LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 455147

Conseil d'État — Décision N° 455147

mardi 27 décembre 2022

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier455147
ECLIECLI:FR:CECHS:2022:455147.20221227
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation6ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSARL MATUCHANSKY, POUPOT, VALDELIEVRE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 août 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A demande au Conseil d'Etat de condamner la SCP Waquet, Farge et Hazan à lui verser la somme de 810 254 euros en réparation du préjudice qu'il estime avoir subi en raison de manquements de cette société à ses obligations dans le cadre des pourvois en cassation devant le Conseil d'Etat enregistrés sous les nos 400461 et 400464.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- l'ordonnance du 10 septembre 1817, notamment son article 13 modifié par le décret n° 2002-76 du 11 janvier 2002 ;

- l'avis du 5 novembre 2020 du conseil de l'ordre des avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation ;

- le décret n° 2002-60 du 14 janvier 2002 ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Bruno Bachini, conseiller d'Etat,

- les conclusions de M. Nicolas Agnoux, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Matuchansky, Poupot, Valdelièvre, avocat de M. A et à la SCP Gaschignard, avocat de la SCP Waquet, Farge, Hazan ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du deuxième alinéa de l'article 13 de l'ordonnance du 10 septembre 1817 qui réunit, sous la dénomination d'Ordre des avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, l'ordre des avocats aux conseils et le collège des avocats à la Cour de cassation, dans sa rédaction issue du décret du 11 janvier 2002 relatif à la discipline des avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation : " () Les actions en responsabilité civile professionnelle engagées à l'encontre d'un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation sont portées, après avis du conseil de l'ordre, devant le Conseil d'Etat, quand les faits ont trait aux fonctions exercées devant le tribunal des conflits et les juridictions de l'ordre administratif, et devant la Cour de cassation dans les autres cas. () ".

2. Il résulte de l'instruction que M. A a demandé au tribunal administratif de Paris de condamner la Caisse des dépôts et consignations à lui verser une somme de 810 254 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait du refus de celle-ci de lui permettre de bénéficier d'une promotion interne et d'une rémunération suffisante. Par un jugement du 18 décembre 2012, le magistrat désigné par le président du tribunal a rejeté cette demande. Par un arrêt du 8 octobre 2015, la cour administrative d'appel de Paris a ordonné un supplément d'instruction avant de statuer sur les conclusions de la requête d'appel de M. A tendant à la réparation des préjudices subis du fait du défaut d'avancement au cours de sa carrière et rejeté ses conclusions tendant à la réparation du préjudice invoqué au titre du défaut de versement de la nouvelle bonification indiciaire. Par un arrêt du 7 avril 2016, la cour administrative d'appel de Paris a rejeté l'appel formé par M. A contre le jugement du tribunal administratif de Paris. Par une décision nos 400461, 400464 du 10 mars 2017, le Conseil d'Etat, statuant au contentieux, n'a pas admis les pourvois présentés pour M. A par la SCP Waquet, Farge et Hazan contre les arrêts de la cour administrative d'appel du 8 octobre 2015 et du 7 avril 2016.

3. Par la présente requête, présentée sur le fondement des dispositions citées au point 1, M. A demande réparation du préjudice qu'il estime avoir subi du fait de la non-admission de ses pourvois, qu'il impute à des manquements commis par son avocat. Par un avis du 5 novembre 2020, le conseil de l'ordre des avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation a estimé que la SCP Waquet, Farge et Hazan n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité professionnelle.

4. M. A soutient que la SCP Waquet, Farge et Hazan a manqué à ses obligations de conseil en s'abstenant de soulever, dans ses écritures devant le Conseil d'Etat, plusieurs moyens qu'il lui avait demandé d'invoquer.

5. D'une part, l'avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation est libre de choisir, dans l'intérêt de son client, les éléments et moyens à présenter au soutien de ses conclusions et n'est pas tenu de subordonner la production de ses écritures à un tel accord. D'autre part, il ne résulte pas de l'instruction que les moyens que M. A reproche à son avocat de n'avoir pas soulevés dans son pourvoi, tirés de ce que la cour aurait commis une erreur de droit en jugeant que les manquements reprochés à la CNP n'étaient pas de nature à engager la responsabilité de la Caisse des dépôts et consignations, de ce que la cour aurait dénaturé les pièces du dossier attestant de son investissement et de ses résultats professionnels exceptionnels, de ce qu'elle aurait commis une erreur de droit en écartant le moyen tiré de ce que sa rémunération à la CNP avait été fixée à tort en fonction de son grade d'attaché d'administration, enfin de ce qu'elle aurait dénaturé les pièces du dossier et commis une erreur de droit en se fondant uniquement sur le décret du 14 janvier 2002 pour écarter le moyen tiré de son droit à être indemnisé au titre de ses heures de travail supplémentaires, qui se comptent en années de travail non payées, et en lui imputant la charge exclusive de la preuve, présentaient un caractère sérieux de nature à justifier l'admission de ses pourvois en cassation. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la SCP Waquet, Farge et Hazan aurait, ce faisant, commis une faute de nature à engager sa responsabilité à son égard.

6. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B A et à la SCP Waquet, Farge et Hazan.

Copie en sera adressée à l'Ordre des avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation et au garde des sceaux, ministre de la justice.

Délibéré à l'issue de la séance du 1er décembre 2022 où siégeaient : Mme Isabelle de Silva, présidente de chambre, présidant ; Mme Suzanne von Coester, conseillère d'Etat et M. Bruno Bachini, conseiller d'Etat-rapporteur.

Rendu le 27 décembre 2022.

La présidente :

Signé : Mme Isabelle de Silva

Le rapporteur :

Signé : M. Bruno Bachini

La secrétaire :

Signé : Mme Valérie Peyrisse

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions