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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.

1 288

Total documents

429 524

Avec texte intégral

275 256

Résumés IA

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En vigueur

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Législation

Règlement · Directive · Décision · Recommandation

86 834

Jurisprudence UE

Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions

45 517

Textes consolidés

Versions consolidées des textes

28 359

Actes préparatoires

Propositions · Communications · Initiatives

82 754

Relations extérieures

Accord international · PESC · Traité

22 943

Autres

Budget · Avis · Résolution · Divers

163 117

Par année

202420232022202120202019201820172016201520142013
En vigueurAbrogé
Jurisprudence UEAnnée 2018Effacer tout
Jurisprudence CJUE62015TJ0508

Arrêt du Tribunal (quatrième chambre) du 22 novembre 2018.#République de Lituanie contre Commission européenne.#FEOGA, FEAGA et Feader – Dépenses exclues du financement – Dépenses effectuées par la Lituanie – Aide à la retraite anticipée – Article 11, paragraphe 1, du règlement (CE) no 1257/1999 – Article 23 du règlement (CE) no 1698/2005 – Notion d’exercice d’une activité agricole commerciale – Lien avec la notion d’exploitation de semi-subsistance.#Affaire T-508/15.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE clarifie la notion d'« activité agricole commerciale » au sens des règlements (CE) n° 1257/1999 et n° 1698/2005, en la distinguant de celle d'exploitation de semi-subsistance. Il précise les conditions d'éligibilité à l'aide à la retraite anticipée, validant en partie les corrections financières appliquées par la Commission à la Lituanie pour défaut de respect de ces critères.

22 novembre 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TJ0688

Arrêt du Tribunal (cinquième chambre élargie) du 22 novembre 2018.#Mercedes Janssen-Cases contre Commission européenne.#Fonction publique – Fonctionnaires – Recrutement – Avis de vacance – Médiateur de la Commission ‐ AIPN compétente – Délégation de compétence – Procédure – Consultation du comité du personnel – Responsabilité.#Affaire T-688/16.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions de validité d'une délégation de compétence de l'Autorité investie du pouvoir de nomination (AIPN) au sein de la Commission européenne, notamment pour le recrutement d'un médiateur. Il juge que la consultation du comité du personnel constitue une formalité substantielle dont l'absence entache la procédure de recrutement d'irrégularité. En conséquence, l'arrêt rappelle que toute irrégularité dans la délégation de compétence ou la procédure de consultation peut engager la responsabilité de l'institution.

22 novembre 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TJ0603

Arrêt du Tribunal (troisième chambre) du 22 novembre 2018 (Extraits).#Zoher Brahma contre Cour de justice de l'Union européenne.#Fonction publique – Fonctionnaires stagiaires – Période de stage – Prolongation de la durée du stage – Licenciement à la fin du stage – Article 34 du statut – Détournement de pouvoir – Obligation de motivation – Article 25, paragraphe 2, du statut – Droit d’être entendu – Article 90, paragraphe 2, du statut – Responsabilité – Exigences de forme – Règle de concordance entre la requête et la réclamation – Recevabilité – Préjudice matériel – Préjudice moral – Lien de causalité.#Affaire T-603/16.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions de prolongation du stage et de licenciement d'un fonctionnaire stagiaire au titre de l'article 34 du statut. Il rappelle l'obligation de motivation de la décision de licenciement et le respect du droit d'être entendu, tout en fixant les règles de recevabilité du recours, notamment l'exigence de concordance entre la réclamation préalable et la requête. La décision écarte le détournement de pouvoir et rejette les demandes indemnitaires pour défaut de lien de causalité.

22 novembre 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TA0688

Affaire T-688/16: Arrêt du Tribunal du 22 novembre 2018 — Janssen-Cases/Commission («Fonction publique — Fonctionnaires — Recrutement — Avis de vacance — Médiateur de la Commission — AIPN compétente — Délégation de compétence — Procédure — Consultation du comité du personnel — Responsabilité»)

L'arrêt du Tribunal de l'UE (T-688/16) du 22 novembre 2018 précise les conditions de validité d'une délégation de compétence au sein de la Commission européenne, notamment pour la nomination au poste de médiateur. Il rappelle que l'autorité investie du pouvoir de nomination (AIPN) doit respecter scrupuleusement la procédure de consultation du comité du personnel, faute de quoi la décision de recrutement est entachée d'illégalité. Cette décision clarifie les limites de la délégation de pouvoirs en matière de fonction publique européenne et les conséquences juridiques d'un vice de procédure affectant la consultation obligatoire des représentants du personnel.

