mardi 9 juillet 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-22TL21546 |
| Type | Décision |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | GIL, CROS SELARL |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La communauté de communes La Domitienne a saisi le tribunal administratif de Montpellier d'une demande tendant à la condamnation de la société à responsabilité limitée Antonio Carvalho, exerçant sous l'enseigne commerciale Société Bois Structures et Façades, à lui verser les sommes de 33 090 euros, au titre de pénalités de retard dans l'exécution du marché de travaux intitulé lot n° 5 " isolation extérieure - bardage - occultation ", et de 31 594,79 euros, inscrite à son débit dans le décompte de liquidation de ce marché.
Par un jugement n° 2003555 du 12 mai 2022, le tribunal administratif de Montpellier a condamné la société Antonio Carvalho, prise en la personne de Me André, son mandataire judiciaire, à verser à la communauté de communes La Domitienne les sommes de 31 594,79 euros et de 33 090 euros.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 8 juillet 2022, la société Antonio Carvalho et Me Marc André, agissant en qualité de mandataire judiciaire, représentés par Me Marchal, demandent à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du 12 mai 2022 du tribunal administratif de Montpellier ;
2°) de rejeter les demandes présentées par la communauté de communes La Domitienne devant le tribunal tendant à sa condamnation à lui verser les sommes de 31 594,79 euros au titre du solde du marché et celle de 33 090 euros au titre de pénalités de retard ;
3°) de mettre à la charge de la communauté de communes La Domitienne une somme de 2 500 euros à leur verser chacun au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
En ce qui concerne le solde du décompte de liquidation :
- le décompte de liquidation n'a pas été notifié au mandataire judiciaire et la créance de 31 594,79 euros inscrite à son débit dans le cadre de ce décompte n'a pas été déclarée dans le cadre de la procédure collective, seules les pénalités de retard ayant été déclarées auprès du mandataire judiciaire le 1er juin 2016 ;
En ce qui concerne les pénalités de retard :
- la société Antonio Carvalho s'est trouvée dans l'impossibilité de se rendre aux opérations de réception des travaux exécutés initialement prévues le 29 avril 2016 à la suite de la résiliation du marché ; le procès-verbal de constat du 28 avril 2016 ne lui a jamais été notifié ;
- le retard d'exécution dans la pose du bardage en panneaux composites stratifiés ne lui est pas imputable ;
- elle a correctement exécuté ses prestations contractuelles en étant présente sur le chantier, en mobilisant le personnel nécessaire pour réaliser les travaux et en répondant aux sollicitations du bureau de contrôle sur la conformité des travaux ;
- contrairement à ce qu'a soutenu le maître d'ouvrage devant le tribunal, le retard d'exécution de ses travaux n'a eu aucune incidence sur le déroulement des travaux confiés à la société titulaire du lot étanchéité, la mise hors d'eau du bâtiment ayant déjà été réalisée et les prestations de cette dernière étant indépendantes des siennes.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 septembre 2022, la communauté de communes La Domitienne, représentée par Me Gil-Fourrier, demande à la cour :
1°) de rejeter la requête ;
2°) à titre incident, d'assortir les condamnations prononcées en première instance des intérêts au taux légal à compter du 24 mars 2017, date d'établissement du décompte de liquidation, s'agissant de la somme de 31 594,79 euros, et à compter du 10 juin 2016, correspondant à la date de la déclaration de la créance dans le cadre de la procédure collective, s'agissant de la somme de 33 090 euros et, dans les deux cas, d'assortir ces sommes de la capitalisation des intérêts et, à titre subsidiaire, de fixer ces créances et les intérêts capitalisés qui y sont attachés au passif de la procédure de redressement judiciaire ouverte à l'égard de la société Antonio Carvalho ainsi que la somme de 1 750 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ;
3°) de mettre solidairement à la charge de la société Antonio Carvalho et de Me André, agissant en qualité de mandataire judiciaire, la somme de 3 500 euros et à titre subsidiaire, de mettre la somme de 1 750 euros à la charge de ce dernier.
Elle soutient que :
- la règle de l'arrêt des poursuites ne lui est pas opposable ; le solde du décompte de liquidation constitue une créance certaine, liquide et exigible qui n'avait pas à être inscrite au passif de la procédure collective dont fait l'objet la société appelante, ce décompte étant devenu définitif le 24 mars 2017 ;
- à titre subsidiaire, à supposer la créance liée au décompte de liquidation soumise à une procédure de déclaration, cette créance, née le 24 mars 2017, soit postérieurement au jugement d'ouverture d'une procédure collective, a été déclarée le 13 avril 2017, soit avant la date limite du 24 mai 2017 ;
- la circonstance que le procès-verbal de réception des prestations exécutées dans le cadre de la procédure de résiliation n'a pas été notifié à la société appelante est inopérant à l'appui d'une contestation portant sur les pénalités de retard ;
- les pénalités en litige sont pleinement justifiées en raison des carences de la société appelante à exécuter les prestations de pose des panneaux stratifiés destinés au bardage extérieur ; ainsi, indépendamment des retards pris dans le choix des couleurs des panneaux de bardage, le retard d'exécution lié à la pose de ces panneaux demeure imputable à la société appelante.
