1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117Le Tribunal de l'Union européenne a annulé, dans l'affaire T-288/15, les mesures restrictives (gel de fonds) imposées à M. Ezz et à sa famille en raison de la situation en Égypte, faute pour le Conseil d'avoir démontré que les requérants faisaient l'objet de procédures judiciaires pour détournement de fonds publics en Égypte au moment de la prorogation de leur désignation. Cet arrêt précise les conditions de recevabilité et le contrôle juridictionnel des critères d'inscription sur les listes de gel d'avoirs, en insistant sur la nécessité d'une base factuelle actualisée et sur le respect des droits de la défense et de la proportionnalité.
27 septembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de M. Ezz et d'autres requérants contre le maintien de leur inscription sur la liste des personnes visées par des mesures restrictives (gel des fonds) en raison de la situation en Égypte. Il a jugé que le Conseil avait valablement fondé ces mesures sur des décisions de justice égyptiennes identifiant les requérants comme étant impliqués dans des détournements de fonds publics, et que les critères d'inclusion, la base juridique et le respect des droits fondamentaux (notamment le droit de propriété, les droits de la défense et la protection juridictionnelle) étaient satisfaits. Pour le praticien français, cet arrêt confirme la large marge d'appréciation du Conseil pour maintenir des sanctions ciblées sur la base de décisions d'autorités judiciaires d'États tiers, sous réserve d'un contrôle juridictionnel limité à l'absence d'erreur manifeste.
27 septembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne rejette comme manifestement irrecevable le recours d'un agent de la Banque européenne d'investissement (BEI) contestant le montant transféré de ses droits à pension. La décision rappelle que le non-respect du délai raisonnable pour engager la procédure précontentieuse et de conciliation interne à la BEI rend le recours irrecevable. Cette ordonnance précise les conditions de recevabilité des actions en responsabilité non contractuelle contre la BEI en matière de fonction publique.
27 septembre 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 26 septembre 2018 (affaire T-682/16) rejette le recours de la France contre la décision de la Commission européenne de suspendre ses paiements mensuels au titre du FEAGA. Le Tribunal valide la suspension, estimant que la Commission a correctement constaté des déficiences dans les éléments clés du système de contrôle national français pour les aides liées à la surface, et que la procédure de l'article 41, paragraphe 2, sous b), du règlement n° 1306/2013 a été respectée, notamment l'exigence d'un plan d'action avec des indicateurs de progrès clairs.
26 septembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de l'EAEPC contre la décision de la Commission de ne pas poursuivre une enquête sur des pratiques de prix différenciés pour les médicaments en Espagne. La Commission a valablement pu rejeter la plainte pour défaut d'intérêt de l'Union, dès lors que la pratique avait cessé et ne produisait plus d'effets anticoncurrentiels persistants. L'arrêt précise les limites de l'obligation de la Commission de rouvrir une instruction après une annulation contentieuse et confirme qu'elle peut s'appuyer sur le traitement de l'affaire par une autorité nationale de concurrence.
26 septembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule la décision de la Commission européenne de rejeter une plainte de l'EAEPC concernant des pratiques anticoncurrentielles dans le secteur du commerce parallèle de médicaments. Le Tribunal juge que la Commission a violé ses obligations en refusant de réexaminer la plainte après l'annulation de sa décision initiale, notamment en invoquant à tort un défaut d'intérêt de l'Union et en se fondant sur l'absence d'effets persistants. Pour le professionnel du droit français, cette décision précise les limites du pouvoir discrétionnaire de la Commission dans le traitement des plaintes et réaffirme l'importance de ses obligations procédurales et de motivation, en particulier sous l'angle de l'article 266 TFUE.
26 septembre 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 26 septembre 2018 (affaire T-62/16) rejette le recours de Puma contre le refus de l'EUIPO d'étendre la protection de ses marques figuratives antérieures à des produits de machines-outils. Le Tribunal confirme que, pour bénéficier de la protection élargie de l'article 8, paragraphe 5, du règlement sur la marque de l'UE, le titulaire doit démontrer un risque de dilution ou de parasitisme, ce que Puma n'a pas réussi à établir en l'absence de lien entre les produits concernés et de preuve d'un préjudice porté au caractère distinctif ou à la renommée de ses marques.
26 septembre 2018
La Cour de justice de l'Union européenne fixe le montant des dépens récupérables par TV2/Danmark A/S dans le cadre du litige l'opposant à Viasat Broadcasting UK Ltd. Cette ordonnance précise les frais de procédure exposés par la partie gagnante, notamment les honoraires d'avocat et les frais de déplacement, que la partie perdante doit rembourser. Elle constitue une décision de taxation des dépens au sens des articles 144 et suivants du règlement de procédure de la Cour.
