1 260textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2019.
1 260
Total documents
429 524
Avec texte intégral
275 256
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117La Cour de justice de l'Union européenne précise que les autorités d'un État membre ne peuvent rejeter une demande d'asile comme irrecevable au motif qu'un autre État membre a déjà octroyé le statut de réfugié que si elles s'assurent, au regard d'éléments objectifs, fiables et précis, que le demandeur n'y encourt pas un risque réel de traitement inhumain ou dégradant en raison de ses conditions de vie. Cette appréciation doit tenir compte de la situation spécifique du demandeur et de l'état général du système d'accueil dans cet État membre.
13 novembre 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours de TestBioTech visant l'annulation de la décision de la Commission autorisant la mise sur le marché de produits contenant du maïs génétiquement modifié MON 810. La requérante n'a pas démontré un intérêt individuel à agir au sens de l'article 263 TFUE, car elle n'a pas établi que la décision litigieuse l'affectait en raison de circonstances propres à la distinguer de tout autre opérateur économique. Cette ordonnance confirme la rigueur des conditions de recevabilité des recours en annulation formés par des personnes physiques ou morales contre les actes réglementaires de l'Union.
11 novembre 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi contre l'arrêt du Tribunal confirmant que le financement public de la plateforme électronique néerlandaise de passation de marchés publics TenderNed ne constitue pas une aide d'État au sens de l'article 107, paragraphe 1, TFUE. La Cour a jugé que cette mesure ne conférait pas d'avantage économique sélectif aux entreprises publiques concernées, car elle répondait à un objectif d'intérêt général et n'affectait pas la concurrence de manière significative. Cet arrêt précise les critères d'appréciation des aides d'État dans le cadre de la digitalisation des marchés publics.
7 novembre 2019
L'ordonnance du président de la Cour de justice de l'Union européenne du 7 novembre 2019 dans l'affaire C-682/16 (BEI ApS / Skatteministeriet) prononce la radiation de l'affaire à la suite du désistement de la juridiction de renvoi danoise (Vestre Landsret). Cette affaire portait initialement sur l'interprétation de la directive TVA (2006/112/CE) concernant le droit à déduction pour des opérations de livraison de biens, mais la Cour n'a donc pas statué au fond.
7 novembre 2019
Les conclusions de l'avocat général Kokott dans l'affaire C-584/17 P précisent que la Commission européenne peut adopter une décision formant titre exécutoire au titre de l'article 299 TFUE pour recouvrer des sommes versées dans le cadre de conventions de subvention, même en présence d'une clause compromissoire attribuant compétence au juge de l'Union. Cette décision est contestable devant le juge de l'Union, qui contrôle tant la validité du titre que le bien-fondé de la créance contractuelle, garantissant ainsi une protection juridictionnelle effective. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme que la voie exécutoire unilatérale de la Commission n'exclut pas le contrôle juridictionnel complet sur le litige contractuel.
7 novembre 2019
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi formé contre l'arrêt du Tribunal confirmant la décision de la Commission européenne. La Cour juge que le financement public de la plateforme électronique néerlandaise de passation de marchés publics "TenderNed" ne constitue pas une aide d'État au sens de l'article 107, paragraphe 1, TFUE, car il s'agit d'une activité relevant de l'exercice de prérogatives de puissance publique. En conséquence, ce financement échappe au contrôle des aides d'État.
7 novembre 2019
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 7 novembre 2019 (affaire T-48/17) porte sur le contrôle juridictionnel des décisions du Parlement européen relatives au financement des partis politiques. Il précise les conditions dans lesquelles le Parlement peut déclarer certaines dépenses inéligibles et réduire le préfinancement d'une subvention, tout en imposant une garantie bancaire, en examinant notamment le respect des principes d'impartialité, des droits de la défense, de proportionnalité et d'égalité de traitement. Cette décision clarifie les obligations procédurales et substantielles des institutions européennes dans la gestion des subventions aux partis politiques.
7 novembre 2019
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne, rendu le 7 novembre 2019 dans l'affaire T-240/17, annule partiellement la décision de la Commission infligeant une amende à Campine et Campine Recycling pour leur participation à une entente sur le marché du recyclage de batteries au plomb. Le Tribunal précise notamment la méthode de calcul de la valeur des achats pour déterminer le montant de l'amende, et examine la notion d'infraction continue ou répétée, en soulignant l'importance de prouver l'interruption de la participation à l'infraction. Pour le praticien français, cet arrêt est utile pour contester le calcul des amendes en droit de la concurrence et pour argumenter sur la durée et la continuité d'une infraction.
7 novembre 2019
7 novembre 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de l'Alliance for Direct Democracy in Europe (ADDE) contre le Parlement européen concernant la décision de déclarer inéligibles certaines dépenses de ce parti politique pour l'année 2015 et de réduire le préfinancement de sa subvention 2017 à 33 %, assorti d'une obligation de garantie bancaire. La décision confirme la marge d'appréciation du Parlement dans le contrôle des subventions aux partis politiques européens, en validant le respect des principes d'impartialité, des droits de la défense et de proportionnalité. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt illustre les conditions strictes de gestion financière imposées aux partis politiques européens et les limites du contrôle juridictionnel sur les décisions du Parlement en la matière.
