1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.
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Règlement · Directive · Décision · Recommandation
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46 207Versions consolidées des textes
28 547Propositions · Communications · Initiatives
83 340Accord international · PESC · Traité
23 108Budget · Avis · Résolution · Divers
164 277Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la société russe Almaz-Antey, fabricant de systèmes de missiles, contre son maintien sur la liste des entités soumises à des mesures restrictives en lien avec la crise ukrainienne. La décision confirme que le Conseil peut imposer des sanctions à une entité contrôlée par l'État russe sans violer le principe de proportionnalité, dès lors que les critères de désignation sont objectifs et que les droits de la défense sont respectés. Cet arrêt précise les conditions de contrôle juridictionnel des mesures restrictives et la marge d'appréciation du Conseil en matière de PESC.
13 septembre 2018
13 septembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de Rosneft contre les mesures restrictives adoptées par le Conseil en raison de la crise ukrainienne. Il confirme la validité des restrictions sectorielles (financement, technologies pétrolières) en jugeant qu'elles respectent la motivation, la proportionnalité et les droits fondamentaux, sans violer l'accord UE-Russie. Cette décision consolide la jurisprudence sur le contrôle juridictionnel des actes PESC et la marge d'appréciation du Conseil en matière de sanctions économiques.
13 septembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la banque russe Vnesheconombank contre son inscription sur la liste des entités soumises à des mesures restrictives en lien avec la crise ukrainienne. Il a jugé que le Conseil avait suffisamment motivé cette inscription et n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, confirmant ainsi la légalité des sanctions économiques ciblées. Cet arrêt précise les conditions de contrôle juridictionnel des mesures restrictives, notamment l'étendue de l'obligation de motivation et la marge d'appréciation du Conseil en matière de politique étrangère.
13 septembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne, dans son arrêt du 13 septembre 2018 (affaire T-715/14, Rosneft e.a./Conseil), a rejeté le recours de la société pétrolière russe Rosneft et d'autres entités contre les mesures restrictives adoptées par l'UE en raison de la crise ukrainienne. Il a confirmé la légalité de ces sanctions, estimant qu'elles étaient proportionnées, dûment motivées et ne violaient ni les droits fondamentaux des requérants, ni l'accord de partenariat UE-Russie. Pour le praticien français, cet arrêt précise les limites du contrôle juridictionnel sur les actes de politique étrangère et de sécurité commune (PESC) et réaffirme la marge d'appréciation du Conseil dans l'adoption de sanctions économiques ciblées.
13 septembre 2018
L'arrêt DenizBank/Conseil (T-798/14) du 13 septembre 2018 valide les mesures restrictives de l'UE visant la Russie, en rejetant le recours d'une filiale turque d'une banque russe. Le Tribunal confirme que l'inscription sur la liste des entités soumises à ces mesures est justifiée par l'obligation de motivation et le respect des droits de la défense, et que l'accord d'association UE-Turquie ne fait pas obstacle à leur application. Il juge également que ces restrictions sont proportionnées au regard des objectifs de la politique étrangère de l'UE.
13 septembre 2018
L'avocat général Szpunar conclut que le droit de l'Union (directive 93/13) s'oppose à ce qu'un juge national, après avoir constaté le caractère abusif d'une clause d'échéance anticipée dans un contrat de prêt hypothécaire, la remplace par une disposition supplétive de droit national. Pour le professionnel du droit français, cette affaire confirme que le juge ne peut pas réviser le contrat en substituant une clause abusive par une règle légale, mais doit tirer toutes les conséquences de la nullité de la clause, sous peine de compromettre l'effet dissuasif et l'effectivité de la protection des consommateurs.
13 septembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Chefaro Ireland contre la décision de l'EUIPO annulant sa marque figurative "NUIT PRECIEUSE" pour des produits cosmétiques. Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec la marque verbale antérieure "EAU PRECIEUSE" en raison de la similarité visuelle, phonétique et conceptuelle des signes, ainsi que de la complémentarité des produits. Pour le praticien français, cet arrêt illustre l'application stricte du critère de similitude globale entre marques, où la reprise d'un élément distinctif commun ("PRECIEUSE") peut suffire à caractériser un risque de confusion, même en présence de différences dans les éléments d'attaque.
12 septembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne (affaire T-788/16) porte sur la contestation par des fonctionnaires interprètes du Parlement européen des nouvelles lignes directrices internes relatives à la gestion des congés. Le Tribunal examine la légalité des décisions individuelles prises en application de ces règles, en se prononçant sur les moyens tirés du défaut de motivation, de l'erreur manifeste d'appréciation et de l'exception d'illégalité soulevée à l'encontre desdites lignes directrices. Pour le professionnel du droit français, cette décision précise les limites du pouvoir d'organisation de l'institution et les obligations procédurales applicables en matière de gestion des congés des fonctionnaires de l'UE.
12 septembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de Chefaro Ireland contre la décision de l'EUIPO annulant sa marque figurative "NUIT PRECIEUSE". Il confirme qu'il existe un risque de confusion avec la marque verbale antérieure "EAU PRECIEUSE" pour des produits cosmétiques, en raison de la similarité visuelle, phonétique et conceptuelle des signes, ainsi que de l'identité ou de la similarité des produits visés. Cette décision illustre l'application stricte du critère du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement sur la marque de l'Union européenne.
