1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.
1 288
Total documents
429 524
Avec texte intégral
275 256
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours contre la décision de l'EUIPO annulant la marque verbale "PLOMBIR" pour des glaces, confirmant son caractère descriptif au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous c), du règlement n° 207/2009. L'arrêt précise que le Tribunal n'est pas tenu de prendre en compte des éléments de preuve présentés pour la première fois devant lui pour contester la qualification descriptive, car cela excède le contrôle de légalité prévu à l'article 76 du même règlement. Pour un praticien français, cette décision rappelle l'importance de produire l'ensemble des arguments et preuves dès la phase administrative devant l'EUIPO, le Tribunal n'étant pas une instance d'appel factuel.
13 décembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne, dans l'affaire T-591/16 *Wahlström/Frontex*, a annulé la décision de non-renouvellement d'un contrat d'agent temporaire, estimant que Frontex avait violé son devoir de sollicitude en se fondant sur un rapport d'évaluation annulé. L'arrêt rappelle que l'administration ne peut utiliser un rapport d'évaluation dépourvu de validité juridique pour justifier une décision de non-renouvellement, sous peine d'erreur manifeste d'appréciation. Cette décision précise les limites du pouvoir discrétionnaire de l'agence en matière de gestion des carrières et renforce la protection des agents temporaires contre les décisions fondées sur des éléments irréguliers.
13 décembre 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-284/15, AlzChem/Commission) porte sur un recours en annulation contre une décision de la Commission européenne ayant constaté l'absence d'aide d'État dans le cadre de la poursuite d'exploitation d'une entreprise chimique en faillite. Le Tribunal se prononce sur la recevabilité du recours (notamment l'affectation individuelle du requérant) et examine en profondeur la notion d'aide d'État, en particulier l'application du critère du créancier privé et l'imputabilité de la mesure à l'État. Pour le praticien français, cet arrêt précise les conditions dans lesquelles une intervention publique lors d'une procédure collective peut échapper à la qualification d'aide d'État, et rappelle l'étendue de l'obligation de motivation de la Commission.
13 décembre 2018
13 décembre 2018
Le Tribunal de l'UE déclare irrecevable le recours en carence introduit par Scandlines Danmark et Scandlines Deutschland contre la Commission européenne, au motif que cette dernière avait déjà pris position sur le financement public de la liaison fixe du détroit de Fehmarn. Cette ordonnance précise qu'une fois que la Commission s'est prononcée sur une aide d'État individuelle, un recours en carence n'est plus possible, même si les requérants contestent le contenu de cette prise de position.
13 décembre 2018
Le Tribunal de l'UE a déclaré irrecevable le recours en annulation introduit par Scandlines Danmark et Scandlines Deutschland contre la Commission européenne, concernant le financement public de la liaison fixe du détroit de Fehmarn. La décision attaquée a été qualifiée d'acte purement confirmatif ou d'acte préparatoire, non susceptible de recours. Cette ordonnance rappelle les strictes conditions de recevabilité des recours contre les décisions de la Commission en matière d'aides d'État.
13 décembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions de déchéance d'une marque de l'UE pour défaut d'usage sérieux, en particulier dans le cadre d'un enregistrement international désignant l'UE. Il interprète l'article 158, paragraphe 2, du règlement n° 207/2009 (devenu article 198, paragraphe 2, du règlement 2017/1001) concernant la demande en nullité des effets de l'enregistrement international, et l'article 51, paragraphe 1, sous a) (devenu article 58, paragraphe 1, sous a)) sur l'absence d'usage sérieux pour certains produits et services, ainsi que la notion de "justes motifs de non-usage".
13 décembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne, rendu dans les affaires jointes T-641/16 RENV et T-137/17, rejette les recours d'une fonctionnaire contestant son non-admission à un concours général, faute de reconnaissance de ses diplômes. Le juge rappelle notamment le principe de l'autorité de la chose jugée, la nécessité d'une concordance entre la réclamation administrative préalable et la requête contentieuse, et précise les conditions dans lesquelles un acte fait grief au sens du statut des fonctionnaires.
13 décembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE rejette le recours d'un fonctionnaire de l'ENISA contestant la méthode de calcul de l'adaptation annuelle de sa rémunération pour 2011 et 2012. Le juge confirme la validité des règlements 422/2014 et 423/2014, estimant que l'institution n'a pas violé son obligation de motivation, le principe de proportionnalité ou la confiance légitime du requérant, et que les règles relatives au dialogue social ont été respectées.
13 décembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne concerne le refus de l'Agence Frontex de renouveler le contrat d'agent temporaire de M. Wahlström. Le Tribunal annule la décision de non-renouvellement, jugeant que Frontex a violé son devoir de sollicitude en se fondant sur un rapport d'évaluation annulé et en commettant une erreur manifeste d'appréciation. Pour le praticien français, cette décision précise les limites du pouvoir discrétionnaire de l'administration dans le non-renouvellement des contrats d'agents temporaires, notamment l'obligation de ne pas utiliser des éléments de droit annulés.
