1 434textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2017.
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Avec texte intégral
275 210
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 821Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 504Versions consolidées des textes
28 358Propositions · Communications · Initiatives
82 739Accord international · PESC · Traité
22 930Budget · Avis · Résolution · Divers
163 020L'arrêt de la Cour (C-293/16) interprète l'article 3, paragraphe 2, de la directive 2008/69/CE, qui fixe le délai pour la réévaluation des produits phytopharmaceutiques par les États membres. En raison d'une divergence entre les versions linguistiques, la Cour précise que ce délai court à compter de la date d'expiration de l'inscription de la substance active à l'annexe I de la directive 91/414/CEE, et non à compter de la date d'adoption de la directive 2008/69. Cette décision clarifie les obligations des États membres dans la procédure de renouvellement des autorisations de mise sur le marché.
8 juin 2017
8 juin 2017
8 juin 2017
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'"usage sérieux" d'une marque individuelle, déposée par une association pour un signe (la fleur de coton) et concédée sous licence à ses membres. Elle juge que l'usage de la marque par les licenciés ne constitue un usage sérieux que s'il remplit la fonction essentielle d'indication d'origine, garantissant au consommateur que les produits proviennent d'une entreprise déterminée. L'usage comme simple label de qualité, sans lien avec une origine commerciale unique, ne suffit pas à maintenir les droits du titulaire.
8 juin 2017
L'arrêt Vinyls Italia (C-54/16) précise l'interprétation de l'article 13 du règlement (CE) n° 1346/2000 relatif aux procédures d'insolvabilité. Il juge que cet article, qui permet à un défendeur de s'opposer à une action révocatoire en démontrant que l'acte litigieux est inattaquable selon la loi de l'État membre qui le régit, ne peut être invoqué lorsque les parties ont choisi la loi d'un autre État membre alors que tous les éléments de la situation sont localisés dans l'État d'ouverture de la procédure. La Cour précise que l'article 3, paragraphe 3, du règlement Rome I (n° 593/2008) s'oppose à ce que ce choix de loi prive d'effet les dispositions impératives de la loi de l'État d'ouverture.
8 juin 2017
Dans l'arrêt Freitag (C-541/15), la CJUE interprète l'article 21 TFUE comme s'opposant à ce qu'un État membre refuse de reconnaître le nom patronymique acquis dans un autre État membre par un citoyen de l'Union possédant la double nationalité, au seul motif que ce nom n'a pas été acquis lors d'un séjour habituel dans cet État. La Cour précise que l'existence de procédures nationales alternatives pour obtenir la reconnaissance du nom ne justifie pas un tel refus, car cela entraverait la libre circulation des citoyens.
8 juin 2017
Dans l'affaire C-296/15, la Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'une réglementation nationale imposant à un hôpital de s'approvisionner prioritairement en médicaments dérivés du plasma national est contraire au droit de l'UE. Cette décision précise que de telles exigences violent le principe d'égalité de traitement et les règles de libre circulation des marchandises (articles 34 et 36 TFUE) dans le cadre des marchés publics de fournitures.
8 juin 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a déclaré irrecevable la demande de décision préjudicielle du Consiglio di Stato italien dans l'affaire Lg Costruzioni Srl, relative à l'interprétation de la directive 2004/18/CE sur les marchés publics de travaux. L'ordonnance précise que les questions posées sur l'évaluation des capacités techniques des opérateurs économiques et l'article 7 de la directive ne remplissaient pas les conditions de recevabilité, notamment en raison du défaut de précision suffisante du cadre factuel et juridique. Cette décision rappelle l'importance pour les juges nationaux de fournir un exposé complet des éléments de droit et de fait dans leurs renvois préjudiciels.
8 juin 2017
Cet arrêt de la CJUE du 8 juin 2017 (affaire C-580/15) précise que l'article 56 TFUE s'oppose à une législation belge qui réserve l'exonération fiscale des intérêts d'épargne aux seuls comptes ouverts auprès de banques établies en Belgique. Cette restriction constitue une discrimination indirecte injustifiée, car elle désavantage les résidents belges qui placent leur épargne dans des établissements établis dans d'autres États membres de l'UE/EEE.
8 juin 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Dextro Energy contestant le refus de la Commission d'inscrire certaines allégations de santé sur le glucose, malgré un avis favorable de l'EFSA. La Cour confirme que la Commission peut refuser une allégation scientifiquement fondée si elle est incompatible avec des principes nutritionnels généraux, notamment en encourageant une consommation excessive de sucres. Cet arrêt précise les limites du pouvoir discrétionnaire de la Commission dans l'appréciation des allégations de santé au-delà de leur simple validation scientifique.
