Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 juin 2026, M. B... A... doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 23 février 2026 par laquelle la Préfète de l'Essonne lui a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d’annuler la décision du 23 février 2026 portant obligation à quitter le territoire français dans un délai de trente jours ;
3°) d’enjoindre à la Préfète de l'Essonne de réexaminer sa situation administrative dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. En vertu des dispositions de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, les présidents de tribunal administratif peuvent rejeter par ordonnance les requêtes entachées d’une irrecevabilité manifeste non susceptible d’être couverte en cours d’instance.
2. Aux termes de l’article L. 614-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile dans sa version en vigueur à la date de la décision attaquée : « Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français prise en application des 3°, 5° ou 6° de l'article L. 611-1 est assortie d'un délai de départ volontaire, le tribunal administratif est saisi dans le délai de trente jours suivant la notification de la décision. (…) ». Aux termes du I de l’article R. 776-2 du code de justice administrative alors en vigueur : « I.- Conformément aux dispositions de l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la notification d'une obligation de quitter le territoire français avec délai de départ volontaire, prise en application de l'article L. 251-1 ou des 3°, 5° ou 6° de l'article L. 611-1 du même code, fait courir un délai de trente jours pour contester cette obligation ainsi que les décisions relatives au séjour, au délai de départ volontaire, au pays de renvoi et à l'interdiction de retour ou à l'interdiction de circulation notifiées simultanément. (…) ». Et aux termes de l’article R. 421-5 du code de justice administrative : « Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision. ».
3. Il ressort des pièces du dossier que l’arrêté du 23 février 2026 par lequel la préfète de l’Essonne a obligé M. A... à quitter le territoire français, lui a refusé l’octroi d’un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné qui mentionnait les voies et délais de recours, a été notifié à l’intéressée par lettre recommandée avec avis de réception, à l’adresse déclarée en préfecture, à savoir au 7 avenue du Général de Gaulle à Lisses (91090). Il ressort des mentions de l’avis de réception produit au dossier, que ce courrier, avisé le 25 février 2026 a été retourné à l’expéditeur avec la mention « pli avisé non réclamé » le 19 mars 2026, la notification est ainsi réputée avoir été régulièrement accomplie à la date du 25 février 2026. Or, la requête de M. A... n’a été enregistrée au greffe du tribunal que le 22 juin 2026, soit après l’expiration du délai de recours contentieux d’un mois prévu par les dispositions citées au point précédent. Une telle irrecevabilité étant non susceptible d’être couverte en cours d’instance, il y a lieu de rejeter la requête de M. A... en toutes ses conclusions, en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Copie en sera adressée à la préfète de l’Essonne.
Fait à Versailles, le 1er juillet 2026.
La présidente,
J. Grand d’Esnon
La République mande et ordonne à la préfète de l’Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.