49 TFUE et 56 TFUE – Liberté d’établissement – Libre prestation de services – Jeux de hasard – Réglementation nationale – Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances – Nouvel appel d’offres – Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes – Cession à titre gratuit de l’usage des biens matériels et immatériels détenus en propriété et constituant le réseau de gestion et de collecte du jeu – Restriction – Raisons impérieuses d’intérêt général – Proportionnalité.#Affaire C-433/14.

La Cour a jugé que la réglementation italienne imposant un alignement temporel des échéances des concessions de jeux de hasard, via un nouvel appel d'offres avec des durées plus courtes et une cession gratuite des biens du réseau, constitue une restriction à la liberté d'établissement et à la libre prestation de services. Cette restriction peut être justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, à condition qu'elle soit proportionnée et qu'elle réponde effectivement à un objectif de lutte contre la criminalité et de protection des consommateurs.

7 avril 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CB0433

Affaire C-433/14: Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 7 avril 2016 (demande de décision préjudicielle du Tribunale di Bari — Italie) — procédure pénale contre Domenico Rosa (Renvoi préjudiciel — Article 99 du règlement de procédure de la Cour — Questions préjudicielles identiques — Articles 49 TFUE et 56 TFUE — Liberté d’établissement — Libre prestation de services — Jeux de hasard — Réglementation nationale — Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances — Nouvel appel d’offres — Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes — Cession à titre gratuit de l’usage des biens matériels et immatériels détenus en propriété et constituant le réseau de gestion et de collecte du jeu — Restriction — Raisons impérieuses d’intérêt général — Proportionnalité)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation italienne réorganisant le système de concessions de jeux de hasard, notamment en alignant les échéances et en imposant la cession gratuite des biens d'exploitation, constitue une restriction à la liberté d'établissement et à la libre prestation de services (articles 49 et 56 TFUE). Cette restriction peut être justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, à condition qu'elle soit proportionnée et qu'elle n'excède pas ce qui est nécessaire pour atteindre les objectifs légitimes poursuivis. Pour un professionnel du droit français, cette ordonnance précise les limites des réformes nationales des marchés de jeux face aux libertés fondamentales du traité.

7 avril 2016

Détail →
Ordonnance CJUE62014CO0467

Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 7 avril 2016.#Procédure pénale contre Chiara Baldo.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunale di Bergamo.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Questions préjudicielles identiques – Articles 49 TFUE et 56 TFUE – Liberté d’établissement – Libre prestation de services – Jeux de hasard – Réglementation nationale – Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances – Nouvel appel d’offres – Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes – Cession à titre gratuit de l’usage des biens matériels et immatériels détenus en propriété et constituant le réseau de gestion et de collecte du jeu – Restriction – Raisons impérieuses d’intérêt général – Proportionnalité.#Affaire C-467/14.

Cette ordonnance de la CJUE, rendue dans le cadre d’une procédure pénale contre Chiara Baldo, précise que les articles 49 et 56 TFUE ne s’opposent pas à une réglementation nationale qui, lors de la réorganisation du système de concessions de jeux de hasard, prévoit un alignement temporel des échéances et une durée plus courte pour les nouvelles concessions, ainsi que l’obligation de céder à titre gratuit l’usage des biens du réseau de collecte. La Cour juge que ces mesures, bien que restrictives, peuvent être justifiées par des raisons impérieuses d’intérêt général, comme la lutte contre la criminalité et la protection des joueurs, à condition qu’elles soient proportionnées.

7 avril 2016

Détail →
Ordonnance CJUE62014CO0434

Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 7 avril 2016.#Procédure pénale contre Raffaele Mignone.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunale di Bari.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Questions préjudicielles identiques – Articles 49 TFUE et 56 TFUE – Liberté d’établissement – Libre prestation de services – Jeux de hasard – Réglementation nationale – Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances – Nouvel appel d’offres – Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes – Cession à titre gratuit de l’usage des biens matériels et immatériels détenus en propriété et constituant le réseau de gestion et de collecte du jeu – Restriction – Raisons impérieuses d’intérêt général – Proportionnalité.#Affaire C-434/14.

La Cour de justice de l'Union européenne, dans son ordonnance du 7 avril 2016 (affaire C-434/14, *Mignone*), a jugé que la réglementation italienne relative à la réorganisation du système de concessions de jeux de hasard, qui imposait un alignement temporel des échéances et une cession gratuite des biens du réseau, constitue une restriction à la liberté d'établissement et à la libre prestation de services (articles 49 et 56 TFUE). Cette restriction peut toutefois être justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, à condition d'être proportionnée, ce qu'il appartient à la juridiction nationale de vérifier.

