1 260textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2019.
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Avec texte intégral
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 431Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 207Versions consolidées des textes
28 549Propositions · Communications · Initiatives
83 358Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 281La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le recours de l'Italie contre le règlement (UE) 2017/1398 fixant les possibilités de pêche pour l'espadon méditerranéen en 2017. Elle a jugé que l'Union dispose d'une compétence exclusive pour fixer ces quotas et que le Conseil n'a pas violé les principes de stabilité relative, de non-rétroactivité ou de confiance légitime en utilisant une période de référence différente de celle précédemment appliquée. Cet arrêt confirme la large marge d'appréciation du Conseil dans la gestion des ressources halieutiques et la mise en œuvre des recommandations des organisations régionales de gestion des pêches.
30 avril 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rectifié une erreur matérielle dans son arrêt T-830/16, concernant un litige en matière de marque de l'Union européenne. Cette ordonnance corrige spécifiquement une inexactitude dans le dispositif de l'arrêt initial, sans en modifier le sens ou la portée juridique. Pour le praticien français, cette décision illustre la procédure de rectification prévue à l'article 164 du règlement de procédure du Tribunal, permettant de corriger des erreurs purement formelles sans rouvrir le débat au fond.
30 avril 2019
30 avril 2019
Les conclusions de l'avocat général Bobek dans l'affaire C-556/17 portent sur l'étendue des pouvoirs des juridictions nationales en matière d'asile. Il estime que, conformément à l'article 46, paragraphe 3, de la directive 2013/32/UE et à l'article 47 de la Charte, le juge doit pouvoir réformer la décision administrative de refus de protection internationale, et non simplement l'annuler, lorsque l'autorité compétente refuse de se conformer à son précédent jugement. Cette interprétation vise à garantir un recours effectif et à éviter des renvois répétés qui prolongeraient indûment la procédure.
30 avril 2019
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 30 avril 2019 (affaire T-737/17, Wattiau/Parlement) rejette le recours d'un fonctionnaire européen contestant le remboursement de ses frais médicaux sur la base d'une convention tarifaire entre l'Union, le Luxembourg et les hôpitaux luxembourgeois. Le Tribunal écarte l'exception d'illégalité soulevée contre cette convention, jugeant que le système de tarification différenciée selon le lieu de soins ne constitue pas une discrimination indirecte fondée sur la nationalité prohibée par l'article 18 TFUE et les articles 20 et 21 de la Charte. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt confirme la validité des régimes de sécurité sociale propres aux institutions de l'UE, même lorsqu'ils aboutissent à des différences de traitement entre affiliés selon l'État membre de soins, dès lors que ces différences sont objectivement justifiées par la structure du système conventionnel.
30 avril 2019
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne (30 avril 2019) porte sur la légalité de la réforme du statut des fonctionnaires de l'UE, qui a subordonné le bénéfice du paiement forfaitaire des frais de voyage et des jours de congé supplémentaires (délai de route) au statut d'expatrié ou de dépaysé. Le Tribunal a rejeté les recours de fonctionnaires et agents contractuels contestant cette modification, jugeant que le législateur de l'Union dispose d'un large pouvoir d'appréciation en matière de réforme statutaire et que la différence de traitement entre agents expatriés et non-expatriés est objectivement justifiée. En conséquence, la suppression de ces avantages pour les agents non-expatriés n'est pas constitutive d'une discrimination ou d'une violation des droits acquis.
30 avril 2019
La Cour de justice de l'Union européenne, statuant en grande chambre, rejette le recours en annulation de l'Italie contre le règlement (UE) 2017/1398 fixant les possibilités de pêche pour l'espadon méditerranéen en 2017. Elle confirme la compétence exclusive de l'Union pour fixer ces quotas et valide la méthode de calcul du TAC, notamment le choix de la période de référence et l'utilisation des données disponibles, tout en rappelant que le principe de stabilité relative ne s'applique pas dans le cadre d'une reconstitution des stocks gérée par une organisation régionale de pêche.
30 avril 2019
Le président de la Cour de justice de l'Union européenne a radié l'affaire C-633/17 du registre, à la suite du retrait de la demande de décision préjudicielle par la juridiction autrichienne de renvoi (Landesverwaltungsgericht Oberösterreich). Cette ordonnance met fin à la procédure sans qu'aucune interprétation du droit de l'Union n'ait été fournie sur les questions initialement posées. Pour le praticien français, cette décision est dépourvue de portée juridique substantielle, car elle ne crée pas de précédent ni n'éclaire le droit de l'UE.
29 avril 2019
Le Tribunal de l'Union européenne rejette comme irrecevable le recours introduit par plusieurs agents de la Banque européenne d'investissement (BEI) contestant la décision de leur employeur de modifier leur régime de retraite. La décision confirme que les actes modifiant le statut du personnel de la BEI, adoptés par le Conseil d'administration, ne constituent pas des décisions individuelles attaquables par les agents devant le juge de l'Union. Cette ordonnance précise donc les limites du contrôle juridictionnel sur les décisions générales de la BEI affectant collectivement ses employés.
