Droit européen — EUR-Lex
1 434textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2017.
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165 043Par année
Conclusions de l'avocat général M. H. Saugmandsgaard Øe, présentées le 12 janvier 2017.
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne, statuant sur les conclusions de l'avocat général, clarifie les conditions dans lesquelles un juge national peut écarter une clause abusive dans un contrat de crédit à la consommation, même en l'absence de demande du consommateur. Il précise que le juge doit apprécier d'office le caractère abusif des clauses et peut substituer une disposition supplétive de droit national à la clause annulée, afin de préserver l'équilibre contractuel et l'effectivité de la directive 93/13/CEE. Cette décision renforce la protection du consommateur en imposant au juge national un rôle actif dans la lutte contre les clauses abusives.
12 janvier 2017
Affaire C-128/15: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 11 janvier 2017 — Royaume d'Espagne/Conseil de l'Union européenne (Recours en annulation — Pêche — Règlement (UE) n° 1380/2013 — Règlement (UE) n° 1367/2014 — Validité — Possibilités de pêche — Approche de précaution — Principe de stabilité relative des activités de pêche — Principe de proportionnalité — Principe d’égalité de traitement — Grenadier de roche et grenadier berglax)
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le recours en annulation de l'Espagne contre le règlement (UE) n° 1367/2014, qui fixait les possibilités de pêche pour le grenadier de roche et le grenadier berglax. La Cour a jugé que ce règlement, adopté dans le cadre de la politique commune de la pêche, respectait l'approche de précaution et les principes de stabilité relative, de proportionnalité et d'égalité de traitement. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt confirme la large marge d'appréciation du Conseil pour adapter les quotas de pêche en fonction des avis scientifiques, même en l'absence de données exhaustives, et précise les limites du contrôle juridictionnel en la matière.
11 janvier 2017
Jurisprudence CJUE — 62015CJ0491
11 janvier 2017
Jurisprudence CJUE — 62015CJ0289
11 janvier 2017
Arrêt du Tribunal (troisième chambre) du 11 janvier 2017.#Topps Europe Ltd contre Commission européenne.#Concurrence – Ententes – Abus de position dominante – Octroi de licences de droits de propriété intellectuelle relatifs à des objets à collectionner ayant un rapport avec le football – Décision de rejet d’une plainte – Accès au dossier – Article 8, paragraphe 1, du règlement (CE) no 773/2004 – Erreur manifeste d’appréciation – Marché pertinent – Licence exclusive – Monomarquisme – Prix excessifs.#Affaire T-699/14.
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Topps Europe Ltd contre la décision de la Commission de rejeter sa plainte pour pratiques anticoncurrentielles (entente et abus de position dominante) concernant les licences de droits de propriété intellectuelle sur des objets à collectionner liés au football. L'arrêt confirme que la Commission n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que les conditions d'accès au dossier et la définition du marché pertinent n'étaient pas remises en cause, et que les griefs relatifs aux licences exclusives, au monomarquisme et aux prix excessifs n'étaient pas fondés. Pour le professionnel du droit français, cette décision précise les limites du contrôle juridictionnel sur les décisions de rejet de plainte de la Commission en matière de concurrence, notamment sur l'appréciation des marchés pertinents et des pratiques de licence.
11 janvier 2017
Affaire T-699/14: Arrêt du Tribunal du 11 janvier 2017 — Topps Europe/Commission [«Concurrence — Ententes — Abus de position dominante — Octroi de licences de droits de propriété intellectuelle relatifs à des objets à collectionner ayant un rapport avec le football — Décision de rejet d’une plainte — Accès au dossier — Article 8, paragraphe 1, du règlement (CE) n° 773/2004 — Erreur manifeste d’appréciation — Marché pertinent — Licence exclusive — Monomarquisme — Prix excessifs»]
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Topps Europe contre la décision de la Commission de classer sa plainte pour pratiques anticoncurrentielles dans le secteur des objets à collectionner sur le football. L'arrêt confirme que la Commission n'a pas commis d'erreur manifeste en estimant que l'octroi de licences exclusives et le monomarquisme ne constituaient pas, en l'espèce, un abus de position dominante ou une entente prohibée. Cette décision précise les conditions de recevabilité des plaintes et le standard de contrôle juridictionnel des appréciations économiques complexes de la Commission en matière de concurrence.
11 janvier 2017
Affaire C-289/15: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 11 janvier 2017 (demande de décision préjudicielle du Krajský súd v Prešove — Slovaquie) — procédure pénale contre Jozef Grundza (Renvoi préjudiciel — Coopération judiciaire en matière pénale — Décision-cadre 2008/909/JAI — Article 7 — Condition de la double incrimination — Article 9 — Motif de non-reconnaissance et de non-exécution tiré de l’absence de double incrimination — Ressortissant de l’État d’exécution condamné dans l’État d’émission pour non-respect d’une décision d’un organe de l’autorité publique)
Cet arrêt de la CJUE interprète la condition de double incrimination prévue à l'article 7 de la décision-cadre 2008/909/JAI relative à la reconnaissance mutuelle des jugements en matière pénale. La Cour précise que pour refuser la reconnaissance d'une condamnation, l'État d'exécution doit vérifier si les faits à l'origine de la condamnation constituent, dans leur description abstraite, une infraction dans son propre droit, et non si l'infraction est identique. En l'espèce, la condamnation pour non-respect d'une décision administrative en Slovaquie peut être reconnue en République tchèque si des faits similaires y sont également réprimés, même sous une qualification juridique différente.
