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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

1 434textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2017.

1 434

Total documents

429 298

Avec texte intégral

275 164

Résumés IA

0

En vigueur

Grandes catégories

Législation

Règlement · Directive · Décision · Recommandation

86 797

Jurisprudence UE

Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions

45 476

Textes consolidés

Versions consolidées des textes

28 358

Actes préparatoires

Propositions · Communications · Initiatives

82 725

Par année

202420232022202120202019201820172016201520142013
En vigueurAbrogé
Jurisprudence UEAnnée 2017Effacer tout
Jurisprudence CJUE62015CA0671

Affaire C-671/15: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 14 novembre 2017 (demande de décision préjudicielle de la Cour de cassation — France) — Président de l’Autorité de la concurrence / Association des producteurs vendeurs d’endives (APVE) e.a. (Renvoi préjudiciel — Politique agricole commune — Article 42 TFUE — Règlement (CE) n° 2200/96 — Règlement (CE) n° 1182/2007 — Règlement (CE) n° 1234/2007 — Pratiques anticoncurrentielles — Article 101 TFUE — Règlement n° 26 — Règlement (CE) n° 1184/2006 — Organisations de producteurs — Associations d’organisations de producteurs — Missions de ces organisations et associations — Pratique de fixation de prix minima à la vente — Pratique de concertation sur les quantités mises sur le marché — Pratique d’échanges d’informations stratégiques — Marché français des endives)

La Cour de justice de l'Union européenne, statuant en grande chambre, précise les limites de l'exemption sectorielle applicable aux organisations de producteurs dans le secteur agricole. Elle juge que des pratiques de fixation de prix minima, de concertation sur les quantités et d'échanges d'informations stratégiques, mises en œuvre par une association d'organisations de producteurs sur le marché français de l'endive, ne relèvent pas des missions légales de ces structures et constituent une infraction à l'article 101 TFUE. Cet arrêt délimite strictement la portée de l'exception agricole aux règles de concurrence, rappelant qu'elle ne saurait couvrir des ententes qui dépassent les objectifs de la politique agricole commune.

14 novembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62014TJ0831

Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 14 novembre 2017.#Alfamicro - Sistemas de computadores, Sociedade Unipessoal, Lda. contre Commission européenne.#Clause compromissoire – Convention de subvention conclue dans le cadre du programme-cadre pour l’innovation et la compétitivité (CIP) (2007-2013) – Rapport d’audit – Coûts éligibles – Remboursement des sommes versées – Proportionnalité – Confiance légitime – Sécurité juridique – Principe de bonne administration – Obligation de motivation – Adaptation des conclusions en cours d’instance – Compensation des créances – Demande reconventionnelle – Intérêts moratoires.#Affaire T-831/14.

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Relations extérieures

Accord international · PESC · Traité

22 929

Autres

Budget · Avis · Résolution · Divers

163 013

Le Tribunal de l'UE rejette le recours d'Alfamicro contre la Commission, validant le remboursement de subventions versées dans le cadre du programme CIP suite à un audit ayant conclu à l'inéligibilité de certains coûts. L'arrêt précise les conditions de remboursement des sommes indûment perçues, notamment l'application du principe de proportionnalité et l'absence de violation de la confiance légitime ou de l'obligation de motivation. Il confirme également la possibilité pour la Commission de compenser ses créances avec d'autres sommes dues au bénéficiaire et d'exiger des intérêts moratoires.

14 novembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TJ0180

Jurisprudence CJUE — 62015TJ0180

10 novembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TA0180

Affaire T-180/15: Arrêt du Tribunal du 10 novembre 2017 — Icap e.a./Commission [«Concurrence — Ententes — Secteur des produits dérivés de taux d’intérêt libellés en yens — Décision constatant six infractions à l’article 101 TFUE et à l’article 53 de l’accord EEE — Manipulation des taux de référence interbancaires JPY LIBOR et Euroyen TIBOR — Restriction de concurrence par objet — Participation d’un courtier aux infractions — Procédure “hybride” de transaction — Principe de présomption d’innocence — Principe de bonne administration — Amendes — Montant de base — Adaptation exceptionnelle — Article 23, paragraphe 2, du règlement (CE) n° 1/2003 — Obligation de motivation»]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Icap et d'autres courtiers contre la décision de la Commission les ayant condamnés pour leur participation à des ententes visant à manipuler les taux de référence interbancaires JPY LIBOR et Euroyen TIBOR, en violation de l'article 101 TFUE. L'arrêt confirme la qualification de restriction de concurrence par objet pour ces pratiques et valide la procédure « hybride » de transaction, tout en rejetant les moyens tirés de la violation de la présomption d'innocence et de la bonne administration. Enfin, le Tribunal a réduit le montant de l'amende infligée à Icap en raison d'une adaptation exceptionnelle, tout en confirmant le principe du calcul des sanctions.

