1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.
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Avec texte intégral
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Résumés IA
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 821Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 504Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 739Accord international · PESC · Traité
22 930Budget · Avis · Résolution · Divers
163 020Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne rejette comme irrecevable une demande en révision introduite par Hochmann Marketing GmbH contre une précédente ordonnance rendue en vertu de l'article 181 du règlement de procédure. La Cour rappelle que la révision est subordonnée à la découverte d'un fait antérieur à l'arrêt ou à l'ordonnance, inconnu de la partie requérante et de la Cour, condition non remplie en l'espèce. Cette décision confirme la rigueur des conditions de recevabilité de la voie de recours extraordinaire qu'est la révision devant la Cour de justice.
4 juin 2020
4 juin 2020
4 juin 2020
L'arrêt du Tribunal de l'UE annule la décision de la Commission européenne interdisant l'acquisition de Telefónica Europe (O2) par Hutchison (CK Telecoms), estimant que la Commission n'a pas démontré à suffisance de droit que l'opération entraînerait une entrave significative à une concurrence effective sur le marché oligopolistique des télécommunications mobiles. Le Tribunal précise les exigences de preuve pour caractériser les effets non coordonnés d'une concentration, notamment en matière de parts de marché, de pression à la hausse sur les prix et de qualification d'un opérateur comme "important moteur de la concurrence".
28 mai 2020
Le Tribunal de l'Union européenne annule la décision de la Commission interdisant le rachat de Telefónica Europe (O2) par Hutchison (CK Telecoms) sur le marché britannique des télécommunications mobiles. Il juge que la Commission n'a pas démontré à suffisance de droit que l'opération entraverait significativement une concurrence effective, notamment en surestimant la pression concurrentielle exercée par O2 sur Hutchison et en n'établissant pas correctement les effets non coordonnés sur les prix. Cette décision précise le niveau de preuve requis pour interdire une concentration en marché oligopolistique et encadre l'utilisation des analyses quantitatives (UPH) par la Commission.
28 mai 2020
Cet arrêt de la CJUE précise qu'une réglementation nationale imposant des restrictions de localisation aux éoliennes, comme une distance minimale par rapport aux habitations, constitue une "règle technique" au sens de la directive (UE) 2015/1535, devant être notifiée à la Commission. La Cour juge que de telles mesures, bien que poursuivant un objectif environnemental légitime, doivent respecter le principe de proportionnalité et ne peuvent pas remettre en cause les objectifs contraignants de la directive 2009/28/CE en matière d'énergies renouvelables. En pratique, pour un professionnel du droit français, cet arrêt impose une vigilance accrue sur la conformité des règles d'urbanisme et d'environnement applicables aux éoliennes avec le droit de l'UE, notamment en matière de notification préalable et de proportionnalité des restrictions.
28 mai 2020
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-518/18) précise les obligations de l'administration en matière de promotion des fonctionnaires, notamment l'exigence d'une comparaison objective des mérites et le respect du principe d'égalité de traitement. Il rappelle que la décision de ne pas promouvoir un agent doit être suffisamment motivée et ne pas reposer sur une erreur manifeste d'appréciation, en contrôlant la prise en compte des rapports de notation et des fonctions exercées.
28 mai 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision implicite de refus d'accès de la Commission, mais rejeté le recours contre la décision explicite de refus. La Commission a légitimement invoqué l'exception de protection des objectifs d'enquête pour refuser l'accès à un document relatif au respect des conditions communes par les opérateurs de systèmes mobiles par satellite, sans qu'un intérêt public supérieur ne justifie la divulgation.
28 mai 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions de preuve de l'usage sérieux d'une marque figurative (représentation d'une ligne incurvée et coudée) dans le cadre d'une procédure d'opposition. Il rappelle que l'appréciation de l'usage sérieux doit tenir compte de l'ensemble des éléments pertinents, notamment la nature des produits et la fréquence d'utilisation, et confirme le pouvoir d'appréciation de l'EUIPO en la matière.
28 mai 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision implicite de refus d'accès de la Commission à un document relatif au respect des conditions communes par les opérateurs de systèmes mobiles par satellite. Il a jugé que la Commission ne pouvait pas opposer l'exception relative à la protection des enquêtes sans démontrer concrètement en quoi la divulgation porterait atteinte à leurs objectifs, et qu'elle avait manqué à son obligation de motivation. Cet arrêt précise les conditions strictes de mise en œuvre de l'exception "enquêtes" du règlement 1049/2001 et réaffirme l'obligation pour l'institution de procéder à un examen concret et individualisé de chaque document sollicité.
28 mai 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Galletas Gullón contre le refus d'enregistrement de sa marque figurative "gullón TWINS COOKIE SANDWICH" en raison de l'opposition formée par le titulaire de la marque renommée OREO. L'arrêt confirme que l'utilisation de la marque demandée tirerait indûment profit du caractère distinctif ou de la renommée de la marque antérieure OREO, au sens de l'article 8, paragraphe 5, du règlement 2017/1001. Cette décision illustre l'application stricte de la protection des marques renommées dans l'Union européenne, même en l'absence de risque de confusion.
