1 434textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2017.
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 821Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 504Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 739Accord international · PESC · Traité
22 930Budget · Avis · Résolution · Divers
163 02017 mai 2017
L'arrêt C-68/15 (X c. Ministerraad) interprète la directive mères-filiales en jugeant qu'une législation nationale, comme la « fairness tax » belge, qui impose une retenue à la source sur les dividendes distribués par une filiale à sa société mère, est contraire au droit de l'UE. La Cour précise que cette imposition constitue une entrave à la liberté d'établissement et à l'objectif d'élimination de la double imposition, même si elle vise à lutter contre des montages artificiels.
17 mai 2017
17 mai 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la contribution additionnelle de 3 % à l'impôt sur les sociétés française, prélevée sur les dividendes distribués par les filiales françaises à leur société mère européenne, est contraire à la directive 2011/96/UE. Cette contribution constitue une retenue à la source prohibée, car elle impose une charge fiscale supplémentaire sur les bénéfices distribués, ce qui va à l'encontre de l'objectif de suppression de la double imposition au sein de l'Union.
17 mai 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a annulé l'arrêt du Tribunal dans l'affaire EUIPO/Deluxe Entertainment, jugeant que le Tribunal avait commis une erreur de droit en considérant que l'EUIPO devait prendre en compte la pratique décisionnelle antérieure de l'Office pour apprécier le caractère distinctif d'une marque. La Cour rappelle que la légalité des décisions de l'EUIPO s'apprécie uniquement au regard du règlement sur la marque de l'Union européenne et non d'une pratique antérieure, chaque demande d'enregistrement devant être examinée de manière autonome et concrète.
17 mai 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le délai de recours en annulation contre une décision de la Commission commence à courir à compter de sa notification individuelle, et non de sa publication au Journal officiel. Elle a précisé qu'une simple rectification du format d'impression de l'annexe d'une décision déjà notifiée ne constitue pas une nouvelle notification ouvrant un nouveau délai de recours. Cette décision confirme la rigueur procédurale applicable aux recours des États membres contre les décisions de la Commission en matière de financement de la PAC.
17 mai 2017
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-337/16 P) précise que le délai de recours en annulation contre une décision de la Commission européenne court à compter de sa notification à l'État membre destinataire, et non de sa publication au Journal officiel. La Cour rejette le pourvoi du Portugal, confirmant que la rectification ultérieure du format d'impression de l'annexe de la décision ne constitue pas une nouvelle notification ouvrant un nouveau délai de recours.
17 mai 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le juge national doit pouvoir contrôler le respect de la condition de "pertinence vraisemblable" des informations demandées dans le cadre d'un échange d'informations fiscales entre États membres. Ce contrôle s'étend à la demande d'informations de l'autorité requérante, que le juge et le tiers destinataire de la demande doivent pouvoir consulter. Cet arrêt garantit le droit à un recours effectif du tiers sanctionné pour refus de répondre, en application de la Charte des droits fondamentaux.
16 mai 2017
16 mai 2017
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 16 mai 2017 (affaire T-85/15) confirme le rejet de l'opposition formée par le titulaire de la marque verbale antérieure "YONDELIS" contre l'enregistrement de la marque verbale "YLOELIS". Le Tribunal a jugé qu'il n'existait pas de risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009, en raison des différences visuelles et phonétiques entre les signes, malgré la similarité des produits pharmaceutiques visés.
16 mai 2017
L'arrêt Berlioz Investment Fund (C-682/15) précise l'étendue du contrôle juridictionnel sur les demandes d'informations fiscales entre États membres. La Cour juge que le juge national doit pouvoir vérifier si les informations demandées présentent une "pertinence vraisemblable" au sens de la directive 2011/16/UE, et que ce contrôle inclut l'accès à la demande initiale de l'autorité requérante. Cette décision garantit le droit à un recours effectif (article 47 de la Charte) pour le tiers destinataire d'une injonction de fournir des informations, même en l'absence de procédure judiciaire préalable dans l'État requérant.
16 mai 2017
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 16 mai 2017 précise les critères d'évaluation de l'importance d'un établissement de crédit dans le cadre du mécanisme de surveillance unique (MSU). Il confirme que la BCE dispose d'un large pouvoir d'appréciation pour décider d'exercer une surveillance directe, même si l'établissement ne remplit pas automatiquement les seuils quantitatifs d'importance. Cette décision clarifie la répartition des compétences entre la BCE et les autorités nationales, en soulignant que l'évaluation de l'importance ne se limite pas à des critères purement arithmétiques.
