mercredi 16 février 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 454238 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:454238.20220216 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 2ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | LE PRADO |
Vu la procédure suivante :
Le fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et autres infractions (FGTI) a demandé au tribunal administratif de Grenoble de condamner la fédération française de cyclisme à lui rembourser la somme de 1 584 911,81 euros au titre des sommes versées à M. C A, à M. B A et à Mme D A.
Par un jugement n° 1607398 du 7 février 2019, le tribunal administratif de Grenoble a condamné la fédération française de cyclisme à verser au FGTI la somme demandée, assortie des intérêts au taux légal à compter du 19 décembre 2016.
Par un arrêt n° 19LY01113 du 4 mai 2021, la cour administrative d'appel de Lyon a rejeté l'appel formé par la fédération française de cyclisme et les sociétés MMA IARD et MMA assurances mutuelles contre ce jugement.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 5 juillet et 30 septembre 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la fédération française de cyclisme, la société MMA IARD et la société MMA IARD assurances mutuelles demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) de mettre à la charge du FGTI la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code du sport ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Sébastien Gauthier, maître des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de M. Philippe Ranquet, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à Me Le Prado, avocat de la fédération française de cyclisme et autres ;
Considérant ce qui suit :
1.Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2.Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elles attaquent, la fédération française de cyclisme, la société MMA IARD et la société MMA IARD assurances mutuelles soutiennent que la cour administrative d'appel de Lyon a :
- commis une erreur de droit en jugeant que la faute reprochée à la fédération n'avait pas à être caractérisée pour engager sa responsabilité, alors qu'une faute lourde était requise s'agissant de l'exercice de missions de surveillance et de contrôle ;
- méconnu l'autorité de la chose jugée au pénal, inexactement qualifié les faits et commis une erreur de droit en estimant que la mauvaise tenue du revêtement de la piste était à l'origine directe de la chute de M. A ;
- dénaturé les pièces du dossier et commis une erreur de droit en jugeant que le comportement de la victime ne pouvait l'exonérer, même partiellement, de sa responsabilité ;
- insuffisamment motivé sa décision en n'ayant pas répondu au moyen tiré de ce qu'elle pouvait en tout état de cause être exonérée de sa responsabilité en raison de la faute commise par le club de Mours-Saint-Eusébe ;
- insuffisamment motivé sa décision et commis une erreur de droit en la condamnant, ainsi que ses assureurs, à verser au Fonds de garantie des victimes d'actes de terrorisme et d'autres infractions, subrogé dans les droits de M. A, la somme de 1 584 911,81 euros en réparation du dommage corporel subi par la victime sans évaluer distinctement les postes de préjudices patrimoniaux et personnels qu'elle entendait réparer, ni préciser la part qui a été réparée par des prestations de sécurité sociale et celle qui est demeurée à la charge de la victime.
3.Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la fédération française de cyclisme, de la société MMA IARD et autres n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la fédération française de cyclisme, première requérante dénommée.
Copie en sera adressée au Fonds de garantie des victimes d'actes de terrorisme et d'autres infractions.454238
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026