45 517textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE.
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82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 11723 avril 2026
23 avril 2026
23 avril 2026
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans le cadre d'un contrat de crédit à la consommation, que la perception d'intérêts sur un montant correspondant à une prime d'assurance, lorsque celle-ci constitue un coût du crédit, est contraire à la directive 2008/48/CE. Elle clarifie que le "taux débiteur" ne peut s'appliquer qu'au "montant de crédit prélevé" effectivement mis à disposition du consommateur, et non à des frais accessoires comme une prime d'assurance. Cet arrêt impose donc aux prêteurs de ne pas inclure les coûts du crédit dans l'assiette de calcul des intérêts, sous peine de méconnaître les obligations d'information et de transparence prévues par la directive.
23 avril 2026
23 avril 2026
La Cour de justice de l'Union européenne interprète la directive 98/37/CE relative aux machines, précisant que les dispositifs d'arrêt normal et d'urgence doivent être conçus pour prévenir tout risque de déclenchement inconscient ou conscient. Elle juge que le blocage du dispositif d'arrêt d'urgence est admissible à condition qu'une manœuvre appropriée, et non une simple action involontaire, permette de le débloquer, afin de garantir la sécurité des personnes.
23 avril 2026
23 avril 2026
La Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 9, paragraphe 5, de la directive 2004/48/CE, qui impose la caducité des mesures provisoires si une action au fond n'est pas engagée dans un délai raisonnable. Elle précise qu'une réglementation nationale qui maintient les effets de ces mesures provisoires en les faisant anticiper ceux d'une future décision au fond est contraire au droit de l'Union. Cette décision a une portée pratique pour les praticiens français, car elle limite la possibilité de prolonger indéfiniment les effets d'une saisie-contrefaçon ou d'une interdiction provisoire sans engager le procès principal.
23 avril 2026
23 avril 2026
23 avril 2026
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi d'un fonctionnaire contestant le retrait du bénéfice de l'allocation pour enfant à charge et la répétition de l'indu, confirmant que la légalité d'une décision administrative s'apprécie à la date de son adoption, sans tenir compte d'un jugement national postérieur ayant un effet rétroactif. L'arrêt précise les limites de l'autorité de la chose jugée et les conditions d'application de l'article 85 du statut en matière de répétition de l'indu.
23 avril 2026
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne interprète l'Accord de commerce et de coopération (ACC) avec le Royaume-Uni, précisant les conditions de remise d'une personne aux fins de poursuites pénales. Il clarifie la portée de la règle de spécialité (article 625) et le contrôle du risque de violation des droits fondamentaux (article 524, §2), notamment au regard du droit à un recours effectif garanti par l'article 47 de la Charte. Pour le professionnel du droit français, cette décision encadre strictement les motifs de refus de remise et renforce l'obligation pour l'autorité judiciaire d'exécution de vérifier, au cas par cas, l'absence de risque réel de traitement contraire aux droits fondamentaux.
23 avril 2026
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne, rendu sur pourvoi dans le cadre d'un litige de fonction publique, précise les conditions de répétition de l'indu d'une allocation pour enfant à charge. Il rappelle que la légalité d'une décision de retrait doit s'apprécier à la date de son adoption par l'administration, sans tenir compte d'un jugement national postérieur ayant un effet rétroactif. La Cour souligne ainsi les limites de l'autorité de la chose jugée d'une décision nationale dans l'ordre juridique de l'Union.
23 avril 2026
La Cour de justice de l'Union européenne précise le champ d'application des règlements *de minimis* (n° 1407/2013, n° 1408/2013 et n° 717/2014) dans le secteur de la pêche et de l'aquaculture. Elle juge qu'une entreprise active dans le commerce de détail de produits halieutiques, sans activité de production, transformation ou commercialisation au sens du règlement OCM (n° 1379/2013), peut bénéficier du plafond *de minimis* général (200 000 €) plutôt que du plafond spécifique au secteur de la pêche (30 000 €). Cette décision clarifie les conditions d'éligibilité aux aides nationales, notamment pour les entreprises situées dans des zones sinistrées.
23 avril 2026
La Cour de justice de l'Union européenne précise que, dans le cadre de la procédure décentralisée d'autorisation de mise sur le marché (AMM) d'un médicament générique, les juridictions nationales des États membres concernés sont compétentes pour contrôler l'existence d'un risque potentiel grave pour la santé publique, même si l'AMM a été délivrée par un autre État membre. Elle juge également que ces juridictions peuvent examiner si les conditions d'octroi de l'AMM du médicament générique, notamment au regard de la définition de médicament de référence, sont remplies. L'arrêt clarifie ainsi l'étendue du contrôle juridictionnel national en matière de médicaments génériques et de santé publique.
23 avril 2026
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (quatrième chambre) précise que les droits des victimes, notamment d'être informées et entendues (directive 2012/29/UE), s'opposent à une réglementation nationale qui ne leur reconnaît pas la possibilité de participer à une procédure de recours extraordinaire ouvert à une personne condamnée par défaut. La Cour examine l'équilibre entre ces droits et le droit à un nouveau procès de la personne condamnée (directive 2016/343), tout en rappelant que l'exercice des droits conférés par le droit de l'Union ne saurait constituer un abus de droit (article 54 de la Charte). En substance, la victime doit pouvoir être informée de l'existence d'un tel recours et avoir la faculté de présenter ses observations dans le cadre de cette procédure.
23 avril 2026
L'avocat général Medina propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter le règlement (UE) n° 1215/2012 (Bruxelles I bis) concernant la compétence judiciaire en matière de contrats de consommation conclus en ligne. Les conclusions examinent les critères de détermination du tribunal compétent lorsque le consommateur et le professionnel sont établis dans des États membres différents, précisant notamment la notion de « direction d'activités » vers l'État du domicile du consommateur. Cette affaire est cruciale pour les professionnels du droit français confrontés aux litiges transfrontaliers du e-commerce, car elle affine les conditions de protection du consommateur dans l'accès au juge de son domicile.
23 avril 2026
23 avril 2026
23 avril 2026
23 avril 2026