11 janvier 2017
Jurisprudence CJUE — 62015CJ0128
11 janvier 2017
Affaire C-491/15 P: Arrêt de la Cour (première chambre) du 11 janvier 2017 — Rainer Typke/Commission européenne (Pourvoi — Accès aux documents des institutions — Règlement (CE) n° 1049/2001 — Article 3 — Notion de document — Article 2, paragraphe 3 — Documents détenus par une institution — Qualification des informations contenues dans une base de données — Obligation d’établir un document inexistant — Absence — Documents existants pouvant être extraits d’une base de données)
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de "document" au sens du règlement (CE) n° 1049/2001 concernant l'accès du public aux documents. Elle juge que les informations contenues dans une base de données ne constituent pas un document en soi, et qu'une institution n'est pas tenue de créer un document nouveau pour répondre à une demande d'accès. En revanche, les documents existants pouvant être extraits de cette base de données via un outil de recherche standard sont considérés comme détenus par l'institution et doivent être communiqués.
11 janvier 2017
Arrêt CJUE — 62015CC0529
10 janvier 2017
Arrêt du Tribunal (troisième chambre élargie) du 10 janvier 2017.#Gascogne Sack Deutschland GmbH et Gascogne contre Cour de justice de l'Union européenne.#Responsabilité non contractuelle – Précision de la requête – Prescription – Recevabilité – Article 47 de la charte des droits fondamentaux – Délai raisonnable de jugement – Préjudice matériel – Pertes subies – Intérêts sur le montant de l’amende non acquittée – Frais de garantie bancaire – Perte d’une chance – Préjudice immatériel – Lien de causalité.#Affaire T-577/14.
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne concerne une action en responsabilité non contractuelle intentée par les sociétés Gascogne Sack Deutschland et Gascogne contre la Cour de justice, en raison de la durée excessive de la procédure (violation du délai raisonnable de jugement). Le Tribunal précise les conditions de recevabilité et de prescription de l'action, et examine la réparation des préjudices matériels (pertes subies, intérêts sur l'amende non acquittée, frais de garantie bancaire, perte d'une chance) et immatériels, en insistant sur l'exigence d'un lien de causalité direct. Pour le praticien français, cette décision illustre les voies de recours ouvertes aux justiciables pour obtenir réparation du fait d'une durée excessive de procédure devant les juridictions de l'Union, sur le fondement de l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux.
10 janvier 2017
Conclusions de l'avocat général M. M. Wathelet, présentées le 10 janvier 2017.#Berlioz Investment Fund SA contre Directeur de l'administration des contributions directes.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Cour administrative (Luxembourg).#Renvoi préjudiciel – Directive 2011/16/UE – Coopération administrative dans le domaine fiscal – Article 1er, paragraphe 1 – Article 5 – Demande d’informations adressée à un tiers – Refus de répondre – Sanction – Notion de “pertinence vraisemblable” des informations demandées – Contrôle de l’autorité requise – Contrôle du juge – Étendue – Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Article 51 – Mise en œuvre du droit de l’Union – Article 47 – Droit à un recours juridictionnel effectif – Accès du juge et du tiers à la demande d’informations adressée par l’autorité requérante.#Affaire C-682/15.
Cet arrêt de la CJUE précise l'étendue du contrôle juridictionnel sur les demandes d'informations fiscales entre États membres. Il juge que le juge national peut vérifier si les informations demandées présentent une "pertinence vraisemblable" au sens de la directive 2011/16, et que le tiers destinataire de la demande doit pouvoir accéder à celle-ci pour exercer un recours effectif garanti par l'article 47 de la Charte.
10 janvier 2017
Affaire C-42/16: Ordonnance du président de la Cour du 10 janvier 2017 — Commission européenne/République de Finlande
Le président de la Cour de justice de l'Union européenne a ordonné la radiation de l'affaire C-42/16, introduite par la Commission européenne contre la Finlande, à la suite du retrait du recours par la Commission. Cette ordonnance met fin à la procédure sans qu'une décision au fond n'ait été rendue.
10 janvier 2017
Affaire T-577/14: Arrêt du Tribunal du 10 janvier 2017 — Gascogne Sack Deutschland GmbH et Gascogne/Union européenne («Responsabilité non contractuelle — Précision de la requête — Prescription — Recevabilité — Article 47 de la charte des droits fondamentaux — Délai raisonnable de jugement — Préjudice matériel — Pertes subies — Intérêts sur le montant de l’amende non acquittée — Frais de garantie bancaire — Perte d’une chance — Préjudice immatériel — Lien de causalité»)
Cet arrêt du Tribunal de l'UE (10 janvier 2017) concerne une action en responsabilité non contractuelle engagée par les sociétés Gascogne Sack Deutschland et Gascogne contre l'Union européenne. Les requérantes invoquaient un préjudice matériel et immatériel résultant de la durée excessive de la procédure juridictionnelle (violation du délai raisonnable de jugement, article 47 de la Charte) dans le cadre d'un précédent litige sur une amende pour entente. Le Tribunal a notamment statué sur la recevabilité de l'action, la prescription, et a examiné les différents chefs de préjudice (pertes, intérêts, frais de garantie bancaire, perte de chance), en précisant les conditions du lien de causalité requis pour engager la responsabilité de l'Union.
10 janvier 2017