Par une ordonnance du 21 septembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 21 novembre 2022 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code de commerce ;
- le code des marchés publics ;
- l'arrêté du 8 septembre 2009 portant approbation du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux, dans sa version issue de l'arrêté du 3 mars 2014 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme El Gani-Laclautre ;
- et les conclusions de Mme Perrin, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. En 2015, la communauté de communes La Domitienne a entrepris d'engager des travaux de réhabilitation et d'extension de son siège administratif situé à Maureilhan (Hérault). Les travaux ont été allotis en quinze lots. Par un acte d'engagement du 27 août 2015, le lot n° 5 " isolation extérieure - bardage - isolation " a été attribué à la société Antonio Carvalho, exerçant sous l'enseigne commerciale " société Bois Structures et Façades ", pour un montant toutes taxes comprises de 87 910,92 euros. Les travaux étaient prévus pour une durée de onze mois. Par une décision du 13 avril 2016, la communauté de communes précitée a prononcé la résiliation du marché aux frais et risques de la société Antonio Carvalho à compter du 11 avril 2016 en raison de l'inachèvement de certaines prestations. Par un jugement du 13 avril 2016, publié au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales du 19 avril 2016, le tribunal de commerce de Nîmes a ouvert une procédure de redressement judiciaire à l'égard de la société précitée, fixé la date de cessation des paiements au 1er septembre 2015, et désigné Me André en qualité de mandataire judiciaire. La société Antonio Carvalho et Me André, agissant en qualité de mandataire judiciaire, relèvent appel du jugement du 12 mai 2022 par lequel le tribunal administratif de Montpellier a condamné cette société à verser à la communauté de communes La Domitienne la somme de 33 090 euros au titre de pénalités de retard dans l'exécution du marché du lot n° 5 précité ainsi que celle de 31 594,79 euros au titre du solde du décompte de liquidation de ce marché. Dans le cadre d'un appel incident, la communauté de communes La Domitienne demande à la cour, à titre principal, d'assortir les condamnations prononcées en première instance des intérêts au taux légal capitalisés.
Sur le bien-fondé du jugement attaqué :
En ce qui concerne le solde du décompte de liquidation :
2. D'une part, aux termes de l'article 47.2 du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux, dans sa rédaction applicable au litige : " 47.2.1. En cas de résiliation du marché, une liquidation des comptes est effectuée. Le décompte de liquidation du marché, qui se substitue au décompte général prévu à l'article 13.4.2, est arrêté par décision du représentant du pouvoir adjudicateur et notifié au titulaire. / 47.2.2. Le décompte de liquidation comprend : / a) Au débit du titulaire : / - le montant des sommes versées à titre d'avance et d'acompte ; / - la valeur, fixée par le marché et ses avenants éventuels, des moyens confiés au titulaire que celui-ci ne peut restituer ainsi que la valeur de reprise des moyens que le pouvoir adjudicateur cède à l'amiable au titulaire ; / - le montant des pénalités ; / - le cas échéant, le supplément des dépenses résultant de la passation d'un marché aux frais et risques du titulaire dans les conditions fixées à l'article 48. / b) Au crédit du titulaire : / - la valeur contractuelle des travaux exécutés, y compris, s'il y a lieu, les intérêts moratoires ; / - le montant des rachats ou locations résultant de l'application de l'article 47.1.3 ; / - le cas échéant, le montant des indemnités résultant de l'application des articles 46.2 et 46.4. / 47.2.3. Le décompte de liquidation est notifié au titulaire par le pouvoir adjudicateur, au plus tard deux mois suivant la date de signature du procès-verbal prévu à l'article 47.1.1. Cependant, lorsque le marché est résilié aux frais et risques du titulaire, le décompte de liquidation du marché résilié ne sera notifié au titulaire qu'après règlement définitif du nouveau marché passé pour l'achèvement des travaux. Dans ce cas, il peut être procédé à une liquidation provisoire du marché, dans le respect de la règlementation en vigueur ".
