1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.
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Avec texte intégral
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Résumés IA
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117Cet arrêt du Tribunal de l'UE clarifie la notion d'« activité agricole commerciale » au sens des règlements (CE) n° 1257/1999 et n° 1698/2005, en la distinguant de celle d'exploitation de semi-subsistance. Il précise les conditions d'éligibilité à l'aide à la retraite anticipée, validant en partie les corrections financières appliquées par la Commission à la Lituanie pour défaut de respect de ces critères.
22 novembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions de validité d'une délégation de compétence de l'Autorité investie du pouvoir de nomination (AIPN) au sein de la Commission européenne, notamment pour le recrutement d'un médiateur. Il juge que la consultation du comité du personnel constitue une formalité substantielle dont l'absence entache la procédure de recrutement d'irrégularité. En conséquence, l'arrêt rappelle que toute irrégularité dans la délégation de compétence ou la procédure de consultation peut engager la responsabilité de l'institution.
22 novembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions de prolongation du stage et de licenciement d'un fonctionnaire stagiaire au titre de l'article 34 du statut. Il rappelle l'obligation de motivation de la décision de licenciement et le respect du droit d'être entendu, tout en fixant les règles de recevabilité du recours, notamment l'exigence de concordance entre la réclamation préalable et la requête. La décision écarte le détournement de pouvoir et rejette les demandes indemnitaires pour défaut de lien de causalité.
22 novembre 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE (T-688/16) du 22 novembre 2018 précise les conditions de validité d'une délégation de compétence au sein de la Commission européenne, notamment pour la nomination au poste de médiateur. Il rappelle que l'autorité investie du pouvoir de nomination (AIPN) doit respecter scrupuleusement la procédure de consultation du comité du personnel, faute de quoi la décision de recrutement est entachée d'illégalité. Cette décision clarifie les limites de la délégation de pouvoirs en matière de fonction publique européenne et les conséquences juridiques d'un vice de procédure affectant la consultation obligatoire des représentants du personnel.
22 novembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé, dans cette affaire, les décisions du Conseil prorogeant le gel des fonds de M. Saleh Thabet et d'autres personnes, au motif que le Conseil n'avait pas démontré que les critères d'inscription sur la liste des mesures restrictives liées à la situation en Égypte étaient toujours remplis. L'arrêt précise que le simple maintien de poursuites pénales nationales ne suffit pas à justifier la prorogation des mesures, et que le Conseil doit établir une base factuelle actualisée démontrant que les personnes visées continuent de détourner des fonds publics.
22 novembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE rejette les recours de membres de l'ancien régime égyptien contestant le maintien du gel de leurs fonds. Il valide la prorogation des mesures restrictives en se fondant sur la poursuite des procédures judiciaires en Égypte pour détournement de fonds publics, et écarte les moyens tirés de la violation des droits de la défense et du droit de propriété. La portée de cette décision confirme que le Conseil peut maintenir des sanctions ciblées sans attendre l'issue définitive des procédures pénales nationales, dès lors que les autorités judiciaires du pays tiers poursuivent activement les investigations.
22 novembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de licenciement d'un fonctionnaire stagiaire de la Cour de justice, estimant que la prolongation de son stage et son licenciement ultérieur étaient entachés d'un détournement de pouvoir et d'un défaut de motivation. L'arrêt précise les conditions de validité de la prolongation du stage prévue à l'article 34 du statut, notamment l'obligation pour l'administration de motiver sa décision et de respecter le droit d'être entendu du stagiaire. Cette décision rappelle aux administrations des institutions européennes la nécessité de justifier rigoureusement toute mesure défavorable affectant la carrière d'un fonctionnaire stagiaire.
22 novembre 2018
L'ordonnance de rectification du 22 novembre 2018 dans l'affaire T-825/16 (République de Chypre contre EUIPO) corrige une erreur matérielle contenue dans une précédente décision du Tribunal de l'Union européenne. Cette affaire concernait un litige relatif à la propriété intellectuelle, et la rectification vise à assurer l'exactitude du texte de l'ordonnance initiale sans en modifier le sens ou la portée juridique.
22 novembre 2018
Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours de la Lituanie contre la décision de la Commission excluant certaines dépenses du financement européen. L'affaire précise la notion d'« activité agricole commerciale » au sens des règlements (CE) n° 1257/1999 et n° 1698/2005, en la distinguant de l'exploitation de semi-subsistance. Pour le praticien français, cet arrêt clarifie les conditions d'éligibilité des aides à la retraite anticipée, en insistant sur le caractère commercial et non marginal de l'activité agricole cédée.
22 novembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission refusant l'accès à des études toxicologiques sur le glyphosate, jugeant que l'intérêt public à la transparence en matière environnementale prime sur la protection des intérêts commerciaux. Cette décision précise l'application combinée des règlements n° 1049/2001 et n° 1367/2006, imposant à la Commission de démontrer concrètement l'atteinte aux intérêts commerciaux pour justifier un refus d'accès à des informations environnementales.