12 septembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne concerne le recours d'un candidat exclu d'un concours général EPSO en raison d'un lien familial avec un membre du jury. Le Tribunal précise les conditions dans lesquelles une telle exclusion peut être justifiée au regard du principe d'égalité de traitement, en examinant notamment l'obligation de l'administration de démontrer un risque concret de partialité. La décision souligne que le seul lien familial ne suffit pas à justifier une exclusion automatique sans évaluation des circonstances spécifiques de l'espèce.
12 septembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE, rendu le 12 septembre 2018, porte sur un recours de fonctionnaires interprètes du Parlement européen contestant des décisions individuelles de gestion des congés fondées sur de nouvelles lignes directrices internes. Le Tribunal examine la légalité de ces lignes directrices et des décisions prises en application, notamment au regard de l'obligation de motivation, de l'erreur manifeste d'appréciation et de l'intérêt du service, en rejetant l'exception d'illégalité soulevée par les requérants.
12 septembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de l'EPSO d'exclure un candidat d'un concours général en raison d'un lien familial avec un membre du jury, faute de preuve d'un risque concret de partialité. L'arrêt précise que la seule existence d'un tel lien ne suffit pas à justifier une exclusion automatique, et rappelle l'obligation de l'administration de procéder à un examen individualisé de la situation. Cette décision renforce la protection des candidats contre des mesures disproportionnées dans les procédures de recrutement des institutions européennes.
12 septembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de Foshan Lihua Ceramic contre la Commission européenne, confirmant le refus d'ouvrir un réexamen intermédiaire partiel du droit antidumping sur les carreaux en céramique chinois. La décision précise que l'entreprise, n'ayant pas coopéré à l'enquête initiale, ne peut invoquer un changement durable de circonstances pour obtenir un réexamen individuel, et que la Commission n'a pas violé les règles sur l'échantillonnage.
11 septembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Apimab Laboratoires et d'autres fabricants de compléments alimentaires contestant le règlement fixant des teneurs maximales en hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) dans ces produits. La décision confirme la validité de la réglementation européenne en matière de sécurité alimentaire, validant l'analyse des risques menée par la Commission et l'application des principes de proportionnalité et de non-discrimination. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt consolide la marge d'appréciation des institutions européennes dans la gestion des risques sanitaires, limitant les contestations fondées sur une erreur manifeste d'appréciation.
11 septembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Foshan Lihua Ceramic contestant le refus de la Commission d'ouvrir un réexamen intermédiaire partiel du droit antidumping sur les carreaux en céramique chinois. Il a jugé que la société n'avait pas démontré un changement durable de circonstances justifiant ce réexamen, et que la Commission avait valablement fondé son refus sur l'absence de coopération de l'entreprise lors de l'enquête initiale. Cette décision confirme la rigueur des conditions requises pour obtenir un réexamen antidumping, notamment la nécessité de prouver un changement structurel et durable des conditions de dumping.
11 septembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne valide le règlement fixant des teneurs maximales en hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) dans les compléments alimentaires. Il rejette les recours de fabricants contestant la méthodologie d'analyse des risques et l'application du principe de précaution, estimant que la Commission n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. La décision confirme la légalité des restrictions proportionnées et non discriminatoires au regard du droit de l'UE.
11 septembre 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la banque iranienne Bank Mellat avait perdu son intérêt à agir contre les mesures restrictives sectorielles (restrictions aux transferts de fonds) qui lui étaient appliquées, dès lors que ces mesures avaient été abrogées en cours d'instance suite à la mise en œuvre du plan d'action global commun sur le nucléaire iranien. L'arrêt précise que l'abrogation du régime litigieux fait disparaître l'intérêt à agir, même si la banque avait initialement subi un préjudice, car l'objet du recours (l'annulation des mesures) n'a plus d'effet utile pour l'avenir. Cette décision rappelle l'importance de l'actualité de l'intérêt à agir dans le contentieux de l'annulation des actes de l'Union.
6 septembre 2018
Dans l'arrêt C-527/16, la Cour de justice de l'Union européenne précise que les certificats A1 délivrés par l'État membre d'origine, même à tort, sont contraignants pour l'État membre d'accueil tant qu'ils n'ont pas été retirés ou invalidés, et ce même si ce dernier a déjà reconnu l'assujettissement des travailleurs à son propre régime de sécurité sociale. L'arrêt clarifie également la notion de « remplacement » au sens de l'article 12, paragraphe 1, du règlement (CE) n° 883/2004, en jugeant qu'un travailleur détaché ne peut être considéré comme remplaçant une autre personne lorsque celle-ci a été détachée pour une mission similaire et que le remplacement est effectué dans le cadre d'une rotation normale du personnel.
6 septembre 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que Bank Mellat, une banque iranienne, avait perdu tout intérêt à agir contre les mesures restrictives sectorielles (restrictions aux transferts de fonds) qui lui étaient imposées, dès lors que ces mesures avaient été abrogées en raison de la mise en œuvre du plan d'action global commun sur le nucléaire iranien. L'arrêt précise que l'abrogation du régime litigieux en cours d'instance devant le Tribunal fait disparaître l'intérêt à agir, même si la banque avait initialement subi un préjudice. Cette décision rappelle que, pour les professionnels du droit français, la condition de l'intérêt à agir doit être appréciée de manière continue jusqu'au prononcé de la décision juridictionnelle.
6 septembre 2018