3. D'autre part, il résulte des dispositions des articles L. 622-21 et L. 622-24 du code de commerce qu'il appartient de façon exclusive à l'autorité judiciaire de statuer sur l'admission ou la non-admission des créances déclarées. La circonstance que la collectivité publique dont l'action devant le juge administratif tend à faire reconnaître et évaluer ses droits à la suite des désordres ou des retards constatés dans un ouvrage construit pour elle par une entreprise admise ultérieurement à la procédure de redressement, puis de liquidation judiciaire, n'aurait pas déclaré sa créance éventuelle ou n'aurait pas demandé à être relevée de la forclusion est sans influence sur la compétence du juge administratif pour se prononcer sur ces conclusions, qu'elles tendent à la condamnation définitive de l'entreprise ou à l'octroi d'une provision, dès lors qu'elles ne sont elles-mêmes entachées d'aucune irrecevabilité au regard des dispositions dont l'appréciation relève de la juridiction administrative, et ce, sans préjudice des suites que la procédure judiciaire est susceptible d'avoir sur l'extinction de cette créance.
4. En application de ce principe, la société appelante ne peut utilement se prévaloir de la circonstance, à la supposer établie, selon laquelle que le maître d'ouvrage n'aurait ni notifié le décompte de liquidation au mandataire judiciaire ni déclaré la créance en résultant, ces éléments étant sans incidence quant à l'appréciation, par le juge administratif, du bien-fondé de la créance de nature administrative, de 31 594,79 euros, inscrite au débit de la société appelante au titre du surcoût lié à la conclusion d'un marché de substitution.
5. La société appelante, qui n'a pas contesté la validité de la mesure de résiliation du marché en litige en sollicitant la reprise des relations contractuelles, ne présente aucun moyen de nature à remettre en cause le quantum et le bien-fondé de la créance mise à sa charge dans le cadre du décompte de résiliation au titre du surcoût exposé par le maître de l'ouvrage pour la conclusion d'un marché de substitution, celle-ci se bornant à en contester la déclaration à la procédure collective ouverte à son encontre par le tribunal de commerce de Nîmes.
En ce qui concerne les pénalités de retard :
6. Les pénalités prévues par les clauses d'un contrat de la commande publique ont pour objet de réparer forfaitairement le préjudice qu'est susceptible de causer à l'acheteur le non-respect, par son cocontractant, de ses obligations contractuelles. Elles sont applicables au seul motif qu'une inexécution des obligations contractuelles est constatée et alors même que la personne publique n'aurait subi aucun préjudice ou que le montant des pénalités mises à la charge de son cocontractant qui résulte de leur application serait supérieur au préjudice subi.
7. En premier lieu, dès lors que les pénalités en litige ne sont pas liées au prononcé d'une mesure de résiliation du marché ou à la mauvaise exécution de prestations mais reposent sur le retard d'exécution des travaux de pose du bardage par rapport au calendrier d'exécution prévu, la société Antonio Carvalho ne peut utilement se prévaloir des circonstances selon lesquelles, d'une part, son gérant s'est trouvé dans l'impossibilité dûment justifiée de se rendre aux opérations de réception des travaux exécutés et, d'autre part, le procès-verbal de constat du 28 avril 2016 valant réception des travaux ne lui a jamais été notifié.
8. En deuxième lieu, en application de l'article 4.2 de l'additif au cahier des clauses administratives particulières, les pénalités de retard applicables en cas de non-respect de la date limite d'achèvement des travaux ou des délais intermédiaires définis dans le calendrier d'exécution s'élèvent à 305 euros hors taxes pour les huit premiers jours de retard et à 457 euros hors taxes pour chaque jour de retard ultérieur.
9. Il résulte de l'instruction, en particulier du compte-rendu de la réunion de chantier n° 10, que les trois couleurs des panneaux composites stratifiés composant le bardage extérieur étaient connues dès le 27 août 2015. Cependant, la pose de ces panneaux était conditionnée par leur séquençage et leur dimensionnement suivant un plan de calepinage qui devait être remis par l'architecte dans les quinze jours suivant la réunion de chantier n° 10 du 27 août 2015. Il est constant que ce n'est qu'à l'issue de la réunion de chantier n° 14 du 24 septembre 2015 qu'il a été indiqué à la société Antonio Carvalho qu'elle devait se conformer aux prescriptions du projet, l'architecte s'étant engagé à remettre un projet de calepinage en couleur à l'issue de la réunion de chantier n° 17 du 15 octobre 2015. Il résulte également des comptes-rendus de chantier n°s 23 et 24 des 26 novembre et 3 décembre 2015 que la pose du bardage devait, en principe, débuter le 30 octobre 2015 et s'achever, au plus tôt le 20 novembre 2015, la livraison de ces ouvrages devant être réalisée au plus tard, le 15 décembre 2015, date à laquelle les sociétés titulaires des lots étanchéité et serrurerie devaient intervenir sur le chantier pour poser les couvertines et les brise-soleil.