22 novembre 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TA0274

Affaires T-274/16 et T-275/16: Arrêt du Tribunal du 22 novembre 2018 — Saleh Thabet e.a./Conseil («Politique étrangère et de sécurité commune — Mesures restrictives prises au regard de la situation en Égypte — Gel des fonds — Objectifs — Critères d’inclusion des personnes visées — Prorogation de la désignation des requérants sur la liste des personnes visées — Base factuelle — Exception d’illégalité — Base juridique — Proportionnalité — Droit à un procès équitable — Présomption d’innocence — Principe de bonne administration — Erreur de droit — Erreur manifeste d’appréciation — Droit de propriété — Droits de la défense — Droit à une protection juridictionnelle effective»)

Le Tribunal de l'Union européenne a annulé, dans cette affaire, les décisions du Conseil prorogeant le gel des fonds de M. Saleh Thabet et d'autres personnes, au motif que le Conseil n'avait pas démontré que les critères d'inscription sur la liste des mesures restrictives liées à la situation en Égypte étaient toujours remplis. L'arrêt précise que le simple maintien de poursuites pénales nationales ne suffit pas à justifier la prorogation des mesures, et que le Conseil doit établir une base factuelle actualisée démontrant que les personnes visées continuent de détourner des fonds publics.

22 novembre 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TJ0274

Arrêt du Tribunal (cinquième chambre) du 22 novembre 2018.#Suzanne Saleh Thabet e.a. contre Conseil de l'Union européenne.#Politique étrangère et de sécurité commune – Mesures restrictives prises au regard de la situation en Égypte – Gel des fonds – Objectifs – Critères d’inclusion des personnes visées – Prorogation de la désignation des requérants sur la liste des personnes visées – Base factuelle – Exception d’illégalité – Base juridique – Proportionnalité – Droit à un procès équitable – Présomption d’innocence – Principe de bonne administration – Erreur de droit – Erreur manifeste d’appréciation – Droit de propriété – Droits de la défense – Droit à une protection juridictionnelle effective.#Affaires T-274/16 et T-275/16.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE rejette les recours de membres de l'ancien régime égyptien contestant le maintien du gel de leurs fonds. Il valide la prorogation des mesures restrictives en se fondant sur la poursuite des procédures judiciaires en Égypte pour détournement de fonds publics, et écarte les moyens tirés de la violation des droits de la défense et du droit de propriété. La portée de cette décision confirme que le Conseil peut maintenir des sanctions ciblées sans attendre l'issue définitive des procédures pénales nationales, dès lors que les autorités judiciaires du pays tiers poursuivent activement les investigations.

22 novembre 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TA0603

Affaire T-603/16: Arrêt du Tribunal du 22 novembre 2018 — Brahma/Cour de justice de l’Union européenne («Fonction publique — Fonctionnaires stagiaires — Période de stage — Prolongation de la durée du stage — Licenciement à la fin du stage — Article 34 du statut — Détournement de pouvoir — Obligation de motivation — Article 25, paragraphe 2, du statut — Droit d’être entendu — Article 90, paragraphe 2, du statut — Responsabilité — Exigences de forme — Règle de concordance entre la requête et la réclamation — Recevabilité — Préjudice matériel — Préjudice moral — Lien de causalité»)

Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de licenciement d'un fonctionnaire stagiaire de la Cour de justice, estimant que la prolongation de son stage et son licenciement ultérieur étaient entachés d'un détournement de pouvoir et d'un défaut de motivation. L'arrêt précise les conditions de validité de la prolongation du stage prévue à l'article 34 du statut, notamment l'obligation pour l'administration de motiver sa décision et de respecter le droit d'être entendu du stagiaire. Cette décision rappelle aux administrations des institutions européennes la nécessité de justifier rigoureusement toute mesure défavorable affectant la carrière d'un fonctionnaire stagiaire.

22 novembre 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TO0825

Ordonnance de rectification du 22 novembre 2018.#République de Chypre contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Affaire T-825/16.

L'ordonnance de rectification du 22 novembre 2018 dans l'affaire T-825/16 (République de Chypre contre EUIPO) corrige une erreur matérielle contenue dans une précédente décision du Tribunal de l'Union européenne. Cette affaire concernait un litige relatif à la propriété intellectuelle, et la rectification vise à assurer l'exactitude du texte de l'ordonnance initiale sans en modifier le sens ou la portée juridique.

