mercredi 29 décembre 2021
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 451950 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2021:451950.20211229 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 6ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO |
Vu la procédure suivante :
L'association de protection des habitants et des paysages ruraux des Touches-de-Périgny et ses environs, la société pour la protection des paysages et l'esthétique de la France, Mme I H, M. B F, Mme K F, la société civile d'exploitation agricole Vignobles F Begaud, M. D A, M. et Mme E C et la société C, ont demandé au tribunal administratif de Poitiers d'annuler l'arrêté du 28 janvier 2016 par lequel le préfet de la Charente-Maritime a délivré à la société Ferme éolienne des Touches-de-Périgny une autorisation d'exploiter neuf éoliennes et un poste de livraison sur le territoire des communes de Gibourne et des Touches-de-Périgny. Par un jugement n° 1601219 du 11 octobre 2018, le tribunal administratif de Poitiers a rejeté leur demande.
Par un arrêt n° 18BX04269 du 23 février 2021, la cour administrative d'appel de Bordeaux a, sur appel de l'association de protection des habitants et paysages ruraux des Touches-de-Périgny et ses environs, annulé ce jugement, modifié l'article 5 de l'arrêté préfectoral du 28 janvier 2016 relatif au montant des garanties financières à constituer par la société Ferme éolienne des Touches-de-Périgny et rejeté, pour le surplus, les conclusions présentées devant le tribunal administratif par l'association requérante et les autres requérants.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 23 avril et 19 juillet 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'association de protection des habitants et des paysages ruraux des Touches-de-Périgny et ses environs et autres demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat et de la société Ferme éolienne des Touches-de-Périgny la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Rozen Noguellou, conseillère d'Etat,
- les conclusions de M. Olivier Fuchs, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Marlange, de la Burgade, avocat de l'association de protection des habitants et des paysages ruraux des Touches-de-Périgny et ses environs et autres ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'ils attaquent, l'association de protection des habitants et des paysages ruraux des Touches-de-Périgny et ses environs soutiennent que la cour :
- a entaché son arrêt d'irrégularité en ce que la présidente de la formation de jugement était également rapporteure de l'affaire et en ce que l'arrêt ne vise pas à la fois le décret n° 2020-1406 du 18 novembre 2020, l'ordonnance n° 2020-305 du 25 mars 2020 et le décret n° 2020-1257 du 14 octobre 2020 alors que la minute n'a été signée que par la présidente de la formation de jugement ;
- a entaché son arrêt d'erreur de droit en jugeant que les câbles de liaison ne constituent pas des " installations de production " au sens de l'article R. 553-6 C. env. et ne sont dès lors pas soumis à l'obligation de démantèlement ;
- a entaché son arrêt d'erreur de droit en jugeant que le maire pouvait émettre l'avis du propriétaire requis par les dispositions de l'article R. 512-6 du code de l'environnement ;
- a commis une erreur de qualification juridique ou dénaturé les pièces du dossier en estimant que les installations autorisées n'impliquaient pas la fixation de garanties supérieures ;
- a commis une erreur de qualification juridique en considérant que la nature de la garantie financière exigée pouvait n'être indiquée que dans l'étude d'impact ;
- a dénaturé les pièces du dossier en estimant que le rapport du commissaire-enquêteur était suffisant ;
- a entaché son arrêt d'erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier en écartant le moyen tiré de l'irrégularité de l'avis de l'autorité environnementale.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de l'association de protection des habitants et des paysages ruraux des Touches-de-Périgny et ses environs et autres n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à l'association de protection des habitants et des paysages ruraux des Touches-de-Périgny et ses environs, première dénommée pour l'ensemble des requérants.
Copie en sera adressée à la ministre de la transition écologique et la société Ferme éolienne des Touches-de-Périgny.
Délibéré à l'issue de la séance du 2 décembre 2021 où siégeaient : M. Cyril Roger-Lacan, assesseur, présidant ; Mme Suzanne von Coester, conseillère d'Etat et Mme Rozen Noguellou, conseillère d'Etat-rapporteure.
Rendu le 29 décembre 2021.
Le président :
Signé : M. Cyril Roger-Lacan
La rapporteure :
Signé : Mme Rozen Noguellou
La secrétaire :
Signé : Mme G J
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026