jeudi 23 décembre 2021
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 454233 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2021:454233.20211223 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Contentieux des pensions |
| Publication | Z |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | THOUVENIN, COUDRAY, GREVY |
Vu la procédure suivante :
M. B C a demandé au tribunal administratif de Paris d'annuler la décision du 28 novembre 2019 par laquelle la ministre des armées a rejeté sa demande de cumul de pensions afférentes à des emplois occupés successivement au service de l'Etat ainsi que la décision du 30 juillet 2020 par laquelle le directeur du service des retraites de l'Etat a rejeté sa demande de révision de la base de calcul de sa pension de retraite et d'enjoindre à l'administration de recalculer sa pension de retraite en intégrant les années effectuées dans la magistrature et de lui verser sa pension de retraite sur cette base dans un délai de deux mois à compter du jugement du tribunal, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Par un jugement n° 2015220/5-3 du 5 mai 2021, le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 5 juillet et 5 octobre 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. C demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
En application des dispositions de l'article R. 822-5-1 du code de justice administrative, l'avocat de M. C a été informé le 14 octobre 2021 que la décision du Conseil d'Etat était susceptible d'être prise en application de l'article R. 822-5 du même code.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code des pensions civiles et militaires de retraite
- le décret n° 2004-1056 du 5 octobre 2004 ;
- le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ". Selon l'article R. 822-5 du même code : Lorsqu'ils sont dirigés contre une décision rendue en premier et dernier ressort, le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas admettre : () 4° Les pourvois qui ne soulèvent que des moyens irrecevables, inopérants ou dépourvus des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, des moyens de régularité dénués de fondement et des moyens revenant à contester l'appréciation des faits à laquelle se sont souverainement livrés les juges du fond ".
2. Pour demander l'annulation du jugement qu'il attaque, M. C soutient que le tribunal administratif de Paris a :
- commis une erreur de droit en retenant que Mme A était compétente pour signer le courriel du 30 juillet 2020 ;
- inexactement qualifié les faits de l'espèce, dénaturé les pièces du dossier ou commis une erreur de droit en jugeant que la qualité du signataire ne faisait pas de doute pour en déduire que son absence de mention ne constituait pas un vice substantiel ;
- dénaturé ses écritures en s'estimant saisi d'une demande de cumul de pensions et entaché son jugement d'erreur de droit et d'insuffisance de motivation en ne recherchant pas si la pension liquidée sur le fondement de l'article L. 5 du code des pensions civiles et militaires de retraite était ou non plus favorable qu'une pension liquidée en application des articles 13 et 14 du décret du 5 octobre 2004 relatif au régime des pensions des ouvriers des établissements industriels de l'Etat ;
- commis une erreur de droit en s'abstenant de vérifier que le montant de la pension unique qui aurait été concédée au 30 juin 2020 était identique à celui de la pension qu'il perçoit.
3. Il est manifeste qu'aucun de ces moyens n'est fondé. Dès lors ce pourvoi, manifestement dépourvu de fondement au sens de l'article R. 822-5 du code de justice administrative, ne peut être admis.
______________Dispositif de l'Affaire N° 394976______________
O R D O N N E :
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Article 1er : Le pourvoi de M. C n'est pas admis.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C.
Copie en sera adressée au ministre de l'économie, des finances et de la relance.
______________Signature 2 de l'Affaire N° 394976______________
Fait à Paris le 23 décembre 2021.
Signé : O. Japiot
______________Formule exécutoire de l'Affaire N° 394976______________
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la relance en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :
N. Pelat
454233
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410256
**Sujet principal** : Demande d'annulation du refus de la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (7ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal donne acte du désistement de la requête de la demanderesse. Ce désistement est prononcé car, ayant annoncé un mémoire complémentaire dans sa requête sommaire, elle ne l'a pas produit dans le délai légal de quinze jours. **Textes appliqués** : L'article R. 911-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit la sanction du désistement en cas de non-production d'un mémoire complémentaire annoncé dans le délai imparti.
03/04/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA03088
03/04/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA03164
03/04/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA03165
03/04/2026