10 novembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TA0668

Affaire T-668/15: Arrêt du Tribunal du 10 novembre 2017 — Jema Energy/Entreprise commune Fusion for Energy («Marchés publics de fournitures — Procédure d’appel d’offres — Fourniture d’un système de conversion d’alimentation électrique par réseau accéléré — Rejet de l’offre d’un soumissionnaire — Transparence — Sécurité juridique — Égalité de traitement — Proportionnalité»)

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Jema Energy contre la décision de l'Entreprise commune Fusion for Energy de ne pas retenir son offre dans le cadre d'un marché public de fourniture d'un système de conversion d'alimentation électrique. L'arrêt précise les exigences de transparence, de sécurité juridique, d'égalité de traitement et de proportionnalité applicables aux procédures d'appel d'offres des institutions européennes. Pour un professionnel du droit français, cette décision confirme la marge d'appréciation des pouvoirs adjudicateurs dans l'évaluation des offres, sous réserve du respect des principes généraux du droit de l'Union.

10 novembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TJ0668

Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 10 novembre 2017.#Jema Energy, SA contre Entreprise commune européenne pour ITER et le développement de l’énergie de fusion.#Marchés publics de fournitures – Procédure d’appel d’offres – Fourniture d’un système de conversion d’alimentation électrique par réseau accéléré – Rejet de l’offre d’un soumissionnaire – Transparence – Sécurité juridique – Égalité de traitement – Proportionnalité.#Affaire T-668/15.

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Jema Energy SA contre la décision de l'entreprise commune Fusion for Energy (F4E) de ne pas retenir son offre dans le cadre d'un marché public portant sur la fourniture d'un système de conversion d'alimentation électrique. Le Tribunal a jugé que la procédure d'appel d'offres respectait les principes de transparence, de sécurité juridique, d'égalité de traitement et de proportionnalité, et que l'offre de la requérante avait été valablement écartée pour non-conformité aux spécifications techniques. Cet arrêt rappelle l'importance pour les soumissionnaires de respecter strictement les conditions du cahier des charges et confirme le large pouvoir d'appréciation des pouvoirs adjudicateurs dans l'évaluation des offres.

10 novembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015CA0649

Affaire C-649/15 P: Arrêt de la Cour (première chambre) du 9 novembre 2017 — TV2/Danmark A/S / Commission européenne, Royaume de Danemark, Viasat Broadcasting UK Ltd (Pourvoi — Aides d’État — Article 107, paragraphe 1, TFUE — Service public de radiodiffusion — Mesures prises par les autorités danoises à l’égard du radiodiffuseur danois TV2/Danmark — Notion d’«aides accordées par les États ou au moyen de ressources d’État» — Arrêt Altmark)

La Cour de justice confirme que les compensations versées à TV2/Danmark pour ses missions de service public constituent des aides d'État au sens de l'article 107, paragraphe 1, TFUE, car elles sont financées par des ressources d'État et ne remplissent pas les quatre conditions cumulatives de l'arrêt Altmark. L'arrêt précise notamment que la notion de ressources d'État inclut les recettes provenant de redevances obligatoires perçues par un organisme privé, et que l'absence de surcompensation ne suffit pas à écarter la qualification d'aide.

9 novembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0298

Affaire C-298/16: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 9 novembre 2017 (demande de décision préjudicielle de la Curtea de Apel Cluj — Roumanie) — Teodor Ispas, Anduţa Ispas / Direcţia Generală a Finanţelor Publice Cluj (Renvoi préjudiciel — Principes généraux du droit de l’Union — Droit à une bonne administration et droits de la défense — Réglementation nationale fiscale prévoyant le droit d’être entendu et le droit d’être informé au cours d’une procédure administrative fiscale — Décision d’imposition à la taxe sur la valeur ajoutée émise par les autorités fiscales nationales sans donner au contribuable l’accès aux informations et aux documents servant de fondement à ladite décision)

Dans l'arrêt C-298/16 (Ispas), la CJUE précise que le droit à une bonne administration et les droits de la défense, principes généraux du droit de l'Union, imposent à l'administration fiscale nationale de communiquer au contribuable, avant l'adoption d'une décision d'imposition à la TVA, les informations et documents sur lesquels elle fonde sa décision. Ce droit d'accès n'est pas absolu et peut être limité par des motifs d'intérêt général, mais la réglementation nationale doit permettre au juge de vérifier le caractère proportionné d'une éventuelle restriction. En l'espèce, la Cour juge que le refus de communiquer ces éléments sans justification valable méconnaît les droits de la défense.

9 novembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0423

Affaire C-423/16 P: Arrêt de la Cour (première chambre) du 9 novembre 2017 — HX / Conseil de l'Union européenne (Pourvoi — Politique étrangère et de sécurité commune — Mesures restrictives prises à l’encontre de la République arabe syrienne — Mesures restrictives prises à l’encontre d’une personne figurant à l’annexe d’une décision — Prolongation de la validité de cette décision pendant la procédure devant le Tribunal de l’Union européenne — Demande d’adaptation de la requête formulée lors de l’audience et non par acte écrit séparé — Article 86 du règlement de procédure du Tribunal — Version en langue bulgare — Annulation par le Tribunal de la décision initiale ayant inscrit l’intéressé sur la liste des personnes faisant l’objet de mesures restrictives — Expiration de la décision de prolongation — Persistance de l’objet de la demande d’adaptation de la requête)

Cet arrêt de la Cour de justice précise les conditions procédurales de l'adaptation d'une requête en annulation dans le cadre des mesures restrictives. La Cour juge que le Tribunal a violé l'article 86 de son règlement de procédure en acceptant une demande d'adaptation formulée oralement à l'audience, alors qu'un acte écrit séparé est requis. Elle statue également que l'expiration de la décision de prolongation des mesures restrictives ne prive pas d'objet la demande d'adaptation, dès lors que l'intéressé conserve un intérêt à contester la légalité de l'acte pour la période où il lui était applicable.

9 novembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0481

Affaire C-481/16: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 9 novembre 2017 — Commission européenne / République hellénique (Manquement d’État — Aides d’État — Aide déclarée illégale et incompatible avec le marché intérieur — Obligation de récupération — Obligation d’information — Inexécution — Moyens de défense — Impossibilité absolue d’exécution)

La Cour de justice de l'Union européenne condamne la Grèce pour manquement à ses obligations, en raison de l'absence de récupération d'une aide d'État déclarée illégale et incompatible avec le marché intérieur. La Grèce invoquait une impossibilité absolue d'exécution, mais la Cour rejette ce moyen, rappelant que les difficultés pratiques ou financières ne constituent pas une impossibilité absolue. Cet arrêt confirme la rigueur de l'obligation de récupération des aides illégales et la responsabilité des États membres à cet égard.

9 novembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0552

Affaire C-552/16: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 9 novembre 2017 (demande de décision préjudicielle de l’Administrativen sad Sofia-grad — Bulgarie) — «Wind Inovation 1» EOOD, en liquidation / Direktor na Direktsia «Obzhalvane i danachno-osiguritelna praktika» — Sofia (Renvoi préjudiciel — Fiscalité — Système commun de taxe sur la valeur ajoutée — Directive 2006/112/CE — Dissolution d’une société entraînant sa radiation du registre de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) — Obligation de liquider la TVA sur les actifs existants et de verser la TVA liquidée à l’État — Maintien ou modification de la loi existante à la date d’adhésion à l’Union européenne — Article 176, second alinéa — Effet sur le droit à déduction — Article 168)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation bulgare imposant, lors de la dissolution d'une société et de sa radiation du registre de TVA, la liquidation de la TVA sur les actifs existants et le versement de cette taxe à l'État, est compatible avec le droit de l'Union. Cette obligation ne remet pas en cause le droit à déduction de la TVA en amont, dès lors qu'elle constitue une mesure de régularisation finale de la situation fiscale de l'assujetti. L'arrêt précise que l'article 176, second alinéa, de la directive TVA permet aux États membres de maintenir les restrictions au droit à déduction existant à la date de leur adhésion, ce qui inclut des mécanismes de liquidation de la TVA sur les actifs en cas de cessation d'activité.

