1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.
1 288
Total documents
433 055
Avec texte intégral
275 757
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 451Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 209Versions consolidées des textes
28 550Propositions · Communications · Initiatives
83 367Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 368La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de l'EUIPO dans l'affaire C-634/16 P, confirmant que la marque verbale "FITNESS" n'était pas nulle. Elle a jugé que le terme "FITNESS" n'était pas descriptif des produits concernés (notamment des boissons et des préparations alimentaires) au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous c), du règlement sur la marque de l'Union européenne, car il ne désignait pas directement une caractéristique essentielle desdits produits. Cette décision précise les conditions d'appréciation du caractère descriptif d'une marque, en insistant sur la nécessité d'un lien direct et concret entre le signe et les produits ou services visés.
24 janvier 2018
L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) du 23 janvier 2018 (affaire C-267/16) précise que Gibraltar est exclu du territoire douanier de l'Union et que la directive 91/477/CEE relative au contrôle de l'acquisition et de la détention d'armes, notamment les dispositions sur la carte européenne d'arme à feu, n'est pas applicable à ce territoire. La Cour juge que le Royaume-Uni n'était pas tenu de transposer cette directive à Gibraltar, et que cette exclusion est valide au regard du droit de l'Union.
23 janvier 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 23 janvier 2018 (affaire T-869/16) confirme la nullité de la marque verbale « SWISSGEAR » pour des produits tels que les bagages et les montres. La décision retient que cette marque est descriptive (art. 7, §1, c) du règlement n° 207/2009) car elle indique que les produits sont de provenance suisse et de type mécanique, et qu'elle est dépourvue de caractère distinctif (art. 7, §1, b). Pour le praticien français, cet arrêt illustre l'application stricte des motifs absolus de nullité, rappelant qu'une combinaison d'éléments descriptifs ne peut être enregistrée comme marque de l'UE sans un caractère distinctif acquis par l'usage.
23 janvier 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a déclaré irrecevable le recours en annulation introduit par QG contre la décision de la Commission concernant un régime d'aides d'État espagnol en faveur de clubs de football professionnel. La requérante n'a pas démontré un intérêt à agir suffisant, car elle n'était pas directement concernée par l'aide litigieuse (taux préférentiel d'imposition). Cette ordonnance rappelle la rigueur des conditions de recevabilité des recours individuels contre les décisions de la Commission en matière d'aides d'État.
23 janvier 2018
L'ordonnance du président de la Cour de justice de l'Union européenne dans l'affaire C-344/16, rendue le 23 janvier 2018, porte sur une demande de décision préjudicielle du Bundesgerichtshof allemand. Elle concerne l'interprétation du droit de l'Union en matière d'accès au marché des services ferroviaires, notamment les obligations des gestionnaires d'infrastructures envers les entreprises ferroviaires. La décision clarifie les conditions dans lesquelles une entreprise ferroviaire peut contester les redevances d'infrastructure imposées par un gestionnaire de gares.
23 janvier 2018
L'arrêt du Tribunal de l'Union européenne du 23 janvier 2018 (affaire T-639/16 P) annule la décision du Tribunal de la fonction publique au motif que sa composition n'était pas légalement constituée, en raison d'une irrégularité dans la procédure de nomination d'un juge. Cette décision rappelle l'importance fondamentale du principe du juge légal et de la nécessité que toute formation de jugement soit établie conformément à la loi, sous peine de nullité de la procédure. Pour le praticien français, cet arrêt constitue un rappel procédural essentiel sur les conditions de validité des décisions de justice en droit de l'Union.