21 novembre 2018
21 novembre 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le reconditionnement d'un médicament par un tiers, en vue de son utilisation hors autorisation de mise sur le marché (off-label), ne relève pas des dérogations prévues à l'article 3, point 1, de la directive 2001/83/CE. Par conséquent, un tel médicament reconditionné doit disposer d'une autorisation de mise sur le marché pour être commercialisé, et son éventuelle prise en charge par le régime national d'assurance maladie est soumise au respect des règles de l'Union sur la transparence des mesures régissant la fixation des prix des médicaments.
21 novembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne précise la répartition des compétences entre l’Office européen de sélection du personnel (EPSO) et le jury de concours dans le cadre des procédures de recrutement. Il juge que l’EPSO est compétent pour vérifier la recevabilité temporelle d’une demande de réexamen d’une décision de non-admission à un concours, et que le refus de transmettre une demande tardive au jury n’est pas irrégulier. Cette décision clarifie les limites du contrôle juridictionnel sur les actes préparatoires des concours de la fonction publique européenne.
21 novembre 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE (T-587/16) précise la répartition des compétences entre l'Office européen de sélection du personnel (EPSO) et le jury de concours. Il juge que l'EPSO est seul compétent pour apprécier la recevabilité temporelle d'une demande de réexamen d'une décision de non-admission à un concours, et que le refus de transmettre une demande tardive au jury n'est pas entaché d'illégalité. Cette décision clarifie les limites du contrôle juridictionnel sur les actes préparatoires de l'EPSO dans le cadre des procédures de recrutement de la fonction publique européenne.
21 novembre 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'article 273 de la directive TVA, lu à la lumière des principes de neutralité et de proportionnalité, s'oppose à une législation nationale qui présume de manière irréfragable que le chiffre d'affaires déclaré par un assujetti est inférieur à la réalité, et qui applique un redressement forfaitaire sans permettre au contribuable de prouver le montant exact de ses opérations imposables ou de contester la méthode d'évaluation par induction. Cette décision limite les pouvoirs des États membres en matière de lutte contre la fraude fiscale, en imposant que les présomptions légales ne privent pas le redevable de son droit à déduire la TVA en amont et qu'elles respectent le principe de proportionnalité.
21 novembre 2018
Le Tribunal de l'UE a annulé la décision de la Commission européenne refusant l'accès à des études toxicologiques sur le glyphosate, invoquant la protection des intérêts commerciaux. Il a jugé que, pour les informations relatives aux émissions dans l'environnement, un intérêt public supérieur à la divulgation est présumé en vertu du règlement Aarhus, et que la Commission doit démontrer concrètement en quoi la divulgation porterait atteinte aux intérêts commerciaux. Cet arrêt renforce le droit d'accès aux données environnementales, même lorsqu'elles sont couvertes par le secret des affaires.
21 novembre 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la méthode d'évaluation de la base d'imposition à la TVA par induction, fondée sur un chiffre d'affaires présumé, est contraire au droit de l'UE si elle ne permet pas au contribuable de rapporter la preuve contraire. Cette décision précise que les États membres ne peuvent instaurer des présomptions irréfragables qui porteraient atteinte aux principes de neutralité et de proportionnalité de la TVA, notamment en matière de droit à déduction. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt impose de vérifier la conformité des méthodes de redressement fiscal fondées sur des présomptions simples avec le droit à un procès équitable et les principes généraux du droit de l'Union.
21 novembre 2018
Dans l'arrêt Vădan (C-664/16), la CJUE précise que le droit à déduction de la TVA ne peut être refusé au seul motif que l'assujetti ne dispose pas de factures, dès lors que d'autres éléments de preuve, comme une expertise judiciaire, établissent la réalité des opérations imposables. La Cour rappelle que les États membres ne peuvent imposer des conditions de preuve qui rendraient impossible ou excessivement difficile l'exercice de ce droit, conformément aux principes de neutralité fiscale et de proportionnalité.
21 novembre 2018
La Cour de justice de l'Union européenne, statuant en grande chambre, annule la décision du Coreper qui autorisait la soumission d'un document de réflexion sur la création d'aires marines protégées en Antarctique (mers de Weddell et de Ross) à la Commission pour la conservation de la faune et la flore marines de l'Antarctique. L'arrêt précise que la conservation des ressources biologiques de la mer relève de la compétence exclusive de l'Union, ce qui interdit aux États membres d'agir individuellement ou collectivement en dehors du cadre de l'Union au sein de cette instance internationale. Cette décision clarifie la répartition des compétences entre l'Union et ses États membres dans les enceintes internationales, en particulier pour les actions touchant à la politique commune de la pêche.
20 novembre 2018
La Cour de justice de l'Union européenne annule la décision du Coreper qui approuvait la soumission d'un document de réflexion sur les aires marines protégées en Antarctique à la Commission pour la conservation de la faune et la flore marines de l'Antarctique (CCAMLR). Elle juge que l'Union dispose d'une compétence exclusive en matière de conservation des ressources biologiques de la mer, ce qui lui permet d'agir seule au sein de cette instance internationale, sans la participation des États membres.
20 novembre 2018