1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.
1 288
Total documents
429 524
Avec texte intégral
275 256
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117Dans l'affaire C-551/16, la Cour de justice de l'Union européenne interprète les articles 7, 63 et 64 du règlement (CE) n° 883/2004 relatifs au maintien du droit aux prestations de chômage pour un chômeur se rendant dans un autre État membre ou en Suisse. Elle précise que la durée maximale de trois mois pour l'exportation de ces prestations, prévue à l'article 64, s'applique également aux chômeurs se rendant en Suisse en vertu de l'accord bilatéral. Cet arrêt clarifie les conditions de coordination des systèmes de sécurité sociale entre l'UE et la Suisse pour les demandeurs d'emploi.
21 mars 2018
21 mars 2018
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) interprète le principe ne bis in idem (article 50 de la Charte des droits fondamentaux) dans le contexte des sanctions pour manipulations de marché (directive 2003/6/CE). Il précise qu'une sanction administrative de nature pénale et une sanction pénale infligées pour les mêmes faits constituent une double poursuite prohibée, sauf si la limitation du principe remplit les conditions strictes de l'article 52, paragraphe 1 de la Charte (notamment une poursuite unique, coordonnée et proportionnée). Pour le professionnel du droit français, cet arrêt impose de vérifier la compatibilité des cumuls de sanctions administratives et pénales en droit boursier avec le droit de l'Union.
20 mars 2018
La Cour de justice de l'Union européenne, dans l'arrêt Menci (C-524/15), a jugé que le cumul de poursuites et de sanctions administratives et pénales pour défaut de paiement de la TVA peut être compatible avec le principe ne bis in idem (article 50 de la Charte) sous certaines conditions strictes. Une telle limitation est admissible si elle poursuit un objectif d'intérêt général (comme la lutte contre la fraude fiscale), est proportionnée et encadrée par des règles claires garantissant que la rigueur de l'ensemble des sanctions ne dépasse pas la gravité de l'infraction. Pour le praticien français, cet arrêt valide sous conditions le système français de double sanction (amende fiscale et poursuite pénale pour fraude fiscale), mais impose un contrôle de proportionnalité au cas par cas.
20 mars 2018
20 mars 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions de prise en compte, pour le calcul de la pension de retraite d'un fonctionnaire, des périodes de service accomplies en tant qu'agent auxiliaire. Il juge que le refus de l'administration de prendre en compte ces périodes, faute de base juridique suffisante au moment de l'engagement, est légal. La décision confirme ainsi que l'absence de disposition expresse dans le statut ou le contrat initial empêche la validation de ces services pour la pension.
20 mars 2018
La Cour de justice a condamné l'Autriche pour manquement aux directives européennes sur les marchés publics, en raison de l'attribution directe de la production de documents d'identité et de documents officiels à une imprimerie d'État constituée en société de droit privé, sans mise en concurrence préalable. L'arrêt précise que les exigences de sécurité liées à ces documents ne justifient pas une dérogation générale aux règles de passation des marchés, et que les États membres doivent démontrer la nécessité et la proportionnalité des mesures dérogatoires invoquées pour protéger leurs intérêts essentiels.
20 mars 2018
L'arrêt Garlsson Real Estate (C-537/16) précise les conditions dans lesquelles le cumul de poursuites et de sanctions administratives et pénales pour des faits de manipulations de marché est compatible avec le principe ne bis in idem (article 50 de la Charte). La Cour juge que, lorsque la sanction administrative revêt une nature pénale, un tel cumul n'est admissible que s'il est strictement nécessaire et proportionné, et si les deux procédures sont suffisamment coordonnées pour éviter un préjudice disproportionné pour la personne concernée. Cette décision impose donc au juge national de vérifier si la législation italienne, qui prévoit un double régime répressif pour les abus de marché, respecte ces exigences de nécessité et de proportionnalité.
20 mars 2018
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) précise les conditions dans lesquelles le principe ne bis in idem (article 50 de la Charte) s'oppose à ce qu'une sanction administrative de nature pénale soit infligée pour des opérations d'initiés après un jugement pénal définitif de relaxe sur les mêmes faits. La Cour juge que le cumul de procédures et de sanctions (pénale et administrative) est possible sous réserve que la limitation au principe ne bis in idem soit prévue par la loi, respecte le contenu essentiel dudit principe et soit proportionnée, ce qui implique des règles claires et précises permettant de prévoir quels faits et quelles infractions peuvent faire l'objet d'un cumul.