13 décembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé le règlement (UE) 2016/646 de la Commission en ce qu'il fixait des valeurs limites trop élevées pour les émissions d'oxydes d'azote (NOx) lors des essais en conditions de conduite réelles (RDE), estimant que la Commission avait outrepassé ses compétences en affaiblissant les normes d'émission Euro 6. La portée de cet arrêt est majeure pour un professionnel du droit français : il confirme la recevabilité des recours formés par des collectivités territoriales (comme Paris, Bruxelles et Madrid) contre des actes de l'UE affectant directement leurs compétences en matière de protection de l'environnement et de limitation de la circulation. En conséquence, cet arrêt renforce le contrôle juridictionnel sur les actes délégués de la Commission et peut servir de fondement pour contester d'autres réglementations techniques européennes perçues comme insuffisamment protectrices de la santé publique.
13 décembre 2018
Le Tribunal de l'UE annule partiellement la décision de la Commission concernant des aides d'État accordées par des aéroports à Ryanair et sa filiale, faute pour la Commission d'avoir correctement appliqué le critère de l'investisseur privé en économie de marché. L'arrêt précise les conditions dans lesquelles des accords de services aéroportuaires et de marketing peuvent constituer un avantage sélectif, et rappelle les exigences procédurales liées au droit d'accès au dossier et au droit d'être entendu dans le cadre des enquêtes sur les aides d'État.
13 décembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme la qualification d'aide d'État incompatible pour les accords conclus entre la CCI de Nîmes et Ryanair, relatifs à des services aéroportuaires et marketing. Il précise que les actes d'une chambre de commerce sont imputables à l'État et que le critère de l'investisseur privé en économie de marché n'est pas rempli en l'absence de rentabilité à long terme. Enfin, il rejette les moyens tirés d'une violation des droits de la défense, validant la procédure de récupération de l'aide.
13 décembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne déclare irrecevable le recours en carence introduit par Scandlines Danmark et Scandlines Deutschland, qui reprochaient à la Commission européenne de ne pas avoir statué sur le caractère d'aide d'État de financements publics pour le projet de liaison fixe du détroit de Fehmarn. La Commission ayant pris position sur ces mesures, la condition de carence préalable n'était pas remplie, rendant le recours irrecevable. Cette ordonnance rappelle que l'absence d'acte attaquable ne peut être invoquée lorsque la Commission s'est déjà prononcée, même de manière informelle.
13 décembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission affectant rétroactivement le fonctionnaire Pipiliagkas, faute de compétence de l'autorité signataire au regard de l'article 22 bis du statut. Il a également rejeté la demande de réparation des préjudices matériel et moral, faute de lien de causalité direct entre l'illégalité et les dommages allégués. Cet arrêt rappelle l'importance de la compétence de l'autorité investie du pouvoir de nomination dans les décisions individuelles affectant les fonctionnaires.
13 décembre 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-632/16) rejette le recours d'un fonctionnaire de l'ENISA contestant les adaptations annuelles de sa rémunération pour 2011 et 2012, fixées par les règlements nos 422/2014 et 423/2014. Le Tribunal valide ces adaptations en considérant que l'institution a suffisamment motivé sa décision et respecté le principe de proportionnalité, sans violer la confiance légitime du requérant ni les règles du dialogue social. Cette décision confirme la marge d'appréciation des institutions dans la fixation des rémunérations des fonctionnaires européens.
13 décembre 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-530/16) rejette les recours de fonctionnaires contestant les adaptations limitées de leurs rémunérations et pensions pour 2011 et 2012, opérées par les règlements (UE) n° 422/2014 et 423/2014. Le Tribunal valide ces mesures en considérant que la Commission a suffisamment motivé sa décision face à la crise économique, sans violer le principe de proportionnalité ni la confiance légitime des agents. Cette décision confirme la marge d'appréciation de l'institution dans la fixation des rémunérations, même en l'absence d'accord syndical préalable.
13 décembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé le règlement (UE) 2016/646 de la Commission, qui fixait des valeurs limites d'oxydes d'azote (NOx) trop permissives pour les essais en conditions de conduite réelles (RDE) des véhicules Euro 6. La Commission a été jugée incompétente pour abaisser ces seuils par rapport aux limites prévues par le règlement de base (CE) n° 715/2007, ce qui constituait une violation des normes juridiques supérieures. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme que les collectivités territoriales, comme Paris, ont un intérêt à agir pour contester des normes européennes affectant leurs compétences en matière de restriction de circulation, et il souligne l'importance du respect de la hiérarchie des normes dans la réglementation technique automobile.
13 décembre 2018
Le Tribunal de l'UE a rejeté les recours de Ryanair et de sa filiale contre la décision de la Commission qualifiant d'aides d'État incompatibles les accords conclus avec la chambre de commerce de Nîmes pour des services aéroportuaires et marketing. Il confirme que ces accords, analysés sous l'angle du critère de l'investisseur privé en économie de marché, ont octroyé un avantage sélectif à la compagnie, imputable à l'État via la chambre consulaire. L'arrêt valide également la procédure de récupération des aides et écarte les griefs tirés d'une violation des droits de la défense (accès au dossier et droit d'être entendu).
13 décembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de Stena Line Scandinavia AB contre la décision de la Commission européenne de ne pas soulever d'objections concernant le financement public de la liaison fixe rail-route du détroit de Fehmarn. Il confirme que la Commission n'a pas commis d'erreur en qualifiant certaines mesures d'absence d'aide d'État et en déclarant les autres compatibles avec le marché intérieur en tant que projet important d'intérêt européen commun. L'arrêt précise les conditions de nécessité, d'effet incitatif et de proportionnalité de l'aide, et écarte l'existence de difficultés sérieuses justifiant l'ouverture d'une procédure formelle d'examen.
13 décembre 2018