vendredi 18 février 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 452727 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:452727.20220218 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 8ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | HAAS |
Vu la procédure suivante :
M. A D et Mme B C ont demandé au tribunal administratif d'Amiens de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles ils ont été assujettis au titre de la période du 8 juillet au 31 décembre 2008 et au titre des années 2009 et 2010, ainsi que des pénalités correspondantes. Par un jugement n°s 1601692, 1602300 du 6 décembre 2018, ce tribunal a rejeté leur demande.
Par un arrêt n° 19DA00269 du 18 mars 2021, la cour administrative d'appel de Douai a rejeté l'appel formé par M. D et Mme C contre ce jugement.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 18 mai et 18 août 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. D et Mme C demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à leur appel ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. François-René Burnod, auditeur,
- les conclusions de M. Romain Victor, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à Me Haas, avocat de M. D et de Mme C ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'ils attaquent, M. D et Mme C soutiennent que la cour administrative d'appel de Douai :
- l'a rendu à l'issue d'une procédure irrégulière en ne soumettant pas au débat contradictoire le mémoire produit le 25 février 2021 ;
- l'a insuffisamment motivé en ne répondant pas au moyen tiré de ce que l'existence de comptes dont ils seraient bénéficiaires à l'étranger n'avait pas été établie ;
- a commis une erreur de droit en se fondant, pour juger que l'administration fiscale avait pu à bon droit recourir, pour établir les impositions en litige, à l'exploitation des fichiers clients de la banque HSBC Private Bank qui lui avaient été communiqués par l'autorité judiciaire, sur la seule circonstance que les conditions de leur obtention n'avaient pas été déclarés illégales par la juridiction compétente alors qu'elle était tenue de procéder elle-même à ce contrôle ;
- a commis une erreur de droit en jugeant que l'administration avait pu à bon droit se fonder sur l'exploitation de ces fichiers, alors que leur transmission par le procureur de la République ne pouvait avoir pour effet de rendre licite l'utilisation par l'administration fiscale, pour établir les impositions en litige, de documents volés, détournés ou présumés l'avoir été ;
- a méconnu l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales en jugeant qu'ils avaient été suffisamment informés, par l'intermédiaire des procès-verbaux de l'enquête pénale, de la teneur et de l'origine des informations obtenues de tiers et utilisées pour établir les impositions en litige.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
--------------
Article 1er : Le pourvoi de M. D et de Mme C n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A D et Mme B C.
Copie en sera adressée au ministre de l'économie, des finances et de la relance.452727NX9Y1PYA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026