26 septembre 2018
La France contestait la décision de la Commission européenne de suspendre ses paiements mensuels au titre du FEAGA en raison de déficiences dans son système de contrôle national des aides liées à la surface. Le Tribunal a annulé cette décision, jugeant que la Commission n'avait pas respecté l'obligation de proportionnalité en suspendant les paiements sans avoir préalablement consulté l'État membre sur un plan d'action comportant des indicateurs de progrès clairs, comme l'exige l'article 41, paragraphe 2, sous b), du règlement (UE) n° 1306/2013. Cet arrêt précise donc les conditions procédurales strictes que la Commission doit respecter avant de suspendre des paiements agricoles.
26 septembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule partiellement la décision de la Commission européenne excluant certaines dépenses du Portugal du financement du FEAGA et du Feader. Le Tribunal juge que la Commission a violé le principe de proportionnalité en appliquant des réductions forfaitaires aux aides à la surface pour non-respect des règles de conditionnalité, sans tenir compte des circonstances spécifiques et de la gravité réelle des manquements constatés. Cette décision précise les limites du pouvoir de la Commission en matière de corrections financières et rappelle l'obligation de motiver des sanctions proportionnées.
26 septembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions d'application de l'article 8, paragraphe 5, du règlement sur la marque de l'Union européenne (protection des marques jouissant d'une renommée). Il confirme que l'opposition de Puma contre l'enregistrement d'une marque figurative similaire est rejetée, faute pour Puma d'avoir démontré un risque de dilution ou de parasitisme de sa marque renommée, notamment en l'absence de lien entre les signes en conflit.
26 septembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission excluant certaines dépenses du financement de l'UE au Portugal, estimant que les réductions forfaitaires appliquées pour manquements aux règles de conditionnalité étaient disproportionnées. L'arrêt précise que la Commission doit démontrer l'existence d'un risque réel de pertes pour le Fonds, et non se fonder sur des présomptions, et que le taux de correction doit être proportionné à la gravité du manquement. Cette décision est utile pour contester des corrections financières en matière agricole, en invoquant le principe de proportionnalité.
26 septembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE rejette le recours de GABO:mi contre la Commission européenne, qui demandait le remboursement partiel de subventions accordées dans le cadre des sixième et septième programmes-cadres de recherche. Le Tribunal valide la compensation de créances opérée par la Commission et précise les conditions d'éligibilité des dépenses, notamment l'obligation d'inscrire les coûts dans les comptes du contractant conformément aux règles comptables nationales, même pour les fonds détenus en fiducie. Il écarte les moyens tirés de la violation des principes de sécurité juridique, de confiance légitime et de proportionnalité.
25 septembre 2018
25 septembre 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 25 septembre 2018 (affaire T-260/16, Suède/Commission) porte sur le refus de la Commission de financer certaines dépenses de la Suède au titre du FEAGA et du Feader, en raison de lacunes dans le système de contrôles sur place par télédétection pour les aides directes découplées. Le Tribunal précise les obligations des États membres dans l'évaluation des facteurs de risque et la mise en œuvre de mesures correctives, et examine le calcul du préjudice financier par la Commission, en soulignant le principe de proportionnalité dans la détermination des corrections financières.
25 septembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE rejette le recours de la société GABO:mi contre la Commission européenne, qui demandait le remboursement partiel de subventions accordées dans le cadre des sixième et septième programmes-cadres de recherche. Le Tribunal confirme la validité des lettres de demande de remboursement et de la compensation de créances opérée par la Commission, en jugeant que les dépenses litigieuses (fonds détenus en fiducie) n'étaient pas éligibles car non inscrites dans les comptes du contractant conformément aux règles comptables allemandes. Il écarte également les moyens tirés de la violation de la sécurité juridique, de la confiance légitime et du droit d'être entendu.
25 septembre 2018
25 septembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision du Parlement européen refusant l'accès à des documents relatifs aux dépenses des députés, estimant que l'institution n'avait pas procédé à un examen concret et individuel des documents demandés. L'arrêt précise les conditions dans lesquelles le Parlement peut invoquer l'inexistence de documents, la protection des données personnelles ou une charge administrative excessive pour justifier un refus d'accès. Cette décision renforce les obligations de motivation et de transparence du Parlement dans la gestion des indemnités parlementaires.
25 septembre 2018
Dans l'affaire C-546/16, la Cour de justice de l'Union européenne a précisé les conditions de recevabilité d'un renvoi préjudiciel au titre de l'article 267 TFUE, en examinant la qualité de "juridiction" d'un organe administratif espagnol de recours contractuels. Sur le fond, l'arrêt interprète la directive 2014/24/UE en matière de marchés publics, en validant la possibilité pour un pouvoir adjudicateur de fixer, dans une procédure ouverte, un seuil de points minimum pour l'évaluation technique des offres, avant de procéder à l'évaluation fondée sur le prix. Cette décision confirme la marge d'appréciation des acheteurs publics dans la définition des critères d'attribution, sous réserve du respect des principes de transparence et d'égalité de traitement.
20 septembre 2018
20 septembre 2018