9 666textes du droit de l'Union européenne — 2018.
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
Versions consolidées des textes
Propositions · Communications · Initiatives
22 février 2018
21 février 2018
Accord international · PESC · Traité
Budget · Avis · Résolution · Divers
Ce rectificatif corrige des erreurs matérielles dans la décision (PESC) 2016/849 du Conseil, qui établit des mesures restrictives (sanctions) contre la Corée du Nord en raison de son programme nucléaire et balistique. Il modifie principalement les annexes listant les personnes et entités visées par le gel des avoirs et l'interdiction de mise à disposition de fonds. Pour le praticien français, ce texte assure la conformité et l'exactitude des listes de sanctions applicables sur le territoire national.
Ce rapport final du conseiller-auditeur dans l'affaire de concentration Essilor/Luxottica (M.8394) atteste que les droits procéduraux des parties ont été respectés tout au long de la procédure d'examen par la Commission européenne. Il confirme que les parties ont eu accès au dossier et ont pu faire valoir leurs observations, et que le projet de décision ne contient pas d'objections nouvelles non soumises à leur contradictoire. Ce document est essentiel pour le praticien du droit de la concurrence car il garantit la régularité formelle de la procédure ayant abouti à l'autorisation de cette fusion.
Cette décision de la Commission européenne autorise, sur la base du règlement sur les concentrations, le rachat de Takata Corporation par KSS Holdings. Elle conclut que l'opération, bien que susceptible de soulever des préoccupations sur certains marchés des équipements de sécurité automobile (airbags, ceintures), est compatible avec le marché intérieur. La compatibilité est conditionnée au respect d'engagements structurels et comportementaux pris par KSS pour préserver la concurrence, notamment la cession de certaines activités.
Ce règlement d'exécution modifie le règlement (UE) n° 725/2011 concernant les pneumatiques, afin de l'aligner sur l'évolution de la procédure d'essai réglementaire mondiale (notamment le Règlement ONU n° 117) et de simplifier les démarches administratives. Il introduit des assouplissements dans les procédures de demande et de certification pour les fabricants, tout en maintenant les exigences techniques relatives à l'adhérence sur sol mouillé et à la résistance au roulement.
Ce règlement d'exécution modifie le règlement (UE) n° 427/2014 concernant la réception des véhicules à moteur, afin de l'adapter à la nouvelle procédure d'essai mondiale harmonisée pour les véhicules légers (WLTP). Il simplifie également les procédures administratives de demande et de certification pour les constructeurs, en allégeant les obligations documentaires et en harmonisant les processus avec le nouveau cadre réglementaire. Ce texte est directement applicable en droit français et concerne principalement les professionnels de l'industrie automobile et les autorités de réception.
Ce règlement d'exécution clôt l'enquête antidumping relative à un éventuel contournement des mesures applicables aux transpalettes à main chinois par le biais d'importations en provenance du Viêt Nam. La Commission a conclu que les pratiques de contournement n'étaient pas établies, mettant ainsi fin à la procédure sans étendre les droits antidumping aux importations vietnamiennes.
Ce règlement d'exécution met à jour les prix représentatifs applicables aux importations de viande de volaille, d'œufs et d'ovalbumine dans l'Union européenne. Il modifie le règlement (CE) n° 1484/95 pour refléter l'évolution des cours mondiaux et garantir le calcul correct des droits additionnels à l'importation. Pour un praticien français, ce texte est essentiel pour déterminer les montants des taxes perçues à l'entrée sur le territoire douanier de l'UE pour ces produits agricoles.
Cette proposition de règlement vise à renforcer le contrôle du marché et la conformité des produits soumis à la législation d'harmonisation de l'UE, en établissant des règles communes pour les contrôles nationaux et la coopération transfrontalière. Elle modifie plusieurs règlements et directives sectoriels pour harmoniser les procédures de mise sur le marché, de surveillance et de sanctions, notamment en matière de sécurité des produits et de protection des consommateurs. Pour un professionnel du droit français, ce texte unifie et durcit le cadre applicable aux produits réglementés, imposant des obligations renforcées aux opérateurs économiques et aux autorités nationales.
Cette notification préalable concerne le projet d'acquisition du contrôle conjoint de la société polonaise Robyg par Goldman Sachs et Centerbridge. L'opération est susceptible de bénéficier de la procédure simplifiée de contrôle des concentrations, ce qui indique qu'elle ne soulève pas de problèmes de concurrence significatifs au sein du marché intérieur européen.
Cette communication de la Commission européenne résume sa décision du 21 février 2018 dans l'affaire AT.40009, qui sanctionne des transporteurs maritimes de véhicules pour avoir participé à une entente illicite. L'enquête a révélé que plusieurs entreprises ont coordonné leurs prix, réparti des marchés et échangé des informations commerciales sensibles, en violation de l'article 101 TFUE et de l'article 53 de l'accord EEE. La décision impose des amendes aux entreprises concernées pour ces pratiques anticoncurrentielles dans le secteur du transport maritime de véhicules.
Dans l'arrêt Matzak (C-518/15), la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le temps de garde à domicile imposé à un sapeur-pompier volontaire, durant lequel il doit répondre aux appels de son employeur dans un délai de huit minutes, constitue du « temps de travail » au sens de la directive 2003/88/CE. Cette qualification, qui s'impose même en l'absence d'activité effective, découle des contraintes géographiques et temporelles très restrictives qui limitent significativement la liberté du travailleur de vaquer à ses occupations personnelles. Pour le praticien français, cet arrêt est fondamental car il précise les critères de distinction entre temps de travail et période de repos pour les astreintes, et pourrait influencer l'interprétation des règles nationales relatives au temps de travail des sapeurs-pompiers et autres professions soumises à des gardes contraignantes.
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de M. Klyuyev contre le maintien de son nom sur la liste des personnes visées par des mesures restrictives (gel des fonds) en lien avec la situation en Ukraine. L'arrêt confirme que le Conseil peut fonder ces mesures sur des décisions d'autorités de pays tiers (ukrainiennes) sans violer l'obligation de motivation, dès lors que ces décisions sont suffisamment étayées et que les droits de la défense sont respectés. Cette décision précise les conditions de contrôle juridictionnel des mesures restrictives et la portée de la protection équivalente des droits fondamentaux dans ce contexte.
Le Tribunal de l'UE rejette le recours de Sergiy Klyuyev contre son maintien sur la liste des personnes visées par des mesures restrictives (gel des fonds) en lien avec la situation en Ukraine. Il valide la motivation du Conseil, la base juridique et factuelle, et écarte les moyens tirés d'une erreur d'appréciation, d'une violation des droits de la défense et du droit de propriété. L'arrêt confirme la large marge d'appréciation du Conseil en matière de PESC et la proportionnalité des mesures au regard de l'objectif de soutien à l'intégrité territoriale de l'Ukraine.