1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.
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Avec texte intégral
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Résumés IA
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 447Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 207Versions consolidées des textes
28 549Propositions · Communications · Initiatives
83 367Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 3616 février 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le recours introduit par FT contre l'AEMF, suite au retrait par cette dernière de la note de débit contestée, l'objet du litige ayant disparu. Cette ordonnance illustre l'application du principe de non-lieu à statuer en contentieux de la fonction publique européenne lorsqu'une mesure administrative est retirée par l'institution défenderesse avant le jugement. Pour un professionnel du droit français, cette décision rappelle l'importance de vérifier la persistance de l'objet du litige tout au long de la procédure.
6 février 2020
La Cour de justice de l'Union européenne, dans ses conclusions, examine l'interprétation du règlement (UE) n° 1215/2012 (Bruxelles I bis) concernant la compétence judiciaire en matière de contrats de transport aérien de passagers. L'avocat général propose une lecture selon laquelle le lieu d'exécution du contrat, déterminant la compétence, peut être le lieu de départ ou d'arrivée du vol, même en cas de correspondances. Cette analyse clarifie les critères de rattachement pour les actions en indemnisation des passagers, offrant une sécurité juridique aux praticiens français confrontés à des litiges transfrontaliers.
6 février 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation allemande imposant un tarif minimal obligatoire pour les honoraires des ingénieurs et architectes est contraire à la directive 2006/123/CE relative aux services dans le marché intérieur. Cette décision précise que de telles restrictions tarifaires ne sont pas justifiées par des raisons impérieuses d'intérêt général, comme la protection des consommateurs ou la qualité des services. Pour un professionnel du droit français, cette ordonnance confirme l'illicéité des barèmes obligatoires dans le secteur des services, ce qui pourrait avoir des implications sur les réglementations nationales similaires.
6 février 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise que l'apposition d'un cachet de sortie sur le document de voyage d'un marin ressortissant d'un pays tiers, enrôlé à bord d'un navire amarré à long terme dans un port maritime, ne constitue pas la preuve de la sortie effective de l'espace Schengen. Elle juge que la sortie de cet espace ne peut être considérée comme intervenue tant que le marin n'a pas quitté physiquement le territoire des États membres, le navire étant assimilé à une partie du territoire national pour l'application du code frontières Schengen.
5 février 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Hickies, Inc. contre le refus de l'EUIPO d'enregistrer une marque tridimensionnelle représentant la forme d'un lacet de chaussure, confirmant l'absence de caractère distinctif au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous b), du règlement 2017/1001. L'arrêt précise que la protection d'un dessin ou modèle antérieur ne saurait suppléer au défaut de caractère distinctif de la marque demandée. En outre, les éléments de preuve produits pour la première fois devant le Tribunal sont irrecevables.
5 février 2020
L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-341/18) du 5 février 2020 précise les modalités de calcul de la durée de séjour autorisé des ressortissants de pays tiers dans l'espace Schengen, notamment pour les marins enrôlés à bord de navires amarrés à long terme dans un port maritime. La Cour interprète l'article 11, paragraphe 1, du code frontières Schengen (règlement 2016/399) en jugeant que le cachet de sortie doit être apposé au moment où le marin quitte physiquement le territoire de l'espace Schengen, et non au moment de son embarquement. Cette décision clarifie la détermination du moment de la sortie pour les séjours discontinus.
5 février 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Hickies contre le refus de l'EUIPO d'enregistrer une marque tridimensionnelle représentant la forme d'un lacet de chaussure, faute de caractère distinctif au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous b), du règlement 2017/1001. L'arrêt confirme que la simple existence d'un droit antérieur sur un dessin ou modèle ne confère pas automatiquement un caractère distinctif à la marque, et que les preuves d'usage ou de notoriété produites pour la première fois devant le Tribunal sont irrecevables. Cette décision rappelle la rigueur de l'appréciation du caractère distinctif des marques tridimensionnelles constituées par la forme du produit lui-même.
5 février 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme le refus d'enregistrement comme marque de l'Union européenne de la forme tridimensionnelle d'un lacet de chaussure, pour défaut de caractère distinctif au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous b), du règlement 2017/1001. Le Tribunal précise que la protection d'un dessin ou modèle antérieur ne saurait suppléer à l'absence de caractère distinctif de la marque demandée.
5 février 2020
5 février 2020
Cet arrêt de la Cour de justice précise que, dans le cadre d’un recours direct devant les juridictions de l’Union, l’avocat représentant une partie doit être un tiers indépendant par rapport à celle-ci, conformément à l’article 19 du statut de la CJUE. La Cour en déduit qu’une université publique ne peut être représentée par un avocat qui est également son employé, même si ce dernier est un membre de son personnel enseignant, cette situation ne garantissant pas l’indépendance requise. Cette décision a une portée pratique importante pour les entités publiques et privées françaises qui souhaitent ester devant la Cour de justice, les contraignant à recourir à un conseil extérieur.