22 novembre 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TA0508

Affaire T-508/15: Arrêt du Tribunal du 22 novembre 2018 — Lituanie/Commission [«FEOGA, FEAGA et Feader — Dépenses exclues du financement — Dépenses effectuées par la Lituanie — Aide à la retraite anticipée — Article 11, paragraphe 1, du règlement (CE) n° 1257/1999 — Article 23 du règlement (CE) n° 1698/2005 — Notion d’exercice d’une activité agricole commerciale — Lien avec la notion d’exploitation de semi-subsistance»]

Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours de la Lituanie contre la décision de la Commission excluant certaines dépenses du financement européen. L'affaire précise la notion d'« activité agricole commerciale » au sens des règlements (CE) n° 1257/1999 et n° 1698/2005, en la distinguant de l'exploitation de semi-subsistance. Pour le praticien français, cet arrêt clarifie les conditions d'éligibilité des aides à la retraite anticipée, en insistant sur le caractère commercial et non marginal de l'activité agricole cédée.

22 novembre 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62011TA0545(01)

Affaire T-545/11 RENV: Arrêt du Tribunal du 21 novembre 2018 — Stichting Greenpeace Nederland et PAN Europe/Commission [«Accès aux documents — Règlement (CE) n° 1049/2001 — Documents relatifs à la première autorisation de mise sur le marché de la substance active “glyphosate” — Refus partiel d’accès — Exception relative à la protection des intérêts commerciaux d’un tiers — Article 4, paragraphe 5, du règlement n° 1049/2001 — Intérêt public supérieur — Règlement (CE) n° 1367/2006 — Article 6, paragraphe 1, du règlement n° 1367/2006 — Directive 91/414/CEE»]

Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission refusant l'accès à des études toxicologiques sur le glyphosate, jugeant que l'intérêt public à la transparence en matière environnementale prime sur la protection des intérêts commerciaux. Cette décision précise l'application combinée des règlements n° 1049/2001 et n° 1367/2006, imposant à la Commission de démontrer concrètement l'atteinte aux intérêts commerciaux pour justifier un refus d'accès à des informations environnementales.

21 novembre 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CJ0664

Jurisprudence CJUE — 62016CJ0664

21 novembre 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CA0029

Affaire C-29/17: Arrêt de la Cour (première chambre) du 21 novembre 2018 (demande de décision préjudicielle du Consiglio di Stato — Italie) — Novartis Farma SpA / Agenzia Italiana del Farmaco (AIFA), Roche Italia SpA, Consiglio Superiore di Sanità (Renvoi préjudiciel — Médicaments à usage humain — Directive 2001/83/CE — Article 3, point 1 — Article 6 — Directive 89/105/CEE — Règlement (CE) n° 726/2004 — Articles 3, 25 et 26 — Reconditionnement d’un médicament en vue de son utilisation pour un traitement non couvert par son autorisation de mise sur le marché (hors autorisation de mise sur le marché) — Prise en charge par le régime national d’assurance maladie)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le reconditionnement d'un médicament par un tiers, en vue de son utilisation hors autorisation de mise sur le marché (off-label), ne relève pas des dérogations prévues à l'article 3, point 1, de la directive 2001/83/CE. Par conséquent, un tel médicament reconditionné doit disposer d'une autorisation de mise sur le marché pour être commercialisé, et son éventuelle prise en charge par le régime national d'assurance maladie est soumise au respect des règles de l'Union sur la transparence des mesures régissant la fixation des prix des médicaments.

21 novembre 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TJ0587

Arrêt du Tribunal (quatrième chambre) du 21 novembre 2018.#HM contre Commission européenne.#Fonction publique – Fonctionnaires – Recrutement – Avis de concours EPSO/AST‑SC/03/15 – Non‑admission à participer aux épreuves d’évaluation – Demande de réexamen – Refus de transmettre cette demande au jury du concours général pour cause de tardiveté – Répartition des compétences entre l’EPSO et le jury de concours.#Affaire T-587/16.

Le Tribunal de l'Union européenne précise la répartition des compétences entre l’Office européen de sélection du personnel (EPSO) et le jury de concours dans le cadre des procédures de recrutement. Il juge que l’EPSO est compétent pour vérifier la recevabilité temporelle d’une demande de réexamen d’une décision de non-admission à un concours, et que le refus de transmettre une demande tardive au jury n’est pas irrégulier. Cette décision clarifie les limites du contrôle juridictionnel sur les actes préparatoires des concours de la fonction publique européenne.

