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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2410256

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2410256

vendredi 3 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2410256
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation7ème chambre
Avocat requérantANDUJAR

Résumé IA

**Sujet principal** : Demande d'annulation du refus de la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (7ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal donne acte du désistement de la requête de la demanderesse. Ce désistement est prononcé car, ayant annoncé un mémoire complémentaire dans sa requête sommaire, elle ne l'a pas produit dans le délai légal de quinze jours. **Textes appliqués** : L'article R. 911-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit la sanction du désistement en cas de non-production d'un mémoire complémentaire annoncé dans le délai imparti.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête sommaire enregistrée le 10 octobre 2024, Mme A... B..., représentée par Me Andujar, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 14 août 2024 par laquelle la préfète du Rhône a refusé de lui fixer un rendez-vous en vue du dépôt de sa demande de titre de séjour ;

2°) d’enjoindre à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous en vue du dépôt d’une demande de titre de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


La requête a été communiquée à la préfète du Rhône qui n’a pas produit de mémoire en défense.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
– le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
– le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Le rapport de Mme Pouyet a été entendu lors de l’audience publique à laquelle les parties n’étaient ni présentes ni représentées.


Considérant ce qui suit :

Mme B..., née le 31 août 1991, de nationalité algérienne, demande au tribunal d’annuler la décision du 14 août 2024 par laquelle la préfète du Rhône a refusé de lui fixer un rendez-vous en vue du dépôt de sa demande de titre de séjour.

Aux termes de l’article R. 911-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Lorsqu'une requête sommaire mentionne l'intention du requérant de présenter un mémoire complémentaire, la production annoncée doit parvenir au greffe du tribunal administratif dans un délai de quinze jours à compter de la date à laquelle la requête a été enregistrée. / Si ce délai n'est pas respecté, le requérant est réputé s'être désisté à la date d'expiration de ce délai, même si le mémoire complémentaire a été ultérieurement produit. Il est donné acte de ce désistement. »

Par sa requête sommaire, enregistrée le 10 octobre 2024, Mme B... a annoncé la production d’un mémoire complémentaire. La production de ce mémoire n’est toutefois pas parvenue au greffe du tribunal administratif dans le délai de quinze jours à compter de la date de l’enregistrement de la requête au greffe, ni d’ailleurs ultérieurement. Dans ces conditions, Mme B... est réputée s’être désistée de sa requête, et il y a lieu de donner acte de ce désistement.



D E C I D E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme B....

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A... B... et à la préfète du Rhône.


Délibéré après l'audience du 27 mars 2026, à laquelle siégeaient :

Mme Vaccaro-Planchet, présidente,
M. Gueguen, premier conseiller,
Mme Pouyet, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 avril 2026.


La rapporteure,

C. Pouyet

La présidente,

V. Vaccaro-Planchet



La greffière




I. Rignol


La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Une greffière.




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