17 avril 2019
Le Tribunal de l'Union européenne rejette comme irrecevable le recours de Boehringer Ingelheim International contre la décision de la Commission européenne refusant l'accès à des documents relatifs à une procédure d'autorisation de mise sur le marché. Le Tribunal estime que la société n'a pas démontré un intérêt suffisant à agir, car les documents demandés concernaient une procédure déjà close et ne portaient pas atteinte à ses droits procéduraux. Cette ordonnance rappelle les conditions strictes d'accès aux documents des institutions européennes pour les opérateurs économiques.
15 avril 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a déclaré irrecevable le recours de Deutsche Lufthansa contre la décision de la Commission qualifiant les aides à l'aéroport de Francfort-Hahn de compatibles et constatant l'absence d'aide aux compagnies utilisatrices. La compagnie aérienne n'a pas démontré être individuellement et directement concernée par cette décision, condition nécessaire pour agir en annulation. Cet arrêt rappelle les strictes conditions de recevabilité des recours des concurrents contre les décisions de la Commission en matière d'aides d'État.
12 avril 2019
Le Tribunal de l'UE a déclaré irrecevable le recours de Deutsche Lufthansa contre la décision de la Commission qualifiant les aides à l'aéroport de Francfort-Hahn de compatibles et constatant l'absence d'aide pour les compagnies utilisatrices. La Cour a jugé que la compagnie aérienne n'était ni individuellement ni directement concernée par la décision, faute de démontrer une atteinte substantielle à sa position concurrentielle. Cette décision rappelle la rigueur des conditions de recevabilité des recours en annulation pour les concurrents dans le domaine des aides d'État.
12 avril 2019
12 avril 2019
11 avril 2019
Dans l'arrêt PORR Építési Kft. (C-691/17), la Cour de justice de l'Union européenne précise que, dans le cadre d'un mécanisme d'autoliquidation de la TVA, le bénéficiaire de services qui a indûment versé la taxe au prestataire sur la base d'une facture erronée ne peut se voir refuser le droit à déduction sans que l'administration fiscale examine préalablement la possibilité d'un remboursement direct de la taxe indûment perçue. Cet arrêt impose aux autorités fiscales nationales de vérifier si le prestataire a reversé la TVA au Trésor avant de rejeter la demande de déduction du bénéficiaire, afin d'éviter une double imposition ou un enrichissement sans cause de l'État.
11 avril 2019
L'avocat général Pitruzzella examine, dans ses conclusions sur l'affaire C-688/17, l'interprétation de l'article 9, paragraphe 7, de la directive 2004/48/CE, relatif au droit à un dédommagement approprié en cas d'annulation ultérieure d'un brevet ayant fondé des mesures provisoires (saisie ou interdiction de mise sur le marché). Il propose à la Cour de juger que ce droit à réparation n'est pas subordonné à la démonstration d'une faute ou d'une mauvaise foi du titulaire du brevet, mais qu'il doit être apprécié en fonction de l'ensemble des circonstances de l'espèce, notamment le caractère prévisible de l'annulation. Cette analyse précise les conditions de mise en œuvre de la responsabilité du demandeur de mesures provisoires en droit des brevets.
11 avril 2019
11 avril 2019
La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 11 avril 2019, précise les conditions dans lesquelles un État membre peut imposer un prix maximal de vente et une obligation de distribution à domicile pour les bouteilles de gaz de pétrole liquéfié (GPL). Elle rappelle que ces mesures, constitutives de services d'intérêt économique général, doivent respecter le principe de proportionnalité et ne pas aller au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre l'objectif de protection des consommateurs, en particulier les plus vulnérables. Cet arrêt affine la jurisprudence issue de l'arrêt Federutility (C-265/08) en précisant les critères d'appréciation de la proportionnalité de telles obligations réglementaires.
11 avril 2019
Cet arrêt de la CJUE précise la notion de "cigares ou cigarillos" au sens de la directive 2011/64/UE concernant les accises sur les tabacs manufacturés. La Cour juge que des rouleaux de tabac munis d'une cape extérieure en tabac naturel, même partiellement recouverte d'une couche supplémentaire en papier, peuvent relever de cette qualification. Cette décision a une portée pratique pour la classification fiscale des produits du tabac et l'application du taux d'accise correspondant en droit français.
11 avril 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le titulaire d'une marque individuelle constituée d'un label de test peut interdire à un tiers d'utiliser un signe identique ou similaire pour des produits ou services identiques ou similaires, si cette utilisation porte atteinte à la fonction d'indication d'origine de la marque. Cette protection s'étend également aux situations où le label de test est utilisé par un concurrent pour certifier ses propres produits, dès lors que le public pertinent établit un lien entre ce signe et la marque enregistrée.
11 avril 2019