mercredi 20 juillet 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 455347 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:455347.20220720 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 8ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP BUK LAMENT - ROBILLOT |
Vu les procédures suivantes :
1° sous le n° 455347 :
La société civile (SC) Famille G a demandé au tribunal administratif de Montreuil de prononcer la décharge des retenues à la source mises à sa charge au titre de revenus distribués à Mme B E en 2010, ainsi que des pénalités correspondantes. Par un jugement n° 1706787 du 16 juillet 2019, ce tribunal a fait droit à cette demande.
Par un arrêt nos 19VE03701, 19VE03702, 19VE03703 du 21 juin 2021, la cour administrative d'appel de Versailles a rejeté l'appel formé contre ce jugement par le ministre de l'économie, des finances et de relance.
Par un pourvoi, enregistré le 9 août 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le ministre de l'économie, des finances et de la relance demande au Conseil d'Etat d'annuler cet arrêt, en tant qu'il a statué sur les impositions mises à la charge de la société Famille G.
2° sous le n° 455365 :
Mme C F a demandé au tribunal administratif de Montreuil de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles elle a été assujettie au titre de l'année 2010, ainsi que des pénalités correspondantes. Par un jugement n° 1811931 du 16 juillet 2019, ce tribunal a fait droit à sa demande.
Par un arrêt nos 19VE03701, 19VE03702, 19VE03703 du 21 juin 2021, la cour administrative d'appel de Versailles a rejeté l'appel formé contre ce jugement par le ministre de l'économie, des finances et de relance.
Par un pourvoi, enregistré le 9 août 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le ministre de l'économie, des finances et de la relance demande au Conseil d'Etat d'annuler cet arrêt, en tant qu'il a statué sur les impositions mise à la charge de Mme F.
3° sous le n° 455367 :
Mme A D a demandé au tribunal administratif de Montreuil de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles elle a été assujettie au titre de l'année 2010, ainsi que des pénalités correspondantes. Par un jugement n° 1812220 du 16 juillet 2019, ce tribunal a fait droit à sa demande.
Par un arrêt nos 19VE03701, 19VE03702, 19VE03703 du 21 juin 2021, la cour administrative d'appel de Versailles a rejeté l'appel formé contre ce jugement par le ministre de l'économie, des finances et de relance.
Par un pourvoi, enregistré le 9 août 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le ministre de l'économie, des finances et de la relance demande au Conseil d'Etat d'annuler cet arrêt en tant qu'il a statué sur les impositions mises à la charge de Mme D.
Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. François-René Burnod, auditeur,
- les conclusions de M. Romain Victor, rapporteur public ;
Considérant ce qui suit :
1. Les trois pourvois visés ci-dessus sont dirigés contre le même arrêt. Il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule décision.
2. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
3. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'il attaque, le ministre de l'économie, des finances et de la relance soutient que la cour administrative d'appel de Versailles a inexactement qualifié les clauses statutaires respectives des sociétés Compagnie financière de participations Roullier et Famille G en jugeant que la moindre liquidité des titres de la seconde par rapport à celle des titres de la première justifiait que l'apport des titres de la première à la seconde s'accompagne de l'octroi d'une soulte et, a par suite, méconnu les dispositions combinées des articles 150-0 B du code général des impôts et L. 64 du livre des procédures fiscales en jugeant que la stipulation de cette soulte ne procédait pas, en l'espèce, d'un abus de droit.
4. Ces moyens ne sont pas de nature à permettre l'admission des pourvois.
D E C I D E :
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Article 1er : Les pourvois du ministre de l'économie, des finances et de la relance ne sont pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Copie en sera adressée à Mme C F, à Mme A D et la société civile Famille G.
Délibéré à l'issue de la séance du 30 juin 2022 où siégeaient : M. Pierre Collin, président de chambre, présidant ; M. Hervé Cassagnabère, conseiller d'Etat et M. François-René Burnod, auditeur-rapporteur.
Rendu le 20 juillet 2022.
Le président :
Signé : M. Pierre Collin
Le rapporteur :
Signé : M. François-René Burnod
La secrétaire :
Signé : Mme Sandrine Mendy
Nos 455347, 455365 , 455367
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026