23 janvier 2018
L'ordonnance du président de la quatrième chambre de la Cour de justice de l'Union européenne du 23 janvier 2018 dans l'affaire C-644/16 (Synthon BV / Astellas Pharma Inc.) concerne une demande de décision préjudicielle introduite par le Hoge Raad der Nederlanden (Pays-Bas). Cette affaire portait sur l'interprétation du règlement (CE) n° 469/2009 concernant le certificat complémentaire de protection (CCP) pour les médicaments, et plus spécifiquement sur les conditions de délivrance d'un CCP pour un principe actif ayant déjà fait l'objet d'une autorisation de mise sur le marché en tant que médicament vétérinaire. La Cour a finalement radié l'affaire du registre, ce qui signifie qu'elle n'a pas statué au fond sur les questions posées.
23 janvier 2018
La Cour de justice de l'Union européenne précise l'interprétation de l'article 3, point 3, de la décision-cadre 2002/584/JAI relative au mandat d'arrêt européen, concernant le motif de non-exécution obligatoire pour les mineurs. Elle juge que l'autorité judiciaire d'exécution ne peut refuser la remise d'un mineur au seul motif que l'âge de responsabilité pénale est plus élevé dans son droit national ; elle doit vérifier si l'État d'émission prévoit des conditions permettant concrètement de poursuivre ou condamner ce mineur. L'arrêt impose donc une appréciation au cas par cas, et non un refus automatique fondé sur un seuil d'âge abstrait.
23 janvier 2018
Le Tribunal de l'UE a annulé la décision de l'EUIPO qui avait rejeté la demande en nullité de la marque verbale SWISSGEAR. Il a jugé que l'EUIPO avait commis une erreur en considérant que cette marque était descriptive et dépourvue de caractère distinctif pour des produits tels que les sacs et les vêtements, au sens de l'article 7, §1, sous b) et c), du règlement n° 207/2009. Pour les professionnels du droit français, cet arrêt rappelle l'importance d'une appréciation concrète et individualisée du caractère descriptif d'une marque, qui ne saurait résulter d'une simple association d'éléments faiblement distinctifs sans démontrer un lien direct et concret avec les produits visés.
23 janvier 2018
La Cour de justice, dans ses conclusions, constate que la Pologne a manqué à ses obligations en n'assurant pas l'indépendance de son organisme d'enquête ferroviaire, comme l'exige la directive 2004/49/CE relative à la sécurité des chemins de fer. L'avocat général souligne que l'absence de séparation fonctionnelle et structurelle entre l'organisme d'enquête et les autres entités ferroviaires compromet l'impartialité des investigations. Cette affaire rappelle aux États membres l'importance de transposer correctement les exigences d'indépendance des autorités de sécurité ferroviaire.
23 janvier 2018
La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 23 janvier 2018 (affaire C-179/16), précise les conditions dans lesquelles des communications d'une entreprise pharmaceutique sur les risques d'un usage hors AMM d'un médicament concurrent peuvent constituer une restriction de concurrence par objet au sens de l'article 101 TFUE. L'arrêt clarifie la délimitation du marché pertinent dans le secteur pharmaceutique et examine la qualification de restriction accessoire, en jugeant que des allégations non fondées ou trompeuses sur les risques d'un traitement hors AMM ne sauraient être exemptées. Cette décision est essentielle pour les professionnels du droit français en matière de concurrence et de régulation pharmaceutique, car elle encadre strictement les stratégies de communication des laboratoires visant à dissuader l'usage de produits concurrents.
23 janvier 2018
Ces conclusions de l'avocat général portent sur un pourvoi concernant la recevabilité d'un recours en annulation contre le rejet d'une proposition de financement dans le cadre du mécanisme pour l'interconnexion en Europe (MIE). La question centrale est de déterminer si un courriel de l'Agence exécutive pour l'innovation et les réseaux (INEA) informant la requérante du rejet de sa proposition constitue un acte attaquable, ou si seule la décision ultérieure de la Commission établissant la liste des propositions sélectionnées peut faire l'objet d'un recours. L'avocat général examine la portée du droit à une protection juridictionnelle effective dans ce contexte procédural.