28 mai 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Korporaciya «Masternet» contre la décision de l'EUIPO ayant prononcé la déchéance de sa marque figurative STAYER pour défaut d'usage sérieux. L'arrêt précise les conditions de preuve de l'usage sérieux d'une marque de l'Union européenne, en particulier la nécessité de démontrer un usage conforme à la fonction essentielle d'indication d'origine pour les produits exactement tels qu'enregistrés. Cette décision rappelle aux praticiens français l'importance de fournir des preuves précises et circonstanciées de l'usage, notamment quant à la qualification des produits couverts par l'enregistrement.
28 mai 2020
Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours de M. Campbell contre le refus de la Commission de lui donner accès à des documents relatifs à la mise en œuvre par l'Irlande de décisions-cadres sur la reconnaissance mutuelle des décisions pénales. La Commission pouvait légitimement opposer une présomption générale de confidentialité fondée sur la protection des activités d'enquête (article 4, §2, 3e tiret du règlement n° 1049/2001), sans avoir à examiner individuellement chaque document. Cet arrêt confirme l'application de cette présomption aux procédures EU Pilot et aux manquements, limitant ainsi l'accès aux documents préparatoires dans ce contexte contentieux.
28 mai 2020
Le président du Tribunal de l'UE a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande en référé introduite par Darment Oy contre la Commission européenne, car le recours principal avait été satisfait en cours d'instance. Cette ordonnance illustre le principe selon lequel une demande de mesures provisoires devient sans objet lorsque l'acte contesté a été retiré ou modifié par l'institution défenderesse, mettant fin au litige sur le fond.
28 mai 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a précisé, dans cette affaire, qu'un mélange de déchets de papier, carton et produits de papier relevant de la rubrique B3020 de l'annexe IX de la convention de Bâle peut être soumis à la procédure de notification préalable s'il est contaminé par des matières perturbatrices, même en faible proportion. Elle a jugé que la qualification de "mélange" au sens du règlement (CE) n° 1013/2006 dépend de la nature et du degré de contamination, et non d'un seuil quantitatif fixe. Cette décision clarifie les obligations des opérateurs français en matière de transfert transfrontalier de déchets, en renforçant les exigences de contrôle pour les envois de matières recyclables potentiellement contaminées.
28 mai 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté les recours contre les décisions de l'EUIPO, confirmant l'existence d'un risque de confusion entre la marque figurative AUREA BIOLABS et la marque verbale antérieure AUREA pour des produits identiques ou similaires. L'arrêt précise les conditions de la rectification d'une décision d'une chambre de recours sur le fondement de l'article 102 du règlement 2017/1001.
28 mai 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme la légalité de la décision de la Commission infligeant une sanction à Darment pour dépassement de son quota d'hydrofluorocarbones (HFC) en 2015. Le Tribunal rejette les arguments de la société fondés sur une prétendue erreur de calcul du quota ou sur un défaut de prise en compte de transferts, jugeant que la Commission a correctement appliqué le règlement (UE) n° 517/2014. Il précise notamment que le principe de bonne administration n'impose pas à la Commission de corriger d'office les erreurs commises par l'entreprise dans le registre électronique des quotas.
28 mai 2020
Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours d'Agrochem-Maks contre le refus de la Commission de renouveler l'approbation de l'oxasulfuron, un herbicide. La décision confirme que la Commission peut refuser le renouvellement sur la base de préoccupations non résolues concernant les métabolites pertinents, sans exiger de preuve définitive du danger, en application du principe de précaution. L'arrêt précise l'étendue du contrôle juridictionnel sur l'appréciation scientifique et la motivation des actes de la Commission en matière de produits phytopharmaceutiques.
28 mai 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours du Conseil régulateur de l'appellation d'origine protégée «Jamón de Teruel» contre le refus de l'EUIPO d'opposer l'enregistrement de la marque figurative «AIRESANO BLACK El ibérico de Teruel». Il a jugé qu'il n'existait pas de risque de confusion au sens de l'article 8, §1, b) du règlement 2017/1001, en raison de l'absence de similitude visuelle, phonétique et conceptuelle entre les signes, malgré la présence du terme «Teruel». Pour le professionnel du droit français, cet arrêt confirme une application stricte du critère de similitude globale des signes, même en présence d'éléments géographiques communs, et rappelle que la protection conférée par une AOP en tant que marque antérieure ne s'étend pas automatiquement à tout signe reprenant partiellement cette indication.
28 mai 2020
Dans l'affaire C-684/18, la Cour de justice de l'Union européenne interprète les articles 90 et 184 à 186 de la directive TVA (2006/112/CE) ainsi que le principe de neutralité fiscale. Elle précise qu'un État membre ne peut pas subordonner la régularisation de la TVA initialement déduite à l'émission d'une facture rectificative lorsque des rabais sont accordés après la livraison, tant pour des opérations intracommunautaires qu'internes. Cet arrêt impose donc aux autorités fiscales nationales d'accepter la réduction de la base d'imposition et la régularisation corrélative de la déduction, sans formalité disproportionnée.
28 mai 2020