1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.
1 288
Total documents
429 524
Avec texte intégral
275 256
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117L'arrêt du Tribunal de l'UE annule la décision de la Commission européenne qui avait rendu obligatoires les engagements de Paramount, interdisant les clauses d'exclusivité territoriale dans les contrats de licence de chaînes payantes. Le Tribunal estime que la Commission a violé le principe de proportionnalité en ne vérifiant pas si ces engagements affectaient de manière excessive les droits contractuels de Groupe Canal+, tiers au litige. Cette décision rappelle que la Commission doit évaluer l'impact concret des engagements sur les droits des tiers avant de les imposer.
12 décembre 2018
Le Tribunal de l'UE annule partiellement le gel des fonds de Syriatel, estimant que le Conseil n'a pas suffisamment motivé l'inscription de cette société sur la liste des personnes et entités visées par les mesures restrictives contre la Syrie. L'arrêt rappelle l'obligation pour le Conseil de fournir une motivation individualisée et concrète, et non de simples allégations générales, pour justifier le maintien de telles mesures. Cette décision réaffirme l'importance des droits de la défense et du contrôle juridictionnel effectif dans le cadre des sanctions économiques européennes.
12 décembre 2018
Le Tribunal de l'UE s'est déclaré incompétent pour connaître d'un recours en annulation dirigé contre la déclaration UE-Turquie du 18 mars 2016, estimant que cet acte n'émanait pas du Conseil européen mais des chefs d'État ou de gouvernement des États membres agissant collectivement en dehors du cadre juridique de l'Union. Cette ordonnance précise ainsi les critères de distinction entre un acte imputable à une institution de l'Union et un acte intergouvernemental, excluant ce dernier du contrôle de légalité de l'article 263 TFUE.
11 décembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne s'est déclaré incompétent pour connaître d'un recours en annulation dirigé contre la déclaration UE-Turquie du 18 mars 2016, considérant que cet acte n'émanait pas du Conseil européen mais des chefs d'État ou de gouvernement des États membres agissant collectivement en dehors du cadre juridique de l'Union. Cette ordonnance précise que la notion d'"accord international" au sens de l'article 263 TFUE ne couvre pas les déclarations politiques adoptées par les États membres lors de réunions informelles, même tenues dans les locaux du Conseil.
11 décembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE concerne une action en responsabilité non contractuelle introduite par Bank Refah Kargaran contre le Conseil. La banque iranienne réclamait réparation du préjudice subi du fait de son inscription et de son maintien sur la liste des personnes et entités soumises au gel des fonds dans le cadre des mesures restrictives contre l'Iran. Le Tribunal s'est déclaré compétent et a examiné l'existence d'une violation suffisamment caractérisée d'une règle de droit conférant des droits aux particuliers, condition nécessaire pour engager la responsabilité de l'Union.
10 décembre 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 10 décembre 2018 dans l'affaire T-552/15 (*Bank Refah Kargaran / Conseil*) précise les conditions de la responsabilité non contractuelle de l'Union pour les préjudices causés par des mesures restrictives (gel de fonds) prises dans le cadre de la PESC. Le Tribunal s'est déclaré compétent pour connaître d'une telle action et a examiné l'existence d'une violation suffisamment caractérisée d'une règle de droit conférant des droits aux particuliers, ouvrant ainsi la voie à une éventuelle réparation.
10 décembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE rejette le recours de la Belgique contre la décision de la Commission qualifiant d'aide d'État incompatible le régime de garantie publique protégeant les participations des particuliers dans les sociétés coopératives financières du groupe ARCO. Le Tribunal confirme que la garantie constitue une aide d'État et que son versement aux associés est interdit, tout en validant l'obligation de récupération et le principe de proportionnalité de la mesure.
7 décembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la Belgique contre la décision de la Commission déclarant le régime de garantie des participations des personnes physiques dans les sociétés coopératives financières du groupe ARCO comme une aide d'État incompatible avec le marché intérieur. Le Tribunal a confirmé que ce régime constituait une aide illégale et a validé l'obligation de récupération des montants versés, tout en jugeant la mesure proportionnée. Cette décision précise les conditions de qualification d'une garantie publique comme aide d'État et les limites de la récupération en cas d'atteinte aux droits des tiers.
7 décembre 2018
6 décembre 2018
Le Tribunal de l'UE annule la décision de l'EUIPO qui avait rejeté l'opposition de Vans, Inc. contre l'enregistrement d'une marque figurative "V". Il juge que l'EUIPO a violé la règle 19, paragraphe 2, sous a), ii), du règlement n° 2868/95 en exigeant une preuve excessive de l'existence et de la validité de la marque antérieure de Vans, alors que celle-ci était enregistrée au niveau international et désignait l'UE. Cette décision précise les conditions de preuve pour les marques internationales dans le cadre d'une procédure d'opposition.
6 décembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions de preuve de l'existence et de la validité d'une marque internationale antérieure invoquée à l'appui d'une opposition, conformément à la règle 19, paragraphe 2, sous a), ii), du règlement n° 2868/95. Il confirme que le simple enregistrement international ne suffit pas et qu'il faut démontrer la protection effective dans l'État membre désigné, et examine le risque de confusion entre des signes constitués de lignes sur une chaussure au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009. Enfin, il écarte l'argument tiré de la confiance légitime en l'absence de promesse précise de l'EUIPO.
6 décembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de l'EUIPO dans le litige opposant Deichmann à Vans concernant la marque figurative « V ». L'arrêt précise les conditions de preuve de l'existence, de la validité et de l'étendue de la protection d'une marque antérieure enregistrée au niveau international, notamment sous l'angle de la règle 19, paragraphe 2, sous a), ii), du règlement n° 2868/95. Pour le praticien français, cette décision clarifie les exigences probatoires en matière d'opposition fondée sur une marque internationale désignant l'Union européenne.
6 décembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de l'EUIPO qui avait rejeté l'opposition de Vans, estimant que l'Office avait commis une erreur en n'exigeant pas la preuve de l'enregistrement et de la protection de la marque antérieure conformément à la règle 19, paragraphe 2, sous a), ii), du règlement n° 2868/95. L'arrêt précise les conditions de recevabilité des preuves de l'existence et de la validité d'une marque internationale désignant l'Union, et rappelle les critères d'appréciation du risque de confusion entre des signes figuratifs composés d'une simple lettre.
6 décembre 2018
Le Tribunal de l'UE a annulé la décision de l'EUIPO qui rejetait l'opposition de Vans contre la demande de marque figurative de Deichmann représentant des lignes sur une chaussure. Il a jugé que l'EUIPO avait violé le principe de confiance légitime en exigeant de Vans une preuve de l'existence de sa marque internationale antérieure selon une règle procédurale (règle 19) qui n'était pas encore applicable au moment de la procédure. Cette décision clarifie les obligations procédurales en matière de preuve des marques internationales dans les oppositions.
6 décembre 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE dans l'affaire T-531/18 annule partiellement la décision de la Commission infligeant une amende à Coveris Rigid France pour participation à une entente sur le marché du conditionnement alimentaire. Le Tribunal retient que la Commission a violé le principe de responsabilité personnelle en imputant à la société française le comportement d'une société mère, faute de démontrer une continuité économique entre les entités. Cette décision précise les conditions strictes de l'imputabilité des infractions en droit de la concurrence, notamment l'absence de présomption de responsabilité en cas de restructuration.
6 décembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule partiellement la décision de la Commission infligeant une amende à Coveris Rigid France pour participation à une entente sur le marché du conditionnement alimentaire. Le Tribunal juge que la Commission a violé le principe de responsabilité personnelle en imputant à la société les agissements d'une entité économique antérieure, faute de continuité économique établie. Cette décision précise les conditions strictes de la transmission de la responsabilité en cas de restructuration d'entreprise.
6 décembre 2018
Le Tribunal de l'UE a annulé la décision de la Commission et de l'EMA de retirer la désignation orpheline de l'Elotuzumab, estimant que les critères légaux pour un tel retrait n'étaient pas remplis. La Cour a jugé que l'autorisation de mise sur le marché du médicament Empliciti ne démontrait pas, à elle seule, que le médicament ne répondait plus aux critères de désignation orpheline, notamment le critère du bénéfice notable. L'arrêt précise ainsi les conditions strictes de retrait d'une désignation orpheline et l'obligation de motivation qui en découle pour les institutions européennes.
5 décembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission refusant l'accès à un rapport d'évaluation d'un organisme notifié dans le secteur des dispositifs médicaux, au motif que l'institution n'avait pas procédé à un examen concret et individuel des documents pour justifier l'exception de protection des intérêts commerciaux. L'arrêt précise les conditions strictes de mise en œuvre de cette exception et rappelle que la Commission doit démontrer en quoi la divulgation porterait concrètement atteinte aux intérêts protégés, sans se contenter d'une présomption générale. Pour le praticien français, cette décision renforce l'obligation de motivation des refus d'accès aux documents et pourrait influencer l'interprétation des exceptions au droit d'accès dans le contentieux administratif national.
5 décembre 2018
Le Tribunal de l'UE a annulé la décision de la Commission et de l'EMA retirant la désignation orpheline de l'Elotuzumab, estimant que le critère de « bénéfice notable » pour les patients n'avait pas été correctement apprécié au regard de l'article 5, paragraphe 12, sous b), du règlement n° 141/2000. L'arrêt rappelle que l'autorisation de mise sur le marché d'un médicament orphelin ne fait pas automatiquement perdre sa désignation, et souligne l'obligation de motivation renforcée de l'Agence lorsqu'elle remet en cause cette qualification.
5 décembre 2018
La Cour de justice de l'Union européenne fixe le montant des dépens récupérables par TV2/Danmark A/S dans le cadre du litige l'opposant à Viasat Broadcasting UK Ltd. Cette ordonnance précise les frais de procédure que la partie perdante doit rembourser, en application des règles de procédure de la Cour.
5 décembre 2018