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AccueilJurisprudence administrativeN° 454804

Conseil d'État — Décision N° 454804

vendredi 11 février 2022

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier454804
ECLIECLI:FR:CECHS:2022:454804.20220211
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation8ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

La société à responsabilité limitée (SARL) Immobilière Conseil des Hautes Haies a demandé au tribunal administratif de Cergy Pontoise de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période du 1er janvier 2010 au 30 juin 2013 et des pénalités correspondantes, ainsi que des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices clos en 2010, 2011 et 2012, des cotisations de taxe sur les véhicules auxquelles elle été assujettie au titre de la période du 1er octobre 2010 au 30 septembre 2012, des cotisations de taxe d'apprentissage mises à sa charge au titre des années 2011 et 2012 et des cotisations de participation des employeurs au développement de la formation professionnelle continue auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2011 et 2012, et de prononcer la restitution d'une somme de 26 730 euros au titre de la taxe sur la valeur ajoutée acquittée en 2010. Par un jugement n°s 1604485, 1701101 du 28 juin 2019, ce tribunal a rejeté ses demandes.

Par un arrêt n° 19VE02843 du 25 mai 2021, la cour administrative d'appel de Versailles a rejeté l'appel formé par la société Immobilière Conseil des Hautes Haies contre ce jugement.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 21 juillet et 21 octobre 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Immobilière Conseil des Hautes Haies demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler cet arrêt ;

2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de Mme Ophélie Champeaux, maître des requêtes,

- les conclusions de Mme Karin Ciavaldini, rapporteure publique ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Rocheteau, Uzan-Sarano, avocat de la société immobilière conseil des hautes haies ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la société Immobilière Conseil des Hautes Haies soutient que la cour administrative d'appel de Versailles :

- a commis une erreur de droit, en jugeant que le jugement attaqué était suffisamment motivé alors qu'il avait omis de répondre au moyen tiré du caractère déductible des frais de déplacement exposés au titre des années 2010 à 2012 et a elle-même omis de répondre à cette argumentation ;

- s'est méprise sur la portée de ses écritures et a méconnu son office en écartant son moyen tiré de l'absence débat oral et contradictoire sans répondre à l'ensemble des arguments développés à ce titre devant le tribunal administratif ;

- a commis une erreur de droit en se fondant, pour écarter son moyen tiré de l'absence de communication de l'intégralité de l'avis de la commission départementale des impôts, sur ce qu'elle n'avait pas accompli les diligences nécessaires auprès de l'administration pour en réclamer la version intégrale ;

- a commis une erreur de droit en jugeant non viciée dans son principe la méthode de reconstitution des bases de taxe sur la valeur ajoutée retenue par l'administration, consistant à rapprocher les déclarations de taxe des sommes portées au crédit des comptes bancaires ;

- a dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en estimant qu'elle ne démontrait pas que la somme de 38 090 euros avait été mise à sa disposition fin 2009 et non début 2010 ;

- a dénaturé les factures Gondrand, CGED et Coutard en estimant que la taxe y figurant ne pouvait être admise en déduction ;

- l'a insuffisamment motivé et a dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en se référant, pour statuer sur la question de la déductibilité des charges litigieuses pour l'établissement de l'impôt sur les sociétés, aux motifs qu'elle avait retenus pour statuer sur la déduction de la taxe sur la valeur ajoutée ;

- a commis une erreur de droit en estimant intentionnels les manquements à ses obligations déclaratives au titre de la taxe sur la valeur ajoutée.

3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi de la société Immobilière Conseil des Hautes Haies n'est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société à responsabilité limitée Immobilière Conseil des Hautes Haies.

Copie en sera adressée au ministre de l'économie, des finances et de la relance.454804

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