4 février 2020
La Cour de justice a précisé, dans cet arrêt, que la condition de représentation par un avocat tiers à la partie requérante, prévue à l'article 19 du statut de la CJUE, s'applique strictement aux recours directs, y compris pour les entités publiques comme les universités. Elle a ainsi annulé le pourvoi de l'Université de Wrocław, représentée par un avocat également employé par celle-ci, jugeant que ce lien de subordination compromettait l'indépendance requise. Cette décision confirme que le droit à un procès équitable (article 47 de la Charte) n'impose pas une interprétation plus souple de cette règle de représentation.
4 février 2020
Le président de la Cour de justice de l'Union européenne a rejeté la demande de décision préjudicielle du Tribunal Superior de Justicia de Canarias portant sur l'interprétation du droit de l'Union en matière de sécurité sociale. L'ordonnance met fin à la procédure sans se prononcer sur le fond, probablement en raison d'un défaut de recevabilité ou d'un retrait de la demande. Cette décision n'apporte donc pas de clarification sur les règles européennes applicables aux prestations de sécurité sociale dans le contexte espagnol.
4 février 2020
Cet arrêt de la Cour de justice précise que, dans le cadre d'un recours direct devant les juridictions de l'Union, un avocat employé par une université publique ne peut pas représenter celle-ci, car il n'est pas un tiers indépendant au sens de l'article 19 du statut de la Cour. La Cour juge que cette exigence d'indépendance, qui découle également de l'article 47 de la Charte, impose un lien de subordination inexistant entre l'avocat et son client, excluant ainsi les avocats salariés. Cette décision a une portée pratique importante pour les entités publiques et les organismes disposant de services juridiques internes, qui doivent désormais recourir à un avocat externe pour ester devant le juge de l'Union.
4 février 2020
Le président de la Cour de justice de l'Union européenne a ordonné la radiation de l'affaire C-537/18, introduite par le Sąd Najwyższy (Cour suprême polonaise) dans le cadre d'une procédure concernant la nomination des juges par le Krajowa Rada Sądownictwa (Conseil national de la magistrature). Cette ordonnance met fin à la demande de décision préjudicielle sans qu'une réponse au fond sur la compatibilité du système disciplinaire polonais avec le droit de l'Union n'ait été apportée. Pour un professionnel du droit français, cette affaire illustre les tensions procédurales autour de l'État de droit en Pologne, mais n'établit pas de précédent jurisprudentiel sur les garanties d'indépendance judiciaire.
3 février 2020
La Cour de justice de l'Union européenne s'est déclarée incompétente pour trancher le différend frontalier entre la Slovénie et la Croatie, estimant que ce litige relève du droit international public et non du droit de l'Union. Elle a rejeté le recours de la Slovénie qui contestait le refus de la Croatie de se conformer à la sentence arbitrale de 2017 fixant leur frontière terrestre et maritime. L'arrêt précise que la Cour ne peut connaître d'un manquement aux obligations découlant d'une convention d'arbitrage bilatérale, même si celle-ci implique l'application du droit de l'Union.
31 janvier 2020
La Cour de justice de l'Union européenne s'est déclarée incompétente pour statuer sur le différend frontalier entre la Slovénie et la Croatie, estimant que ce litige relève du droit international public et non du droit de l'Union. Elle a rejeté le recours de la Slovénie qui contestait le non-respect par la Croatie de la sentence arbitrale de 2017 fixant leur frontière commune, au motif que la détermination des frontières entre États membres n'entre pas dans le champ d'application des traités UE.
31 janvier 2020
31 janvier 2020
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-725/18) précise que l'article 56 TFUE s'oppose à une réglementation nationale qui soumet à une taxe sur les opérations de bourse les services fournis par un intermédiaire non-résident, alors que des services équivalents fournis par un intermédiaire résident en sont exonérés. Cette différence de traitement constitue une restriction injustifiée à la libre prestation des services, car elle dissuade les résidents de recourir à des prestataires établis dans un autre État membre.
30 janvier 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions dans lesquelles des accords de règlement amiable de litiges en matière de brevets pharmaceutiques, conclus entre un laboratoire princeps et des fabricants de génériques, peuvent constituer une restriction de concurrence par objet ou par effet au sens de l'article 101 TFUE. Elle clarifie également la notion de concurrence potentielle et l'appréciation d'un abus de position dominante au titre de l'article 102 TFUE, notamment quant à l'inclusion des génériques dans le marché pertinent.
30 janvier 2020