1 260textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2019.
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Avec texte intégral
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Résumés IA
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 431Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 207Versions consolidées des textes
28 549Propositions · Communications · Initiatives
83 358Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 281Le Tribunal de l'Union européenne a annulé, dans l'affaire T-582/17, les mesures restrictives (gel des fonds et interdiction de voyage) imposées à plusieurs requérants par le Conseil dans le cadre de la situation en République démocratique du Congo. Il a jugé que le Conseil avait violé les droits de la défense, notamment le droit d'être entendu, et l'obligation de motivation, en ne fournissant pas aux requérants les éléments précis justifiant leur inscription sur la liste des personnes sanctionnées. Cet arrêt rappelle l'importance pour le Conseil de respecter scrupuleusement les garanties procédurales et de fonder ses décisions sur des motifs suffisamment individualisés et vérifiables, sous peine d'annulation.
26 mars 2019
La Cour de justice de l'Union européenne, dans cet arrêt en grande chambre, précise les pouvoirs du juge national face à une clause abusive d'échéance anticipée dans un contrat de prêt hypothécaire. Elle juge que le juge peut, après avoir constaté le caractère abusif de la clause, la remplacer par une disposition supplétive de droit national si la nullité de la clause expose le consommateur à des conséquences particulièrement préjudiciables, notamment la déchéance du terme et le remboursement immédiat de la totalité du prêt. Cette solution vise à préserver l'équilibre contractuel et la protection du consommateur, tout en évitant l'anéantissement du contrat.
26 mars 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a annulé, dans l'arrêt C-377/16, un appel à manifestation d'intérêt du Parlement européen pour le recrutement de chauffeurs, qui limitait le choix de la deuxième langue de la procédure de sélection à l'anglais, au français et à l'allemand. La Cour a jugé que cette restriction constituait une discrimination injustifiée fondée sur la langue, en violation du statut des fonctionnaires et du règlement n° 1, car l'intérêt du service ne démontrait pas la nécessité de limiter les langues de communication à ces trois seules langues officielles.
26 mars 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de la Commission européenne et confirmé l'annulation des avis de concours généraux EPSO/AD/293/15 et EPSO/AD/294/15, qui limitaient le choix de la deuxième langue (langue 2) à l'anglais, au français et à l'allemand. La Cour a jugé que cette restriction constituait une discrimination indirecte fondée sur la langue, non justifiée par l'intérêt du service, car la Commission n'a pas démontré que cette limitation était objectivement nécessaire et proportionnée pour garantir le bon fonctionnement des institutions. Cet arrêt réaffirme l'importance du contrôle juridictionnel strict des conditions linguistiques imposées par l'EPSO et le principe de non-discrimination dans les procédures de recrutement des fonctionnaires européens.
26 mars 2019
L'arrêt du Tribunal de l'Union européenne du 26 mars 2019 (affaire T-787/17) confirme le refus d'enregistrement de la marque verbale "GlamHair" pour des produits capillaires, en raison de son caractère descriptif et de son absence de caractère distinctif au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous b) et c) du règlement (CE) n° 207/2009. Le Tribunal juge que la combinaison des termes "glam" et "hair" est comprise par le public pertinent comme une simple indication des qualités esthétiques des produits, sans permettre d'identifier une origine commerciale. Cette décision illustre l'application stricte des motifs absolus de refus pour les signes composés d'éléments laudatifs ou descriptifs dans le domaine des marques de l'Union européenne.
26 mars 2019
La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 26 mars 2019, a précisé les pouvoirs du juge national face à une clause abusive d'échéance anticipée dans un contrat de prêt hypothécaire. Elle a jugé que, lorsqu'une clause est partiellement abusive, le juge ne peut pas la réviser en substituant une disposition de droit national, mais doit l'écarter et apprécier les conséquences de sa suppression. Cet arrêt renforce la protection des consommateurs en interdisant toute révision judiciaire des clauses abusives, conformément aux articles 6 et 7 de la directive 93/13/CEE.
26 mars 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a annulé l'appel à manifestation d'intérêt du Parlement européen pour le recrutement de chauffeurs, qui limitait le choix de la deuxième langue de la procédure de sélection à l'anglais, au français et à l'allemand. Cette limitation constitue une discrimination fondée sur la langue, car elle n'est pas justifiée par un intérêt du service proportionné et méconnaît le principe d'égalité de traitement entre les candidats. L'arrêt rappelle que les institutions européennes doivent respecter le régime linguistique prévu par le règlement n° 1 et le statut des fonctionnaires, sans imposer de restrictions injustifiées aux droits linguistiques des citoyens.
26 mars 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de la Commission contre l'annulation par le Tribunal de ses concours généraux limitant le choix de la deuxième langue à l'anglais, au français et à l'allemand. Elle confirme que cette restriction constitue une discrimination indirecte fondée sur la langue, non justifiée par l'intérêt du service, car elle n'est pas proportionnée à l'objectif d'assurer un recrutement de fonctionnaires immédiatement opérationnels. L'arrêt impose à l'administration de l'UE de démontrer concrètement la nécessité de telles limitations linguistiques, renforçant ainsi le contrôle juridictionnel sur le régime linguistique des concours EPSO.