23 janvier 2018
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) du 23 janvier 2018 précise les conditions dans lesquelles des allégations d'un laboratoire pharmaceutique sur les risques d'un usage hors AMM d'un médicament concurrent peuvent constituer une restriction de concurrence par objet au sens de l'article 101 TFUE. La Cour juge que de telles pratiques, visant à dissuader l'utilisation d'un traitement alternatif, ne sauraient bénéficier d'une exemption et peuvent être qualifiées d'entente anticoncurrentielle, indépendamment de la définition du marché pertinent.
23 janvier 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule la décision du Tribunal de la fonction publique pour vice de composition de la formation de jugement. Il précise que la nomination d'un juge par le Conseil, en l'absence de proposition des États membres, viole le principe du juge légal. En conséquence, l'affaire est renvoyée devant une nouvelle formation de jugement.
23 janvier 2018
L'arrêt Piotrowski (C-367/16) précise que le motif de non-exécution obligatoire du mandat d'arrêt européen pour les mineurs (article 3, point 3 de la décision-cadre) impose à l'État membre d'exécution de vérifier si la personne recherchée a atteint l'âge de la responsabilité pénale dans l'État d'émission. Il interdit à l'État d'exécution de subordonner la remise à des conditions supplémentaires de son droit national, comme une appréciation au cas par cas de la possibilité concrète de poursuivre ou condamner le mineur.
23 janvier 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme manifestement irrecevable un recours en indemnité visant à engager la responsabilité de l'Union. La demande était fondée sur des décisions juridictionnelles (du Tribunal et de la Cour) que le requérant estimait préjudiciables, mais le recours a été écarté pour défaut de représentation par un avocat et pour irrecevabilité de principe. Cette ordonnance rappelle que les voies de recours contre les décisions des juridictions de l'Union sont strictement encadrées et ne sauraient être contournées par une action en responsabilité.
23 janvier 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours en annulation introduit par QG contre la décision de la Commission déclarant incompatible avec le marché intérieur une aide d'État espagnole sous forme d'un taux préférentiel d'impôt sur les sociétés pour certains clubs de football professionnel. Le requérant a été jugé dépourvu d'intérêt à agir, car il n'a pas démontré que l'annulation de la décision lui procurerait un bénéfice personnel. Cette ordonnance confirme la rigueur du contrôle de la recevabilité des recours individuels en matière d'aides d'État.
23 janvier 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours en annulation introduit par un particulier contre la décision de la Commission déclarant incompatible avec le marché intérieur une aide d'État espagnole sous forme d'un taux préférentiel d'impôt sur les sociétés accordé à certains clubs de football professionnel. Le requérant a été jugé dépourvu d'intérêt à agir, car il n'était pas directement et individuellement concerné par la décision attaquée. Cette ordonnance rappelle les conditions strictes de recevabilité des recours individuels en matière d'aides d'État.
23 janvier 2018
L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne du 25 janvier 2018 (affaire C-360/16, *Hasan*) précise l'étendue du contrôle juridictionnel exercé sur une décision de reprise en charge d'un demandeur d'asile, prise sur le fondement de l'article 24 du règlement Dublin III. Il juge que le juge national doit pouvoir examiner les circonstances postérieures au transfert, notamment un retour illégal de l'intéressé dans l'État membre requérant, car ces éléments sont susceptibles d'affecter la détermination de l'État responsable. En conséquence, un État membre ne peut pas refuser d'examiner une demande de protection internationale en se fondant sur une décision de reprise en charge devenue définitive, si cette décision a été privée d'effet par le comportement ultérieur de l'intéressé.
23 janvier 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours en annulation introduit par un particulier (QF) contre la décision de la Commission déclarant incompatible avec le marché intérieur une aide d'État espagnole (taux préférentiel d'IS pour certains clubs de football). Le requérant n'a pas démontré un intérêt à agir direct et actuel, car la décision ne l'affectait pas individuellement en tant que concurrent ou partie intéressée au sens de l'article 263 TFUE. Cette ordonnance rappelle la rigueur des conditions de recevabilité des recours individuels en matière d'aides d'État.
23 janvier 2018