7 avril 2016

Détail →
Arrêt CJUE62013CC0673

Arrêt CJUE — 62013CC0673

7 avril 2016

Détail →
Arrêt CJUE62014CC0455

Conclusions de l'avocat général M. N. Wahl, présentées le 7 avril 2016.#H contre Conseil de l'Union européenne e.a.#Pourvoi – Politique étrangère et de sécurité commune (PESC) – Décision 2009/906/PESC – Mission de police de l’Union européenne (MPUE) en Bosnie‑Herzégovine – Agent national détaché – Réaffectation dans un bureau régional de cette mission – Article 24, paragraphe 1, second alinéa, dernière phrase, TUE – Article 275, premier alinéa, TFUE – Recours en annulation et en indemnité – Compétence des juridictions de l’Union européenne – Articles 263, 268 et 340, deuxième alinéa, TFUE.#Affaire C-455/14 P.

L'avocat général propose à la Cour de rejeter le pourvoi formé par un agent national détaché contestant sa réaffectation au sein de la Mission de police de l'UE en Bosnie-Herzégovine. Il confirme que les juridictions de l'UE sont incompétentes pour connaître des recours en annulation et en indemnité relatifs à des actes de gestion de personnel relevant de la PESC, en application des limitations de compétence prévues aux articles 24 TUE et 275 TFUE.

7 avril 2016

Détail →
Ordonnance CJUE62014CO0474

Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 7 avril 2016.#Procédure pénale contre Cristiano Pontillo.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunale di Salerno.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Questions préjudicielles identiques – Articles 49 TFUE et 56 TFUE – Liberté d’établissement – Libre prestation de services – Jeux de hasard – Réglementation nationale – Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances – Nouvel appel d’offres – Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes – Cession à titre gratuit de l’usage des biens matériels et immatériels détenus en propriété et constituant le réseau de gestion et de collecte du jeu – Restriction – Raisons impérieuses d’intérêt général – Proportionnalité.#Affaire C-474/14.

Cette ordonnance de la CJUE, rendue dans le cadre d’une procédure pénale contre Cristiano Pontillo, clarifie que la réglementation italienne sur les jeux de hasard, qui impose un nouvel appel d’offres avec des concessions plus courtes et une cession gratuite des biens du réseau de jeu, constitue une restriction à la liberté d’établissement et à la libre prestation de services. La Cour juge que cette restriction n’est pas proportionnée aux objectifs d’intérêt général invoqués, faute de démontrer sa nécessité et sa cohérence. Pour un professionnel du droit français, cette décision réaffirme l’exigence de proportionnalité des mesures nationales restreignant les libertés fondamentales, notamment dans le secteur des jeux, et peut être invoquée pour contester des dispositions similaires en droit français.

7 avril 2016

Détail →
Règlement32013R0231R(03)

Règlement (UE) 2013/231

7 avril 2016

Détail →
Ordonnance CJUE62014CO0210

Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 7 avril 2016.#Procédure pénale contre Daniela Tomassi.#Demandes de décision préjudicielle, introduites par la Corte suprema di cassazione.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Questions préjudicielles identiques – Articles 49 TFUE et 56 TFUE – Liberté d’établissement – Libre prestation de services – Jeux de hasard – Réglementation nationale – Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances – Nouvel appel d’offres – Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes – Cession à titre gratuit de l’usage des biens matériels et immatériels détenus en propriété et constituant le réseau de gestion et de collecte du jeu – Restriction – Raisons impérieuses d’intérêt général – Proportionnalité.#Affaires jointes C-210/14 à C-214/14.

La Cour de justice de l'Union européenne, dans cette ordonnance, juge que la réglementation italienne imposant un alignement temporel des échéances des concessions de jeux de hasard, assorti d'une cession gratuite des biens du réseau de collecte, constitue une restriction à la liberté d'établissement et à la libre prestation de services. Cette restriction peut être justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, à condition qu'elle soit proportionnée à l'objectif de lutte contre la criminalité et de protection des joueurs. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt confirme que les États membres peuvent réorganiser leur système de concessions de jeux, mais sous le contrôle strict du principe de proportionnalité au regard du droit de l'Union.

7 avril 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CJ0546

Jurisprudence CJUE — 62014CJ0546

7 avril 2016

Détail →
Ordonnance CJUE62014CO0495

Ordonnance de la Cour (neuvième chambre) du 7 avril 2016.#Antonio Tita e.a. contre Ministero della Giustizia e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunale regionale di giustizia amministrativa di Trento.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Directive 89/665/CEE – Marchés publics – Législation nationale – Frais d’accès à la justice administrative dans le domaine des marchés publics – Droit à un recours effectif – Frais dissuasifs – Contrôle juridictionnel des actes administratifs – Principes d’effectivité et d’équivalence.#Affaire C-495/14.

Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) précise que le droit de l'Union, notamment la directive 89/665/CEE et le principe d'effectivité, s'oppose à une législation nationale qui impose des frais d'accès à la justice administrative dans le domaine des marchés publics d'un montant tel qu'ils rendent excessivement difficile ou impossible l'exercice du droit à un recours effectif. Pour un professionnel du droit français, cette décision rappelle que les frais de justice, comme la contribution pour l'aide juridique, ne doivent pas avoir un caractère dissuasif qui porterait atteinte au contrôle juridictionnel effectif des décisions en matière de marchés publics.

7 avril 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CB0434

Affaire C-434/14: Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 7 avril 2016 (demande de décision préjudicielle du Tribunale di Bari — Italie) — procédure pénale contre Raffaele Mignone (Renvoi préjudiciel — Article 99 du règlement de procédure de la Cour — Questions préjudicielles identiques — Articles 49 TFUE et 56 TFUE — Liberté d’établissement — Libre prestation de services — Jeux de hasard — Réglementation nationale — Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances — Nouvel appel d’offres — Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes — Cession à titre gratuit de l’usage des biens matériels et immatériels détenus en propriété et constituant le réseau de gestion et de collecte du jeu — Restriction — Raisons impérieuses d’intérêt général — Proportionnalité)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation italienne relative à la réorganisation des concessions de jeux de hasard, qui imposait un alignement temporel des échéances et une cession gratuite des biens d'exploitation, constitue une restriction à la liberté d'établissement et à la libre prestation de services. Cette restriction n'est pas justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, faute de proportionnalité. Pour un professionnel du droit français, cette ordonnance confirme que les États membres doivent veiller à ce que les mesures de régulation des jeux de hasard respectent les principes de proportionnalité et de non-discrimination du droit de l'Union.

7 avril 2016

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0186

Affaires jointes C-186/14 P et C-193/14 P: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 7 avril 2016 — ArcelorMittal Tubular Products Ostrava a.s. e.a./Hubei Xinyegang Steel Co. Ltd, Conseil de l'Union européenne, Commission européenne et Conseil de l'Union européenne/République italienne e.a. (Pourvoi — Dumping — Règlement (CE) n° 384/96 — Article 3, paragraphes 5, 7 et 9 — Article 6, paragraphe 1 — Règlement (CE) n° 926/2009 — Importations de certains tubes et tuyaux sans soudure, en fer ou en acier, originaires de Chine — Droit antidumping définitif — Détermination de l’existence d’une menace de préjudice — Prise en compte de données postérieures à la période d’enquête)

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions dans lesquelles des données postérieures à la période d'enquête peuvent être prises en compte pour établir une menace de préjudice dans le cadre d'une procédure antidumping. La Cour confirme que l'institution peut, sous certaines conditions, utiliser ces données pour confirmer ou infirmer les tendances observées durant la période d'enquête, sans pour autant être tenue de rouvrir systématiquement l'enquête. Cette décision clarifie la marge d'appréciation des institutions européennes dans l'évaluation de la menace de préjudice, notamment en matière de preuve et de respect des droits de la défense.

7 avril 2016

Détail →
Ordonnance CJUE62014CO0534

Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 7 avril 2016.#Procédure pénale contre Andrea Gaiti e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunale di Bergamo.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Questions préjudicielles identiques – Articles 49 TFUE et 56 TFUE – Liberté d’établissement – Libre prestation de services – Jeux de hasard – Réglementation nationale – Réorganisation du système des concessions au moyen d’un alignement temporel des échéances – Nouvel appel d’offres – Concessions d’une durée inférieure à celle des concessions anciennes – Cession à titre gratuit de l’usage des biens matériels et immatériels détenus en propriété et constituant le réseau de gestion et de collecte du jeu – Restriction – Raisons impérieuses d’intérêt général – Proportionnalité.#Affaire C-534/14.

Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne, rendue sur renvoi préjudiciel du Tribunale di Bergamo, porte sur la compatibilité avec les libertés d'établissement et de prestation de services (articles 49 et 56 TFUE) d'une réglementation nationale italienne relative aux jeux de hasard. La Cour examine la légalité d'une réorganisation du système de concessions, impliquant un alignement temporel des échéances et un nouvel appel d'offres avec des concessions plus courtes, ainsi que l'obligation de céder gratuitement l'usage des biens du réseau de jeu. Elle conclut que de telles mesures, bien que restrictives, peuvent être justifiées par des raisons impérieuses d'intérêt général, sous réserve du respect du principe de proportionnalité.

7 avril 2016

Détail →
Accord (consolidé)01994A0103(01)-20160407

Accord sur l'Espace économique européen

7 avril 2016

Détail →