jeudi 16 décembre 2021
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 453128 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2021:453128.20211216 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 1ère chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP FOUSSARD, FROGER |
Vu la procédure suivante :
L'association Montjoie a demandé au tribunal interrégional de la tarification sanitaire et sociale de Nantes de réformer les décisions du président du conseil général de l'Orne du 18 décembre 2013 et du préfet de l'Orne du 20 décembre 2013 fixant à zéro euro le montant de la dotation globale accordée au titre de l'exercice clos en 2012 pour le fonctionnement de la maison d'enfants à caractère social " Les Sources " et de fixer le montant de cette dotation à 1 391 279,39 euros. Par un jugement n° 17-72-013 du 17 mai 2018, le tribunal interrégional de la tarification sanitaire et sociale de Nantes a rejeté cette demande.
Par un arrêt n° A.2018.21 du 11 décembre 2020, la cour nationale de la tarification sanitaire et sociale a rejeté l'appel formé par l'association Montjoie contre ce jugement.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 31 mai et 31 août 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'association Montjoie demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat et du département de l'Orne la somme de 5 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Manon Chonavel, auditrice,
- les conclusions de Mme Marie Sirinelli, rapporteure publique ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Foussard, Froger, avocat de l'association Montjoie ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, l'association Montjoie soutient que :
- la cour a insuffisamment motivé son arrêt en ne se prononçant pas sur le cadre juridique du litige, sur les insuffisances des services du département et sur la méconnaissance du droit de propriété et de la liberté d'association ;
- la cour a dénaturé ses écritures en retenant que la requérante n'établissait pas que les dysfonctionnements observés dans son établissement résultaient d'une insuffisance de financement et qu'elle n'avait contesté devant le juge de la tarification ni les tarifs des exercices antérieurs ni le refus du département de réviser son tarif au cours de l'année 2012 et n'a pas répondu au moyen tiré de ce que les conditions de réouverture fixées par le préfet et le président du conseil général de l'Orne ne permettaient pas un fonctionnement de la structure dans des conditions matérielles et financières viables ;
- elle a inexactement qualifié les faits ou, à tout le moins, les a dénaturés en retenant que les frais liés à la fermeture définitive de la maison d'enfants à caractère social " Les sources " ne pouvaient être regardés comme relevant de la gestion normale de l'établissement.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de l'association Montjoie n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à l'association Montjoie.
Copie en sera adressée au département de l'Orne.
Délibéré à l'issue de la séance du 25 novembre 2021 où siégeaient : M. Damien Botteghi, conseiller d'Etat, présidant ; M. Jean-Luc Nevache, conseiller d'Etat et Mme Manon Chonavel, auditrice-rapporteure.
Rendu le 16 décembre 2021.
Le président :
Signé : M. Damien Botteghi
La rapporteur :
Signé : Mme Manon Chonavel
La secrétaire :
Signé : Mme B A
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026