9 novembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015CJ0649

Jurisprudence CJUE — 62015CJ0649

9 novembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0046

Affaire C-46/16: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 9 novembre 2017 (demande de décision préjudicielle de l’Augstākā tiesa — Lettonie) — Valsts ieņēmumu dienests / «LS Customs Services» SIA (Renvoi préjudiciel — Union douanière — Règlement (CEE) n° 2913/92 — Code des douanes communautaire — Marchandises non communautaires — Régime douanier du transit communautaire externe — Soustraction des marchandises passibles de droits à l’importation à la surveillance douanière — Détermination de la valeur en douane — Article 29, paragraphe 1 — Conditions d’application de la méthode de la valeur transactionnelle — Articles 30 et 31 — Choix de la méthode de détermination de la valeur en douane — Obligation des autorités douanières de motiver la méthode choisie)

La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans cette affaire, que les autorités douanières ne peuvent écarter la méthode de la valeur transactionnelle (article 29 du code des douanes communautaire) pour déterminer la valeur en douane de marchandises soustraites à la surveillance douanière qu'après avoir démontré l'impossibilité de son application. Elles doivent également motiver leur choix de recourir aux méthodes subsidiaires prévues aux articles 30 et 31 du même code.

9 novembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015CA0489

Affaire C-489/15: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 9 novembre 2017 (demande de décision préjudicielle du Landgericht Berlin — Allemagne) — CTL Logistics GmbH / DB Netz AG (Renvoi préjudiciel — Transports ferroviaires — Directive 2001/14/CE — Redevances d’infrastructure — Tarification — Organisme national de contrôle veillant à la conformité des redevances d’infrastructure à cette directive — Contrat d’utilisation d’une infrastructure conclu entre un gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire et une entreprise ferroviaire — Principe de non-discrimination — Remboursement des redevances sans intervention de cet organisme et en dehors de procédures de recours impliquant celui-ci — Réglementation nationale permettant au juge civil de fixer un montant équitable en cas de redevances contraires à l’équité)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union s'oppose à une réglementation nationale permettant à un juge civil, saisi d'un litige entre un gestionnaire d'infrastructure ferroviaire et une entreprise ferroviaire, de fixer un montant équitable pour les redevances d'infrastructure, en dehors des procédures de contrôle et de recours prévues par la directive 2001/14. Cette décision souligne que la conformité des redevances doit être exclusivement appréciée par l'organisme national de contrôle, garantissant ainsi l'application uniforme et non discriminatoire du cadre tarifaire européen. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt rappelle l'importance de respecter les voies de droit spécifiques prévues par la directive et limite le pouvoir du juge civil en matière de fixation des redevances ferroviaires.

9 novembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015CJ0657

Arrêt de la Cour (première chambre) du 9 novembre 2017.#Viasat Broadcasting UK Ltd contre TV2/Danmark A/S.#Pourvoi – Aides d’État – Article 107, paragraphe 1, TFUE – Service public de radiodiffusion – Mesures prises par les autorités danoises à l’égard du radiodiffuseur danois TV2/Danmark – Notion d’“aides accordées par les États ou au moyen de ressources d’État” – Arrêt Altmark.#Affaire C-657/15 P.

La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 9 novembre 2017 (affaire C-657/15 P), précise la notion d'aide d'État au sens de l'article 107, paragraphe 1, TFUE, s'agissant du financement du service public de radiodiffusion danois TV2/Danmark. Elle confirme que des mesures, même non financées directement par des ressources d'État mais via un système de prélèvements obligatoires géré par un organisme public, peuvent être qualifiées d'aides d'État si elles sont imputables à l'État. Cet arrêt rappelle les critères de l'arrêt Altmark pour distinguer une compensation de service public d'une aide d'État, et précise les conditions de l'imputabilité des ressources à l'État.

9 novembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0499

Affaire C-499/16: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 9 novembre 2017 (demande de décision préjudicielle du Naczelny Sąd Administracyjny — Pologne) — AZ / Minister Finansów (Renvoi préjudiciel — Fiscalité — Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) — Directive 2006/112/CE — Article 98 — Faculté pour les États membres d’appliquer un taux réduit à certaines livraisons de biens et prestations de services — Annexe III, point 1 — Denrées alimentaires — Pâtisseries et viennoiseries — Date de durabilité minimale ou date limite de consommation — Principe de neutralité fiscale)

Dans l'arrêt C-499/16, la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions d'application du taux réduit de TVA aux denrées alimentaires, en l'espèce des pâtisseries et viennoiseries, au regard de l'article 98 de la directive TVA. Elle juge que le seul critère de la date de durabilité minimale ou de la date limite de consommation ne permet pas de distinguer, pour l'application d'un taux réduit, entre des produits similaires, car cela violerait le principe de neutralité fiscale. En conséquence, un État membre ne peut pas réserver le taux réduit aux seuls produits ayant une date de durabilité minimale supérieure à 45 jours, à l'exclusion de produits comparables ayant une durée de conservation plus courte.