21 novembre 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TA0587

Affaire T-587/16: Arrêt du Tribunal du 21 novembre 2018 — HM/Commission («Fonction publique — Fonctionnaires — Recrutement — Avis de concours EPSO/AST-SC/03/15 — Non-admission à participer aux épreuves d’évaluation — Demande de réexamen — Refus de transmettre cette demande au jury du concours général pour cause de tardiveté — Répartition des compétences entre l’EPSO et le jury de concours»)

L'arrêt du Tribunal de l'UE (T-587/16) précise la répartition des compétences entre l'Office européen de sélection du personnel (EPSO) et le jury de concours. Il juge que l'EPSO est seul compétent pour apprécier la recevabilité temporelle d'une demande de réexamen d'une décision de non-admission à un concours, et que le refus de transmettre une demande tardive au jury n'est pas entaché d'illégalité. Cette décision clarifie les limites du contrôle juridictionnel sur les actes préparatoires de l'EPSO dans le cadre des procédures de recrutement de la fonction publique européenne.

21 novembre 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CJ0648

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 21 novembre 2018.#Fortunata Silvia Fontana contre Agenzia delle Entrate – Direzione provinciale di Reggio Calabria.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Commissione tributaria provinciale di Reggio Calabria.#Renvoi préjudiciel – Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Article 273 – Redressement fiscal – Méthode d’évaluation de la base d’imposition par induction – Droit à déduction de la TVA – Présomption – Principes de neutralité et de proportionnalité – Loi nationale basant le calcul de la TVA sur le chiffre d’affaires présumé.#Affaire C-648/16.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'article 273 de la directive TVA, lu à la lumière des principes de neutralité et de proportionnalité, s'oppose à une législation nationale qui présume de manière irréfragable que le chiffre d'affaires déclaré par un assujetti est inférieur à la réalité, et qui applique un redressement forfaitaire sans permettre au contribuable de prouver le montant exact de ses opérations imposables ou de contester la méthode d'évaluation par induction. Cette décision limite les pouvoirs des États membres en matière de lutte contre la fraude fiscale, en imposant que les présomptions légales ne privent pas le redevable de son droit à déduire la TVA en amont et qu'elles respectent le principe de proportionnalité.

21 novembre 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62011TJ0545(01)

Arrêt du Tribunal (quatrième chambre) du 21 novembre 2018.#Stichting Greenpeace Nederland et Pesticide Action Network Europe (PAN Europe) contre Commission européenne.#Accès aux documents – Règlement (CE) no 1049/2001 – Documents relatifs à la première autorisation de mise sur le marché de la substance active “glyphosate” – Refus partiel d’accès – Exception relative à la protection des intérêts commerciaux d’un tiers – Article 4, paragraphe 5, du règlement no 1049/2001 – Intérêt public supérieur – Règlement (CE) no 1367/2006 – Article 6, paragraphe 1, du règlement no 1367/2006 – Directive 91/414/CEE.#Affaire T-545/11 RENV.

Le Tribunal de l'UE a annulé la décision de la Commission européenne refusant l'accès à des études toxicologiques sur le glyphosate, invoquant la protection des intérêts commerciaux. Il a jugé que, pour les informations relatives aux émissions dans l'environnement, un intérêt public supérieur à la divulgation est présumé en vertu du règlement Aarhus, et que la Commission doit démontrer concrètement en quoi la divulgation porterait atteinte aux intérêts commerciaux. Cet arrêt renforce le droit d'accès aux données environnementales, même lorsqu'elles sont couvertes par le secret des affaires.

21 novembre 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0648

Affaire C-648/16: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 21 novembre 2018 (demande de décision préjudicielle de la Commissione Tributaria Provinciale di Reggio Calabria — Italie) — Fortunata Silvia Fontana / Agenzia delle Entrate — Direzione provinciale di Reggio Calabria (Renvoi préjudiciel — Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) — Directive 2006/112/CE — Article 273 — Redressement fiscal — Méthode d’évaluation de la base d’imposition par induction — Droit à déduction de la TVA — Présomption — Principes de neutralité et de proportionnalité — Loi nationale basant le calcul de la TVA sur le chiffre d’affaires présumé)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la méthode d'évaluation de la base d'imposition à la TVA par induction, fondée sur un chiffre d'affaires présumé, est contraire au droit de l'UE si elle ne permet pas au contribuable de rapporter la preuve contraire. Cette décision précise que les États membres ne peuvent instaurer des présomptions irréfragables qui porteraient atteinte aux principes de neutralité et de proportionnalité de la TVA, notamment en matière de droit à déduction. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt impose de vérifier la conformité des méthodes de redressement fiscal fondées sur des présomptions simples avec le droit à un procès équitable et les principes généraux du droit de l'Union.

