mardi 28 décembre 2021
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 454658 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2021:454658.20211228 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | Z |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | SCP NICOLAY, DE LANOUVELLE, HANNOTIN |
Vu la procédure suivante :
La société Crozel TP a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Nîmes d'annuler, sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, la procédure de passation du marché public correspondant au lot n°1 " terrassements et ouvrages " de l'opération de travaux relative à la revitalisation du Vistre en amont de Caissargues (Moulin Villard), engagée par le syndicat mixte EPTB Vistre Vistrenque. Par une ordonnance n° 2101947 du 1er juillet 2021, le juge des référés du tribunal administratif de Nîmes a fait droit à sa demande.
Par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire et un nouveau mémoire, enregistrés les 16 et 22 juillet et 24 novembre 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le syndicat mixte EPTB Vistre Vistrenque demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cette ordonnance ;
2°) statuant en référé, de rejeter la demande de la société Crozel TP ;
3°) de mettre à la charge de la société Crozel TP la somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que le juge des référés du tribunal administratif de Nîmes a:
- commis une erreur de droit en méconnaissant le caractère obligatoire du règlement de consultation ;
- commis une erreur de droit en estimant que le nombre de candidats admis à la négociation ne pouvait être limité à trois qu'en cas de réception d'un grand nombre d'offres recevables ;
- méconnu son office en annulant l'ensemble de la procédure de passation, alors qu'il aurait dû se borner à l'annuler au stade de l'appréciation des offres.
Par un mémoire en défense et un nouveau mémoire, enregistrés les 4 octobre et 12 novembre 2021, la société Crozel TP conclut à ce qu'il n'y ait pas lieu de statuer sur le pourvoi, dès lors que le syndicat mixte EPTB Vistre Vistrenque a relancé une nouvelle procédure de passation du marché en litige.
Le pourvoi a été communiqué à la société Perrier TP qui n'a pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la commande publique ;
- le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Il ressort des pièces du dossier soumis au juge des référés du tribunal administratif de Nîmes que, par un avis d'appel public à la concurrence publié le 31 mars 2021, le syndicat mixte EPTB Vistre Vistrenque a lancé une procédure de consultation en vue de l'attribution, dans le cadre d'une procédure adaptée avec négociation, des deux lots de l'opération de travaux relative à la revitalisation du Vistre en amont de Caissargues (Moulin Villard). Quatre offres lui ont été remises au titre du lot n° 1" terrassements et ouvrages ". Au terme de l'examen des offres et de la phase de négociation, le marché a été attribué à la société Perrier TP. Par un courrier du 9 juin 2021, la société Crozel TP, mandataire d'un groupement solidaire associant les sociétés Buesa et Spie Batignolles Valerian, a été informée du rejet de son offre, classée en quatrième position avant négociation. Par une ordonnance du 1er juillet 2021 contre laquelle le syndicat mixte EPTB Vistre Vistrenque se pourvoit en cassation, le juge des référés du tribunal administratif de Nîmes a annulé, à la demande de la société Crozel TP, la procédure de passation relative au lot n° 1 du marché public de travaux relatif à la revitalisation du Vistre.
2. Aux termes de l'article R. 122-12 du code de justice administrative : " Le président de la section du contentieux, les présidents adjoints de cette section, les présidents de chambre et les conseillers d'Etat mentionnés au quatrième alinéa de l'article R. 122-7 peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".
3. La société Crozel TP soutient, sans que ce point ne soit contesté par le syndicat mixte EPTB Vistre Vistrenque, que ce dernier a relancé une nouvelle procédure de passation du marché en litige. Par suite, les conclusions du pourvoi sont devenues sans objet et il n'y a, dès lors, pas lieu d'y statuer.
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par le syndicat mixte EPTB Vistre Vistrenque au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
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Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions du pourvoi du syndicat mixte EPTB Vistre Vistrenque dirigées contre l'ordonnance du 1er juillet 2021du juge des référés du tribunal administratif de Nîmes.
Article 2 : Le surplus des conclusions du pourvoi est rejeté.
Article 3 : La présente décision sera notifiée au syndicat mixte EPTB Vistre Vistrenque et à la société Crozel TP.
Copie en sera adressée à la société Perrier TP.
Fait à Paris le 28 décembre 2021.
Signé : O. Japiot
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :
N. Pelat
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026