1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.
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Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117L'arrêt du Tribunal de l'UE du 15 mai 2018 (affaire T-676/16, Wirecard/EUIPO) confirme le refus d'enregistrement de la marque figurative « mycard2go » pour défaut de caractère distinctif et caractère descriptif. Le Tribunal juge que cette marque, composée d'éléments descriptifs en anglais, est perçue par le public pertinent comme une simple indication de la fonction du produit (carte prépayée), et non comme une indication d'origine commerciale. Cette décision illustre l'application stricte des motifs absolus de refus prévus à l'article 7, § 1, b) et c) du règlement sur la marque de l'UE.
15 mai 2018
Le président du Tribunal de l'UE a rejeté la demande de sursis à exécution de la décision de la Commission déclarant une aide d'État espagnole (garantie publique) en faveur de clubs de football professionnels incompatible avec le marché intérieur. L'ordonnance précise les conditions strictes pour obtenir des mesures provisoires, notamment l'absence de fumus boni juris et d'urgence caractérisée pour le club requérant. Cette décision confirme la rigueur du contrôle juridictionnel en matière d'aides d'État et la difficulté pour les bénéficiaires d'obtenir un sursis à exécution d'une décision de récupération.
15 mai 2018
Cet arrêt du Tribunal de l’UE confirme le refus d’enregistrement de la marque verbale « mycard2go » pour des services financiers et de télécommunications, au motif qu’elle est descriptive (article 7, § 1, c) du règlement 207/2009). Le signe décrit directement la fonction du service (carte prépayée utilisable immédiatement) et ne possède pas de caractère distinctif intrinsèque (article 7, § 1, b). La décision précise que l’absence de caractère distinctif et le caractère descriptif peuvent se cumuler, et que l’obligation de motivation de l’EUIPO est satisfaite dès lors que les motifs de refus sont clairement exposés.
15 mai 2018
8 mai 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme la compétence de l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) pour déclarer la non-conformité d'un dossier d'enregistrement REACH, même en l'absence de décision formelle de sa part. Il précise que la lettre de l'ECHA informant une entreprise de cette non-conformité constitue un acte attaquable, car elle produit des effets juridiques en engageant la procédure de mise en conformité. Pour le praticien français, cette décision clarifie le contrôle juridictionnel des actes préparatoires de l'ECHA et la recevabilité des recours contre ces notifications.
8 mai 2018
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) précise que le droit de l'Union, notamment l'article 20 TFUE et la Charte des droits fondamentaux, ne s'oppose pas à ce qu'un État membre refuse d'examiner une demande de séjour pour regroupement familial introduite par un ressortissant d'un pays tiers faisant l'objet d'une interdiction d'entrée, lorsque le citoyen de l'Union avec lequel le regroupement est demandé n'a jamais exercé sa liberté de circulation. La Cour juge que la directive 2008/115/CE (directive "retour") n'impose pas non plus l'examen d'une telle demande, même si l'interdiction d'entrée a été prononcée en méconnaissance de ses exigences procédurales.
8 mai 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi formé par Meissen Keramik GmbH contre une décision du Tribunal de l'Union européenne, confirmant ainsi le refus de l'EUIPO d'enregistrer une marque de l'Union européenne. Cette ordonnance, rendue par le président de la deuxième chambre, rappelle les conditions strictes de recevabilité des pourvois et l'absence d'erreur de droit dans l'appréciation du caractère distinctif de la marque. Pour un praticien français, cette décision illustre la rigueur procédurale devant la Cour et les limites du contrôle juridictionnel en matière de marques.
8 mai 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Luxottica Group contre le refus de l'EUIPO d'admettre l'opposition fondée sur la marque renommée Ray-Ban contre la demande de marque figurative BeyBeni. Il a jugé que le demandeur n'avait pas démontré que l'usage de la marque contestée tirerait indûment profit du caractère distinctif ou de la renommée de la marque antérieure, ni qu'il lui porterait préjudice. Cette décision précise les conditions d'application de l'article 8, paragraphe 5, du règlement sur la marque de l'Union européenne, notamment l'exigence d'un lien entre les signes et la preuve d'un risque de profit indu ou de préjudice.
8 mai 2018
L'arrêt du Tribunal de l'Union européenne du 8 mai 2018 dans l'affaire T-283/15 (Esso Raffinage/ECHA) précise la portée du contrôle juridictionnel sur les décisions de l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) déclarant la non-conformité d'un dossier d'enregistrement REACH. Le Tribunal se déclare compétent pour connaître d'un recours en annulation contre une telle déclaration, considérée comme un acte attaquable affectant directement et individuellement le déclarant, et clarifie l'interprétation des articles 41, 42 et 126 du règlement (CE) n° 1907/2006 concernant l'évaluation des dossiers et les obligations des déclarants.
8 mai 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme le rejet de l'opposition formée par Luxottica (propriétaire de la marque renommée Ray-Ban) contre l'enregistrement de la marque figurative BeyBeni. Le Tribunal juge que, pour bénéficier de la protection élargie de l'article 8, paragraphe 5, du règlement, le titulaire de la marque antérieure doit démontrer un risque de dilution, de parasitisme ou de préjudice au caractère distinctif, ce qui n'était pas établi en l'espèce. En pratique, cette décision rappelle que la simple renommée d'une marque ne suffit pas à empêcher l'enregistrement d'un signe similaire ; il faut prouver un lien concret dans l'esprit du public et un préjudice économique avéré.