7 novembre 2019
Cette ordonnance rectifie une erreur matérielle dans l'arrêt rendu dans l'affaire C-692/17 (Paulo Nascimento Consulting). Elle précise que la juridiction de renvoi portugaise doit apprécier si les prestations de services litigieuses constituent une opération unique ou des prestations distinctes aux fins de la TVA. La rectification ne modifie pas le fond de la décision initiale.
5 novembre 2019
La Cour de justice de l'Union européenne, statuant en grande chambre, a précisé les conditions de recevabilité d'un pourvoi et d'un recours en annulation formé par des actionnaires contre une décision de retrait d'agrément d'un établissement de crédit prise par la BCE. Elle a jugé que le retrait de mandat par le liquidateur de la société requérante ne met pas fin à l'instance engagée par ses actionnaires, qui conservent un intérêt direct et actuel à agir. Cet arrêt clarifie ainsi l'étendue du droit à un recours effectif (article 47 de la Charte) pour les actionnaires d'une banque en liquidation, en reconnaissant leur affectation directe par la décision de retrait d'agrément.
5 novembre 2019
La Cour de justice de l'Union européenne, statuant en grande chambre, a jugé que le retrait du mandat confié à un avocat par le liquidateur d'une société en liquidation ne prive pas les actionnaires de cette société de leur droit à un recours effectif (article 47 de la Charte). Elle a précisé que les actionnaires d'un établissement de crédit sont directement et individuellement concernés par une décision de retrait d'agrément, ce qui les rend recevables à former un recours en annulation contre cette décision. Cet arrêt clarifie donc les conditions de recevabilité des recours des actionnaires en matière de surveillance prudentielle bancaire.
5 novembre 2019
La Cour de justice de l'Union européenne, statuant en grande chambre, précise les conditions de recevabilité d'un pourvoi et d'un recours en annulation introduit par des actionnaires contre une décision de retrait d'agrément d'un établissement de crédit prise par la BCE. Elle juge que le retrait du mandat de l'avocat par le liquidateur de la société requérante ne met pas fin à l'instance si l'organe de direction de la société entend la poursuivre, et reconnaît que les actionnaires sont directement concernés par une telle décision, leur ouvrant ainsi un droit à un recours effectif au titre de l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux.
5 novembre 2019
31 octobre 2019
31 octobre 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné le Royaume-Uni pour manquement à ses obligations, en raison de la délivrance irrégulière de certificats d'exportation EXP par les autorités d'Anguilla (PTOM). Ces certificats ont permis l'importation en franchise de droits de douane d'aluminium non originaire d'Anguilla, causant une perte de ressources propres pour l'Union. L'arrêt établit que l'État membre entretenant des relations particulières avec un PTOM est tenu, au titre du principe de coopération loyale, de compenser financièrement l'Union pour la perte de ressources propres résultant de telles irrégularités.
31 octobre 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les Pays-Bas ont manqué à leurs obligations en vertu du principe de coopération loyale (article 4, paragraphe 3, TUE) en ne compensant pas la perte de ressources propres de l'Union résultant de la délivrance irrégulière de certificats EUR.1 par les autorités de Curaçao et d'Aruba. Ces certificats, délivrés en violation des décisions relatives à l'association des pays et territoires d'outre-mer (PTOM), ont permis l'importation en exemption de droits de douane de produits (lait en poudre, riz, gruau et semoule) qui n'étaient pas originaires des PTOM. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt établit que l'État membre entretenant des relations particulières avec un PTOM est tenu de réparer financièrement le préjudice causé au budget de l'Union par des actes irréguliers des autorités de ce territoire, même en l'absence de faute directe de l'État membre.
31 octobre 2019
La Cour de justice confirme que la Pologne, la Hongrie et la République tchèque ont manqué à leurs obligations en refusant de se conformer au mécanisme temporaire de relocalisation des demandeurs d’asile depuis la Grèce et l’Italie, prévu par les décisions 2015/1523 et 2015/1601. L’arrêt précise que l’article 72 TFUE ne permet pas à un État membre de s’affranchir unilatéralement d’obligations claires et inconditionnelles du droit de l’Union en invoquant la sécurité nationale ou l’ordre public, sans démontrer une menace réelle et suffisamment grave. En conséquence, ces États membres doivent assumer les conséquences juridiques de leur manquement.
31 octobre 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le Royaume-Uni avait manqué à ses obligations en vertu du droit de l'Union en ne compensant pas la perte de ressources propres résultant de la délivrance irrégulière de certificats d'exportation EXP par les autorités d'Anguilla, un territoire d'outre-mer. Cette décision établit que l'État membre entretenant des relations particulières avec un pays ou territoire d'outre-mer (PTOM) est tenu, sur le fondement du principe de coopération loyale (article 4, paragraphe 3, TUE), de réparer le préjudice financier causé à l'Union par des actes irréguliers des autorités de ce PTOM. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt précise l'étendue de la responsabilité des États membres pour les agissements de leurs PTOM dans le cadre de l'association à l'Union, notamment en matière de ressources propres et de contrôle douanier.
31 octobre 2019