21 novembre 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0664

Affaire C-664/16: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 21 novembre 2018 (demande de décision préjudicielle de la Curtea de Apel Alba Iulia — Roumanie) — Lucreţiu Hadrian Vădan / Agenţia Naţională de Administrare Fiscală — Direcţia Generală de Soluţionare a Contestaţiilor, Direcţia Generală Regională a Finanţelor Publice Braşov — Administraţia Judeţeană a Finanţelor Publice Alba (Renvoi préjudiciel — Système commun de taxe sur la valeur ajoutée — Directive 2006/112/CE — Articles 167, 168, 178 et 273 — Étendue du droit à la déduction — Absence de factures — Recours à une expertise judiciaire — Charge de la preuve du droit à déduction — Principes de neutralité fiscale et de proportionnalité)

Dans l'arrêt Vădan (C-664/16), la CJUE précise que le droit à déduction de la TVA ne peut être refusé au seul motif que l'assujetti ne dispose pas de factures, dès lors que d'autres éléments de preuve, comme une expertise judiciaire, établissent la réalité des opérations imposables. La Cour rappelle que les États membres ne peuvent imposer des conditions de preuve qui rendraient impossible ou excessivement difficile l'exercice de ce droit, conformément aux principes de neutralité fiscale et de proportionnalité.

21 novembre 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62015CA0626

Affaires jointes C-626/15 et C-659/16: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 20 novembre 2018 — Commission européenne / Conseil de l'Union européenne (C-626/15), — Commission européenne / Conseil de l'Union européenne C-659/16 (Recours en annulation — Décision du Comité des représentants permanents (Coreper) — Décision approuvant la soumission d’un document de réflexion à une instance internationale — Recevabilité — Acte attaquable — Compétence exclusive, partagée ou complémentaire de l’Union européenne — Action de l’Union seule au sein d’un organisme international ou participation des États membres à ses côtés — Conservation des ressources biologiques de la mer — Pêche — Protection de l’environnement — Recherche — Aires marines protégées (AMP) — Traité sur l’Antarctique — Convention sur la conservation de la faune et la flore marines de l’Antarctique — Mer de Weddell et mer de Ross)

La Cour de justice de l'Union européenne, statuant en grande chambre, annule la décision du Coreper qui autorisait la soumission d'un document de réflexion sur la création d'aires marines protégées en Antarctique (mers de Weddell et de Ross) à la Commission pour la conservation de la faune et la flore marines de l'Antarctique. L'arrêt précise que la conservation des ressources biologiques de la mer relève de la compétence exclusive de l'Union, ce qui interdit aux États membres d'agir individuellement ou collectivement en dehors du cadre de l'Union au sein de cette instance internationale. Cette décision clarifie la répartition des compétences entre l'Union et ses États membres dans les enceintes internationales, en particulier pour les actions touchant à la politique commune de la pêche.

20 novembre 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62015CJ0626

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 20 novembre 2018.#Commission européenne contre Conseil de l'Union européenne.#Recours en annulation – Décision du Comité des représentants permanents (Coreper) – Décision approuvant la soumission d’un document de réflexion à une instance internationale – Recevabilité – Acte attaquable – Compétence exclusive, partagée ou complémentaire de l’Union européenne – Action de l’Union seule au sein d’un organisme international ou participation des États membres à ses côtés – Conservation des ressources biologiques de la mer – Pêche – Protection de l’environnement – Recherche – Aires marines protégées (AMP) – Traité sur l’Antarctique – Convention sur la conservation de la faune et la flore marines de l’Antarctique – Mer de Weddell et mer de Ross.#Affaires jointes C-626/15 et C-659/16.

La Cour de justice de l'Union européenne annule la décision du Coreper qui approuvait la soumission d'un document de réflexion sur les aires marines protégées en Antarctique à la Commission pour la conservation de la faune et la flore marines de l'Antarctique (CCAMLR). Elle juge que l'Union dispose d'une compétence exclusive en matière de conservation des ressources biologiques de la mer, ce qui lui permet d'agir seule au sein de cette instance internationale, sans la participation des États membres.

20 novembre 2018

Détail →
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