26 mars 2019
L'arrêt du Tribunal de l'UE annule partiellement la décision de la Commission excluant certaines dépenses grecques du financement européen (FEAGA et Feader). Le Tribunal juge que la Commission n'a pas suffisamment motivé le caractère forfaitaire de la correction financière ni démontré l'existence d'un préjudice financier réel pour le budget de l'Union. Cette décision précise les limites du pouvoir de la Commission en matière de corrections financières et renforce l'obligation de motivation et de proportionnalité dans le cadre des contrôles de conditionnalité.
26 mars 2019
26 mars 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la société Clestra Hauserman contre le Parlement européen, qui avait rejeté son offre dans le cadre d'un marché public de travaux pour des parois amovibles et portes. Le Tribunal a jugé que le Parlement avait suffisamment motivé sa décision et n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant l'offre comme anormalement basse. Cet arrêt rappelle l'étendue du contrôle juridictionnel sur l'appréciation des offres anormalement basses et l'obligation de motivation des institutions dans les procédures de passation des marchés publics.
26 mars 2019
La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 26 mars 2019 (affaires jointes C-70/17 et C-179/17), précise les pouvoirs du juge national face à une clause abusive d'échéance anticipée dans un contrat de prêt hypothécaire. Elle juge que le juge peut substituer à cette clause une disposition supplétive de droit national si la déclaration de nullité totale de la clause entraînerait l'annulation du contrat et exposerait le consommateur à des conséquences particulièrement préjudiciables. Cette solution vise à préserver l'effet dissuasif de la directive 93/13/CEE tout en protégeant le consommateur contre la perte de son bien immobilier.
26 mars 2019
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 21 mars 2019 (affaire T-777/17) rejette le recours de Pan contre la décision de l'EUIPO annulant la marque figurative TOBBIA pour risque de confusion avec la marque antérieure PEPPA PIG. Il confirme que le consommateur peut associer les deux signes en raison de similitudes visuelles et phonétiques, et que le risque de confusion doit être apprécié globalement en tenant compte de la renommée de la marque antérieure. Cette décision illustre l'application stricte des critères de l'article 8, §1, b) du règlement 207/2009 (devenu article 8, §1, b) du règlement 2017/1001) pour les marques de l'UE, notamment en présence d'une marque antérieure notoire.
21 mars 2019
Le Tribunal de l'Union européenne statue sur une demande en interprétation de son arrêt dans l'affaire T-558/15, concernant les mesures restrictives prises à l'encontre de l'Iran. Il précise la portée de l'obligation de motivation et les conditions de maintien de l'inscription d'une entité sur la liste des personnes et entités soumises à un gel de fonds. Cette ordonnance clarifie pour le juge français les exigences procédurales pesant sur le Conseil lors du réexamen périodique des inscriptions.
21 mars 2019
21 mars 2019
Dans cet arrêt, la Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'"opérateur interne" au sens du règlement (CE) n° 1370/2007, permettant l'attribution directe de contrats de service public de transport de voyageurs. Elle juge que le contrôle analogue exercé par l'autorité publique sur cet opérateur doit être effectif et porter sur l'ensemble de sa gestion, et non se limiter à un simple contrôle de légalité. En outre, la Cour clarifie le régime transitoire de l'article 8, paragraphe 2, en fixant la date d'expiration des attributions directes au 3 décembre 2019, sans possibilité de prorogation.
21 mars 2019
21 mars 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'article 3, sous d), du règlement (CE) n° 469/2009 relatif au certificat complémentaire de protection (CCP) s'oppose à ce qu'un CCP soit délivré pour un principe actif déjà connu, même s'il bénéficie d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour une nouvelle formulation thérapeutique. En effet, la première AMM au sens de ce règlement est celle obtenue pour le principe actif en tant que tel, et non pour une formulation ultérieure. Ainsi, une nouvelle formulation ne peut servir de base à un CCP si le principe actif a déjà été autorisé auparavant.
21 mars 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise que l'article 3, sous d), du règlement (CE) n° 469/2009 relatif au certificat complémentaire de protection (CCP) pour les médicaments s'oppose à ce qu'un CCP soit délivré pour un principe actif déjà connu, même si la première autorisation de mise sur le marché (AMM) concerne une nouvelle formulation de ce principe actif. En effet, pour un professionnel du droit français, cette décision confirme que le CCP ne peut protéger qu'un nouveau principe actif et non une simple innovation galénique, la première AMM au sens du règlement étant celle du principe actif lui-même, et non celle de sa formulation.
21 mars 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'exclusion prévue à l'article 10, sous h), de la directive 2014/24 pour les services de défense civile, de protection civile et de prévention des risques, confiés à des organisations ou associations à but non lucratif, ne s'applique pas aux services ambulanciers de transport de patients, y compris le transport en ambulance qualifié. Cet arrêt précise donc que ces services relèvent du champ d'application des règles de passation des marchés publics, même lorsqu'ils sont assurés par des entités non lucratives.
21 mars 2019