16 mai 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne du 16 mai 2017 (affaire T-480/15) rejette le recours d'Agria Polska et d'autres importateurs parallèles de produits phytopharmaceutiques contre la décision de la Commission européenne de classer leur plainte pour pratiques anticoncurrentielles. Le Tribunal confirme que la Commission peut légitimement rejeter une plainte pour défaut d'intérêt de l'Union, notamment lorsque les pratiques dénoncées (dépôts de plaintes abusifs par des producteurs auprès des autorités nationales) relèvent davantage du droit national et ont déjà fait l'objet de sanctions administratives et pénales. Il précise que l'assimilation de ces plaintes à des actions vexatoires ne suffit pas à établir une infraction au droit de la concurrence de l'Union, et que le droit à une protection juridictionnelle effective n'impose pas à la Commission d'instruire une affaire dépourvue d'intérêt pour le marché intérieur.
16 mai 2017
L'avis 2/15 de la CJUE, rendu en assemblée plénière, clarifie la répartition des compétences entre l'Union européenne et ses États membres pour la conclusion d'un accord de libre-échange dit de « nouvelle génération » avec Singapour. La Cour a jugé que l'UE dispose d'une compétence exclusive pour la quasi-totalité des domaines couverts par l'accord (comme le commerce des marchandises et des services, la propriété intellectuelle), à l'exception des investissements étrangers autres que directs et du règlement des différends entre investisseurs et États (ISDS), qui relèvent d'une compétence partagée. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt est fondamental car il délimite le périmètre de la politique commerciale commune (article 207 TFUE) et impose, pour les accords mixtes, la nécessité d'une ratification par les États membres, ce qui a des implications directes sur la procédure de conclusion et l'entrée en vigueur de futurs accords commerciaux de l'UE.
16 mai 2017
L'avis 2/15 de la CJUE, rendu en assemblée plénière, clarifie la répartition des compétences entre l'Union européenne et ses États membres pour la conclusion d'un accord de libre-échange "nouvelle génération" avec Singapour. La Cour a jugé que l'UE dispose d'une compétence exclusive pour la quasi-totalité des domaines couverts (marchandises, services, investissements directs, propriété intellectuelle, concurrence), à l'exception des investissements indirects (portefeuille) et du règlement des différends investisseurs-États, qui relèvent d'une compétence partagée. Pour un professionnel du droit français, cet avis délimite précisément les frontières de la politique commerciale commune (article 207 TFUE) et confirme que les accords mixtes ne sont plus nécessaires pour les aspects centraux du commerce et des investissements directs.
16 mai 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les critères d'évaluation de l'importance d'un établissement de crédit dans le cadre du mécanisme de surveillance unique (MSU). Il confirme que la Banque centrale européenne (BCE) dispose d'un large pouvoir d'appréciation pour décider d'exercer elle-même la surveillance directe, même si les seuils quantitatifs ne sont pas atteints. En pratique, cette décision limite la possibilité pour une banque de contester son classement comme "établissement important" et renforce le contrôle centralisé de la BCE.
16 mai 2017
16 mai 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne précise les conditions de protection d'une marque non enregistrée en droit de l'Union, notamment au regard de l'article 8, paragraphe 4, du règlement n° 207/2009. Il rappelle que pour obtenir l'annulation d'une marque de l'UE sur le fondement d'une marque non enregistrée, le demandeur doit démontrer que cette dernière est protégée par le droit national applicable et que son usage n'est pas seulement local. En l'espèce, le Tribunal a confirmé la nullité de la marque figurative "MORTON'S" au bénéfice des marques non enregistrées antérieures exploitées au Royaume-Uni.
15 mai 2017
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 15 mai 2017 (affaire T-223/15) précise les conditions d'application de l'article 8, paragraphe 4, du règlement (CE) n° 207/2009, relatif à l'opposition fondée sur une marque non enregistrée. Il confirme que pour obtenir l'annulation d'une marque de l'Union européenne sur ce fondement, le titulaire de la marque non enregistrée antérieure doit démontrer que celle-ci est protégée par le droit national applicable, et que ce droit lui confère le droit d'interdire l'usage d'une marque postérieure sur l'ensemble du territoire concerné. En l'espèce, le Tribunal a rejeté le recours de Morton's of Chicago, estimant que la preuve de l'acquisition d'un droit sur les signes non enregistrés invoqués n'était pas suffisamment rapportée pour le Royaume-Uni.
15 mai 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'UE porte sur le recouvrement d'une partie de la pension d'ancienneté d'un ancien député européen, M. Costa, en raison du cumul de cette pension avec une indemnité perçue pour ses fonctions de président d'une autorité portuaire italienne. Le Tribunal confirme la légalité de la suspension et du recouvrement opérés par le Parlement, en application de la règle anticumul prévue par le règlement interne, et rejette le moyen tiré de la violation de la confiance légitime.
12 mai 2017