mercredi 16 février 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 450524 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:450524.20220216 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 2ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | GOUTAL ALIBERT & ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
M. C B et Mme A B ont demandé au tribunal administratif d'Amiens de condamner la commune de Cuvilly à leur verser la somme de 8 806,13 euros au titre des préjudices qu'ils estiment causés par les malfaçons de la canalisation du réseau communal d'évacuation des eaux pluviales situé sur leur propriété et la somme de 174 euros au titre du préjudice matériel à raison de l'achat de deux pompes à eau, ainsi que de mettre à la charge de la commune les entiers dépens, comprenant 606,13 euros de frais d'huissier.
Par un jugement n° 1803486 du 30 décembre 2020, le tribunal administratif d'Amiens a condamné la commune de Cuvilly à verser à M. et Mme B la somme de 8 980,13 euros et les sociétés Etablissements Mouton et SPIE Batignolles Nord à garantir chacune la commune à hauteur de 45 % de cette condamnation.
Par une ordonnance n° 21DA00463 du 9 mars 2021, enregistrée le 11 mars 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le président de la cour administrative d'appel de Douai a transmis au Conseil d'Etat, en application du 8° de l'article R. 811-1 et de l'article R. 351-2 du code de justice administrative, le pourvoi, enregistré le 25 février 2021, au greffe de cette cour, présenté par la commune de Cuvilly.
Par un pourvoi et un nouveau mémoire, enregistrés les 15 mars et 15 avril 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la commune de Cuvilly demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) statuant au fond, de rejeter les conclusions indemnitaires présentées par M. et Mme B ;
3°) de mettre à la charge de M. et Mme B la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Sébastien Gauthier, maître des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de M. Philippe Ranquet, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Delamarre, Jehannin, avocat de la commune de Cuvilly ;
Considérant ce qui suit :
1.Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2.Pour demander l'annulation du jugement qu'elle attaque, la commune de Cuvilly soutient que le tribunal administratif d'Amiens a :
- méconnu l'autorité de chose jugée par son précédent jugement en date du 28 décembre 2017, qu'il a irrégulièrement soulevée d'office, et dénaturé les pièces du dossier en limitant la garantie due par les sociétés Etablissements Mouton et SPIE Batignolles Nord à 45 % chacune des sommes mises à sa charge ;
- commis une erreur de droit, par méconnaissance de l'autorité de la chose jugée et de la prohibition des doubles indemnisations, en la condamnant à indemniser les préjudices directement liés aux désordres, non-façons et malfaçons, qui l'avaient déjà été par le jugement en date du 28 décembre 2017 ;
- dénaturé les pièces du dossier s'agissant des frais de relogement, de déménagement, de réaménagement et de garde-meubles ;
- commis une erreur de droit en ne relevant pas d'office l'irrecevabilité de la demande indemnitaire à raison de l'achat de pompes à eau, formulée en cours d'instance.
3.Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la commune de Cuvilly n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la commune de Cuvilly. Copie en sera adressée à M. C B et à Mme A B.450524
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026