20 mars 2018
20 mars 2018
20 mars 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE (T-734/16) précise les conditions de prise en compte, pour le calcul de la pension d'un fonctionnaire, des périodes de service accomplies en tant qu'agent auxiliaire. Il rappelle que cette prise en compte est subordonnée au respect des conditions strictes prévues par le statut, notamment l'existence d'une base juridique spécifique, et ne saurait résulter d'une simple interprétation large des textes.
20 mars 2018
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne rectifie un arrêt antérieur rendu dans l'affaire C-630/16, concernant une procédure engagée par la société finlandaise Anstar Oy. La rectification porte sur une erreur matérielle ou une omission dans le texte de l'arrêt initial, sans en modifier le sens ou la portée juridique. Pour le praticien français, cette ordonnance n'introduit aucun changement substantiel au droit applicable, mais constitue une simple correction formelle du dispositif ou des motifs de l'arrêt rectifié.
20 mars 2018
Cet arrêt du Tribunal de l’UE confirme le rejet de l’opposition formée par Grupo Osborne contre la marque figurative DONTORO dog friendship. Il précise que des produits et services peuvent être considérés comme complémentaires au sens de l’article 8, § 1, b) du règlement sur la marque de l’UE, même s’ils ne sont pas similaires en nature, dès lors qu’ils sont étroitement liés dans l’esprit du consommateur. En l’espèce, le Tribunal a jugé que les produits pour animaux et les services de restauration n’étaient pas complémentaires, écartant ainsi tout risque de confusion avec la marque antérieure.
20 mars 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 20 mars 2018 (affaire T-390/16) précise l'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement sur la marque de l'UE, en se focalisant sur la notion de complémentarité des produits et services. Il confirme que des produits et services peuvent être considérés comme complémentaires même s'ils ne relèvent pas des mêmes catégories générales, dès lors qu'ils sont étroitement liés et que les consommateurs peuvent raisonnablement penser qu'ils proviennent de la même entreprise. En l'espèce, le Tribunal a jugé qu'il existait un risque de confusion entre la marque figurative demandée "DONTORO dog friendship" et la marque antérieure "TORO", en raison de la complémentarité entre les produits alimentaires pour animaux et les services de restauration.
20 mars 2018
Le Tribunal de l'Union européenne s'est déclaré incompétent pour connaître d'une demande de remboursement de droits antidumping, renvoyant cette compétence aux juridictions nationales. L'affaire concernait des importations d'éléments de fixation en fer ou en acier originaires de Chine ou expédiés de Malaisie, soumises aux règlements (CE) n° 91/2009 et (UE) n° 723/2011. Cette décision confirme que le contentieux du remboursement des droits perçus relève du juge national, et non du juge de l'Union.
20 mars 2018
Le Tribunal de l'Union européenne s'est déclaré incompétent pour connaître d'une demande de remboursement de droits antidumping, introduite par une société tchèque, au motif que cette demande relève de la compétence exclusive du juge national. L'affaire portait sur des importations d'éléments de fixation originaires de Chine, soumises aux règlements (CE) no 91/2009 et (UE) no 723/2011.
20 mars 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer dans le litige opposant Pio De Bragança à l'EUIPO concernant la marque figurative "QUIS UT DEUS", en raison de l'absence de demande de renouvellement de l'enregistrement de cette marque. Cette affaire illustre qu'une procédure de déchéance devient sans objet lorsque la marque contestée a été radiée du registre pour défaut de renouvellement, privant ainsi le recours de tout effet utile. Pour un praticien français, cette décision rappelle l'importance cruciale du respect des délais de renouvellement des marques de l'Union européenne, faute de quoi toute action contentieuse ultérieure peut être privée de fondement.
19 mars 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rendu une ordonnance de non-lieu à statuer dans l'affaire T-822/16, concernant un litige relatif à une marque de l'UE figurative «_kix». La procédure a été clôturée sans jugement au fond car la décision attaquée de la chambre de recours de l'EUIPO a été révoquée, faisant disparaître l'objet du litige. Cette décision rappelle qu'une intervention en cause devant le Tribunal est irrecevable si le mémoire en réponse est déposé hors délai, même pour l'autre partie à la procédure devant la chambre de recours.
16 mars 2018
La Cour de justice de l'Union européenne précise que le droit à un recours non prohibitif, garanti par la directive 2011/92/UE et la convention d’Aarhus, s’applique aux décisions, actes ou omissions relevant de la participation du public, y compris les recours prématurés intentés avant l’achèvement de la procédure administrative. L’arrêt interdit aux États membres de subordonner l’accès au juge à des conditions de coût dissuasives, même en cas de recours formé avant la décision finale d’autorisation d’un projet.
15 mars 2018