8 mai 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 4 mai 2018 (affaire T-241/16) rejette le recours d'El Corte Inglés contre le refus d'enregistrement de la marque figurative "EW" pour des vêtements, en raison de l'absence de risque de confusion avec la marque verbale antérieure "WE". Le Tribunal confirme que, malgré la similitude visuelle partielle, les différences phonétiques et conceptuelles entre les signes, combinées au caractère faiblement distinctif de "WE", excluent tout risque de confusion au sens de l'article 8, §1, b) du règlement n° 207/2009.
4 mai 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 4 mai 2018 (affaire T-241/16) rejette le recours d'El Corte Inglés contre une décision de l'EUIPO, confirmant l'absence de risque de confusion entre la marque figurative demandée "EW" et la marque verbale antérieure "WE" pour des produits identiques ou similaires. Le Tribunal souligne que, malgré l'identité des lettres, la perception visuelle et conceptuelle différente des signes (ordre des lettres inversé) exclut tout risque de confusion pour le consommateur moyen, conformément à l'article 8, §1, b) du règlement 207/2009. Cette décision rappelle que l'inversion de lettres dans un sigle court ne crée pas automatiquement un risque de confusion, même en cas de similarité des produits.
4 mai 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission refusant d'accorder une pension de survie à un fonctionnaire survivant, au motif que la condition d'ancienneté du mariage (un an avant le décès) prévue à l'article 17 de l'annexe VIII du statut était remplie. L'arrêt précise que cette condition doit être interprétée strictement et ne saurait être étendue aux partenariats non matrimoniaux, même stables, confirmant ainsi la distinction entre mariage et partenariat enregistré dans le régime statutaire des pensions.
3 mai 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule la décision de la Commission d'accorder l'accès à des documents échangés avec Malte dans le cadre du contrôle de la politique commune de la pêche, sur le fondement du règlement 1049/2001. Le Tribunal juge que la Commission aurait dû fonder sa décision sur l'article 113 du règlement 1224/2009, qui prévoit un régime spécifique de confidentialité pour ces documents, et non sur le droit général d'accès. Il en résulte que le droit d'accès du public aux documents relatifs aux contrôles des pêches est limité par les règles spéciales de ce secteur.
3 mai 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule la décision de la Commission d'accorder l'accès à des documents échangés avec Malte dans le cadre du contrôle de la politique commune de la pêche, au motif que la Commission a violé l'obligation de coopération loyale en ne consultant pas préalablement l'État membre. Il précise que l'article 113 du règlement (CE) n° 1224/2009 constitue une base juridique spéciale dérogeant au règlement général sur l'accès aux documents (n° 1049/2001), imposant à la Commission de recueillir l'accord de l'État membre avant toute divulgation.
3 mai 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'un fonctionnaire contestant le refus de la Commission de lui accorder une pension de survie au titre de son partenariat non matrimonial. L'arrêt confirme que l'article 17, premier alinéa, de l'annexe VIII du statut impose une condition d'ancienneté du mariage pour l'octroi de cette pension, sans étendre ce droit aux partenaires enregistrés. Cette décision précise les limites du régime statutaire des pensions de survie pour les agents de l'UE.
3 mai 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE, rendu sur le fondement d'une clause compromissoire, concerne un litige financier entre la Commission européenne et la société Sigma Orionis dans le cadre de l'exécution de contrats de subvention de recherche (7e PCRD et Horizon 2020). Le Tribunal rejette la demande de la société visant à obtenir le paiement des sommes dues, validant la suspension des paiements et la résiliation des contrats par la Commission à la suite d'un audit financier ayant révélé des irrégularités. Il écarte également la demande en responsabilité non contractuelle de l'institution.
3 mai 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Gall Pharma contre le refus d'enregistrement de la marque verbale "Styriagra" pour des produits pharmaceutiques. Il a confirmé que cette marque tire indûment profit de la renommée de la marque antérieure "VIAGRA" au sens de l'article 8, paragraphe 5, du règlement sur la marque de l'Union européenne, en raison des similitudes visuelles et phonétiques et du lien conceptuel entre les signes.
3 mai 2018
Cet arrêt de la Cour de justice précise les limites du contrôle juridictionnel dans les marchés publics de l'UE, notamment l'interdiction pour le Tribunal de statuer *ultra petita* et les conditions de la pondération des sous-critères d'attribution. Il confirme que l'EUIPO n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en rejetant l'offre d'European Dynamics, et rappelle les exigences de motivation des décisions de rejet ainsi que les conditions d'engagement de la responsabilité non contractuelle de l'Union pour perte de chance.
3 mai 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme le rejet de l'opposition de Pfizer contre la marque "Styriagra" pour des compléments alimentaires, estimant que le lien entre cette marque et la célèbre marque "VIAGRA" n'est pas suffisamment établi pour conclure à un profit indûment tiré de la renommée de cette dernière. Il précise que l'article 8, paragraphe 5, du règlement sur la marque de l'UE exige une démonstration concrète d'un risque d'avantage indu, lequel ne saurait être présumé du seul fait de la similitude des signes et de la renommée de la marque antérieure.
3 mai 2018