10. Toutefois, le retard de l'architecte dans la transmission du plan de calepinage et du séquençage est, dans les circonstances de l'espèce, sans incidence le bien-fondé des pénalités en litige dès lors que celles-ci ont été calculées, ainsi que cela résulte du décompte de pénalités établi par l'architecte le 29 avril 2016, sur la période comprise entre le 28 janvier et le 31 mars 2016, représentant un volume de 63 jours, soit à une date à laquelle la société appelante disposait, en tout état de cause, de l'ensemble des plans et indications nécessaires pour procéder, dans des délais raisonnables, à la commande, à la taille et à la pose des panneaux stratifiés. Dès lors qu'au 19 janvier 2017, date d'établissement du décompte de liquidation mentionnant l'état d'avancement des prestations, la société Antonio Carvalho n'avait réalisé que 70 % des travaux de pose du bardage, cette dernière ne peut utilement se prévaloir ni des retards de la maîtrise d'ouvrage et de la maîtrise d'œuvre dans le séquençage des panneaux composites stratifiés et la réalisation du plan de calepinage ni de la mobilisation de son personnel en nombre suffisant sur le chantier et des réponses apportées au bureau de contrôle sur la conformité de ses travaux pour être dispensée du règlement de pénalités.
11. En troisième et dernier lieu, la société Antonio Carvalho ne peut utilement se prévaloir de la circonstance selon laquelle le retard d'exécution de ses travaux n'a eu aucune incidence sur le déroulement des travaux confiés à la société titulaire du lot étanchéité, la seule constatation d'un retard dans l'exécution des prestations contractuellement attendues d'elle étant suffisante pour prononcer des pénalités de retard, indépendamment de son incidence sur le déroulement du chantier et de l'éventuel préjudice subi par le maître d'ouvrage. En tout état de cause, il résulte de l'instruction, en particulier du compte-rendu de la réunion de chantier n° 24 du 3 décembre 2015 que les sociétés titulaires des lots étanchéité et serrurerie, en charge respectivement de la pose des couvertines et des brise-soleil au titre de la période comprise entre le 15 et le 18 décembre 2015, étaient tributaires de l'achèvement des travaux de pose du bardage, contrairement à ce que soutient la société appelante.
12. Il résulte de tout ce qui précède que la société Antonio Carvalho n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Montpellier l'a condamnée à régler à la communauté de communes La Domitienne la somme de 31 594,79 euros au titre du solde du décompte de liquidation du marché en litige et celle de 33 090 euros au titre de pénalités de retard.
Sur les intérêts et leur capitalisation :
13. Ces conclusions ne soulevant pas un litige distinct, l'intimée est recevable à demander le versement, à titre incident, d'intérêts au taux légal capitalisés, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres conclusions incidentes, présentées à titre subsidiaire, tendant à l'inscription des créances en litige au passif de la procédure collective ouverte à l'égard de la société Antonio Carvalho, lesquelles sont, du reste, portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître. Par suite, la communauté de communes La Domitienne a droit aux intérêts aux taux légal sur les sommes mentionnées au point 12 à compter du 11 août 2020, date de sa première saisine juridictionnelle.
14. La capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond, même si, à cette date, les intérêts sont dus depuis moins d'une année. En ce cas, cette demande ne prend toutefois effet qu'à la date à laquelle, pour la première fois, les intérêts sont dus pour une année entière. La capitalisation des intérêts a été demandée le 20 septembre 2022. Par suite, au cas où le jugement attaqué n'aurait pas encore été exécuté, il y a lieu de faire droit à cette demande à compter du 20 septembre 2023, date à laquelle était due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la communauté d'agglomération La Domitienne, qui n'est pas la partie perdante dans le cadre de la présente instance, les sommes demandées par la société Antonio Carvalho et Me André, agissant en qualité de mandataire judiciaire, au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.
16. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Antonio Carvalho et de Me André, agissant en qualité de mandataire judiciaire, la somme demandée par la communauté de communes La Domitienne au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
DÉCIDE:
Article 1 : Les sommes de 31 594,79 euros et 33 090 euros que la société Antonio Carvalho a été condamnée à verser à la communauté de communes La Domitienne par le jugement du tribunal administratif de Montpellier n° 2003555 du 12 mai 2022 porteront intérêts au taux légal à compter du 11 août 2020. Les intérêts échus à la date du 20 septembre 2023 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts, au cas où le jugement attaqué n'aurait pas encore été exécuté.
Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à la société à responsabilité limitée Antonio Carvalho, à Me Marc André, agissant en qualité de mandataire de judiciaire, et à la communauté de communes La Domitienne.
Délibéré après l'audience du 25 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Rey-Bèthbéder, président,
M. Bentolila, président-assesseur,
Mme El Gani-Laclautre, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 juillet 2024.
La rapporteure,
N. El Gani-LaclautreLe président,
É. Rey-Bèthbéder
La greffière,
C. Lanoux
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
[LC1]
14
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA01283
08/04/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA01974
08/04/2026
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08/04/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA02620
08/04/2026