9 novembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015CJ0489

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 9 novembre 2017.#CTL Logistics GmbH contre DB Netz AG.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Landgericht Berlin.#Renvoi préjudiciel – Transports ferroviaires – Directive 2001/14/CE – Redevances d’infrastructure – Tarification – Organisme national de contrôle veillant à la conformité des redevances d’infrastructure à cette directive – Contrat d’utilisation d’une infrastructure conclu entre un gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire et une entreprise ferroviaire – Principe de non‑discrimination – Remboursement des redevances sans intervention de cet organisme et en dehors de procédures de recours impliquant celui‑ci – Réglementation nationale permettant au juge civil de fixer un montant équitable en cas de redevances contraires à l’équité.#Affaire C-489/15.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union, en particulier la directive 2001/14, s'oppose à une réglementation nationale qui permet à un juge civil, saisi d'un litige contractuel entre un gestionnaire d'infrastructure ferroviaire et une entreprise ferroviaire, de fixer un montant équitable pour les redevances d'infrastructure, sans que l'organisme national de contrôle ait préalablement vérifié leur conformité à la directive. Cette décision vise à préserver l'effectivité du contrôle réglementaire et le principe de non-discrimination dans la tarification de l'accès au réseau ferroviaire.

9 novembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015CJ0656

Jurisprudence CJUE — 62015CJ0656

9 novembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0217

Affaire C-217/16: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 9 novembre 2017 (demande de décision préjudicielle de l’Efeteio Athinon — Grèce) — Commission européenne / Dimos Zagoriou (Renvoi préjudiciel — Décision de la Commission européenne portant restitution des sommes versées et formant titre exécutoire — Article 299 TFUE — Exécution forcée — Mesures d’exécution — Détermination de la juridiction nationale compétente en matière de contentieux de l’exécution — Détermination de la personne sur laquelle pèse l’obligation pécuniaire — Conditions d’application des modalités procédurales nationales — Autonomie procédurale des États membres — Principes d’équivalence et d’effectivité)

La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions dans lesquelles une décision de la Commission européenne constituant un titre exécutoire au sens de l'article 299 TFUE peut être exécutée forcée dans un État membre. Elle rappelle que, en l'absence de règles de l'Union, il appartient à l'ordre juridique national de chaque État membre de désigner la juridiction compétente pour connaître du contentieux de l'exécution et de fixer les modalités procédurales, sous réserve du respect des principes d'équivalence et d'effectivité. L'arrêt souligne notamment que la détermination de la personne sur laquelle pèse l'obligation pécuniaire relève du droit national, pour autant que l'effectivité du droit de l'Union ne soit pas compromise.

9 novembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0641

Affaire C-641/16: Arrêt de la Cour (première chambre) du 9 novembre 2017 (demande de décision préjudicielle de la Cour de cassation — France) — Tünkers France, Tünkers Maschinenbau GmbH / Expert France (Renvoi préjudiciel — Procédures d’insolvabilité — Règlement (CE) no 1346/2000 — Juridiction compétente — Action en concurrence déloyale introduite dans le cadre d’une procédure d’insolvabilité — Action intentée par une société ayant son siège dans un autre État membre, contre le cessionnaire d’une branche d’activité de la société soumise à la procédure d’insolvabilité — Action étrangère à la procédure d’insolvabilité ou action dérivant directement de cette procédure s’y insérant étroitement)

La Cour de justice de l'Union européenne a précisé, dans cette affaire, la compétence juridictionnelle pour connaître d'une action en concurrence déloyale intentée par une société établie dans un autre État membre contre le cessionnaire d'une branche d'activité d'une société soumise à une procédure d'insolvabilité. Elle a jugé qu'une telle action, bien qu'introduite dans le cadre de la procédure d'insolvabilité, n'en dérive pas directement et ne s'y insère pas étroitement, de sorte qu'elle ne relève pas de la compétence exclusive de l'État membre d'ouverture de la procédure. Cette décision clarifie la délimitation entre les actions relevant du règlement (CE) n° 1346/2000 et celles soumises au droit commun des compétences judiciaires.

9 novembre 2017

Détail →