lundi 28 mars 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 455200 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:455200.20220328 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 9ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP PIWNICA, MOLINIE |
Vu la procédure suivante :
M. C B a demandé au tribunal administratif de Marseille de prononcer la décharge de son obligation de payer les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contributions sociales et de pénalités résultant de deux avis à tiers détenteur émis le 29 juin 2017.
Par un jugement n° 1706414 du 21 juin 2019, le tribunal administratif de Marseille a déchargé M. B de l'obligation de payer la somme réclamée au titre du premier avis à tiers détenteur du 29 juin 2017 et, d'autre part, la somme totale de 1 268,69 euros correspondant à une fraction des impositions et majorations procédant du second avis à tiers détenteur émis le même jour, et rejeté le surplus de sa demande.
Par un arrêt n° 19MA03295 du 3 juin 2021, la cour administrative d'appel de Marseille a, sur appel du ministre de l'action et des comptes publics, annulé ce jugement et remis à la charge de M. B les sommes déchargées par le tribunal.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 3 août et 21 octobre 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B demande au Conseil d'Etat d'annuler cet arrêt.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Lionel Ferreira, maître des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de Mme Emilie Bokdam-Tognetti, rapporteure publique ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Piwnica, Molinié, avocat de M. B ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'il attaque, M. B soutient que la cour administrative d'appel de Marseille :
- l'a insuffisamment motivé en omettant de répondre au moyen tiré de ce que les avis à tiers détenteur du 29 juin 2017 n'avaient pas été envoyés à son adresse de Septème-les-Vallons où il était alors domicilié, alors que cette adresse était connue de l'administration fiscale ;
- a méconnu les principes d'égalité devant la justice et devant la loi ainsi que le principe d'égalité des armes et a commis une erreur de droit en jugeant recevables les éléments produits, pour la première fois en appel, par l'administration fiscale et consistant en deux avis à tiers détenteurs émis le 19 mars 2015 portant sur les mêmes montants que les avis en litige pour écarter le moyen tiré de la prescription de l'action en recouvrement alors que la faculté pour un redevable de produire de nouveaux éléments en appel est, quant à elle, fermée par l'article R. 281-5 du livre des procédures fiscales ;
- a dénaturé les pièces du dossier en estimant que l'avis à tiers détenteur du 19 mars 2015 relatif à un montant de 616 270,28 euros avait été régulièrement notifié ;
- a, par voie de conséquence, commis une erreur de droit en jugeant que cet avis à tiers détenteur avait interrompu la prescription relative aux impositions et pénalités mises à sa charge pour un montant de 616 270,28 euros.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de M. B n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. C B.
Copie en sera adressée au ministre de l'économie, des finances et de la relance.
Délibéré à l'issue de la séance du 10 mars 2022 où siégeaient : M. FrédéricAladjidi, président de chambre, présidant ; Mme Anne Egerszegi, conseillère d'Etat et M. Lionel Ferreira, maître des requêtes en service extraordinaire-rapporteur.
Rendu le 28 mars 2022.
Le président :
Signé : M. E D
Le rapporteur :
Signé : M. Lionel Ferreira
La secrétaire :
Signé : Mme F A455200
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026