8 juin 2017
8 juin 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation belge qui réserve une exonération fiscale aux intérêts payés par des banques remplissant certaines conditions légales, en pratique uniquement des banques établies en Belgique, constitue une restriction à la libre circulation des capitaux (article 56 TFUE). Cette discrimination indirecte est prohibée car elle désavantage les intérêts versés par des banques établies dans d'autres États membres, sans justification impérieuse d'intérêt général. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme que les avantages fiscaux nationaux ne peuvent être conditionnés à des critères que seuls les opérateurs locaux peuvent remplir.
8 juin 2017
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Groupe Léa Nature contre le refus d'enregistrement de sa marque figurative SO'BiO ētic, en raison d'un risque de confusion avec les marques verbales antérieures SO…? de Debonair Trading Internacional. L'arrêt confirme l'appréciation de l'EUIPO sur la similitude visuelle et phonétique des signes pour des produits cosmétiques et alimentaires, ainsi que l'absence de preuve suffisante d'atteinte à la renommée au sens de l'article 8, paragraphe 5, du règlement n° 207/2009. Cette décision rappelle l'importance d'une évaluation globale du risque de confusion, même pour des marques comportant des éléments descriptifs ou laudatifs.
8 juin 2017
L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne du 8 juin 2017 (affaire C-689/15) précise les conditions d'usage sérieux d'une marque individuelle, telle que le signe "fleur de coton", déposée par une association et concédée sous licence à ses membres. Il clarifie que la fonction essentielle d'indication d'origine de la marque n'est pas remplie lorsque le signe est utilisé principalement comme label de qualité ou de certification, sans permettre au consommateur de distinguer les produits du titulaire de la licence de ceux d'autres entreprises. En conséquence, un tel usage ne constitue pas un "usage sérieux" au sens du règlement (CE) n° 207/2009, exposant la marque à la déchéance.
8 juin 2017
L'arrêt du Tribunal de l'Union européenne du 7 juin 2017 dans l'affaire T-673/15, Guardian Europe/Union européenne, traite de la responsabilité non contractuelle de l'Union pour violation du délai raisonnable de jugement. Le Tribunal rejette la demande indemnitaire de Guardian Europe, estimant que la société n'a pas établi de lien de causalité direct entre la durée excessive de la procédure et les préjudices matériel et immatériel allégués. Cet arrêt précise les conditions strictes d'engagement de la responsabilité de l'Union en cas de dépassement du délai raisonnable, notamment l'exigence d'un préjudice réel et certain directement imputable au retard de jugement.
7 juin 2017
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision du Parlement européen de rejeter l'offre de Blaž Jamnik et Blaž dans le cadre d'un marché public de services pour la location de locaux à Ljubljana. L'arrêt précise que le pouvoir adjudicateur commet une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation lorsqu'il écarte une proposition sans avoir préalablement examiné les documents annexés qui en démontraient la conformité aux exigences du cahier des charges. Cette décision rappelle l'obligation pour les institutions européennes de procéder à un examen rigoureux et complet de toutes les pièces constitutives d'une offre avant de la rejeter.
7 juin 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule la décision du Parlement européen de rejeter une proposition dans le cadre d’une procédure négociée sans publication préalable pour la location de locaux à Ljubljana. Le Tribunal retient une erreur de droit et une erreur manifeste d’appréciation, le Parlement n’ayant pas examiné les documents annexés à la proposition avant de conclure à son caractère incomplet. Pour un professionnel du droit français, cette décision rappelle l’obligation stricte pour le pouvoir adjudicateur d’examiner l’intégralité des pièces d’une offre avant de la rejeter, même en procédure négociée.
7 juin 2017
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi formé par Holistic Innovation Institute contre une décision de la Commission européenne lui refusant la participation à un projet de recherche financé par le 7e programme-cadre. La Cour confirme que le refus de participation ne constitue pas un acte attaquable au sens de l'article 263 TFUE, faute d'effets juridiques contraignants pour la requérante. Cette décision rappelle les strictes conditions de recevabilité des recours en annulation et en responsabilité contre les actes préparatoires de la Commission dans le cadre des programmes-cadres de recherche.
7 juin 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'UE concerne une action en responsabilité non contractuelle introduite par Guardian Europe contre l'Union européenne. La société invoquait un préjudice matériel et immatériel résultant d'une durée excessive de procédure devant le Tribunal, en violation du délai raisonnable de jugement garanti par l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux. Le Tribunal rejette la demande, jugeant que la prescription est acquise pour une partie des préjudices et que le lien de causalité n'est pas établi pour les autres, notamment le manque à gagner allégué.
7 juin 2017
2 juin 2017