vendredi 25 février 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 452997 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:452997.20220225 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 5ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | LE PRADO |
Vu la procédure suivante :
Mme K B et M. D J, agissant en leur nom propre et en qualité de représentants légaux de leur fille mineure G J, Mme I B, M. E B, Mme N A, Mme C H et M. L J ont demandé au tribunal administratif de Dijon de condamner le centre hospitalier de Nevers à les indemniser des préjudices qu'ils estiment avoir subis du fait des conditions de prise en charge de Mme B lors de la naissance G. Par un jugement n° 1800523 du 7 février 2019, le tribunal administratif a condamné le centre hospitalier de Nevers à verser notamment à Mme B et M. J, en leur qualité de représentants légaux G, la somme de 24 916,13 euros ainsi qu'une rente au titre des frais futurs d'assistance par une tierce personne.
Par un arrêt n° 19LY01436 du 25 mars 2021, la cour administrative d'appel de Lyon a, sur appel du centre hospitalier de Nevers et appel incident de Mme B et autres, réformé le jugement du tribunal administratif, notamment en portant à 82 586,30 euros la somme que le centre hospitalier est condamné à verser à Mme B et M. J, en leur qualité de représentants légaux G, et en modifiant le calcul de la rente.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 26 mai et 16 août 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme B et autres demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Nevers la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Pearl Nguyên Duy, maître des requêtes,
- les conclusions de Mme Cécile Barrois de Sarigny, rapporteure publique.
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Didier-Pinet, avocat de Mme B, de M. D J, de Mme I F, de M. E B, de Mme N A, de Mme C B Épouse H et de M. L J.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Lyon qu'ils attaquent, Mme B et autres soutiennent qu'il est entaché :
- de dénaturation des pièces du dossier dans la fixation du taux de perte de chance résultant des fautes de l'hôpital ;
- d'erreur de droit en ce qu'il se fonde sur l'assistance normalement requise pour un enfant du même âge non atteint de handicap pour ne pas retenir, pour la victime, de besoin d'assistance par une tierce personne jusqu'à l'âge de 3 ans et en ce qu'il limite ce besoin à quelques heures jusqu'à l'âge de 6 ans ;
- d'erreur de droit et d'insuffisance de motivation en ce qu'il se prononce sur ce besoin sans rechercher si l'état de santé de l'enfant ne nécessitait pas, en plus d'une aide pour les gestes de la vie quotidienne, un besoin en surveillance accru par rapport à un enfant du même âge non atteint de handicap ;
- de dénaturation des pièces du dossier dans l'évaluation des besoins en assistance par une tierce personne ;
- de méconnaissance de l'office du juge faute d'ordonner une expertise pour évaluer les besoins de la victime au titre de ce préjudice.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de Mme B et autres n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme K B, première requérante dénommée.
Copie en sera adressée au centre hospitalier de Nevers.452997
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026