mardi 20 juin 2023
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 455613 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2023:455613.20230620 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | Z |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | SARL MATUCHANSKY, POUPOT, VALDELIEVRE |
Vu la procédure suivante :
1°. Sous le n° 455613, par une requête sommaire, un mémoire complémentaire et un mémoire en réplique, enregistrés les 16 août, 17 novembre 2021 et 20 juin 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, France Energie Eolienne demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'instruction n° 1050 du directeur de la circulation aérienne militaire en date du 16 juin 2021 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 6000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'instruction est entachée d'incompétence ;
- l'instruction est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en ce qu'elle porte de 30 à 70 kilomètres la distance depuis les radars à compter de laquelle l'implantation d'éoliennes est par principe autorisée ;
- l'instruction méconnaît le principe de la liberté du commerce et de l'industrie ;
- l'instruction méconnaît le principe de sécurité juridique.
Par quatre mémoires en défense, enregistrés les 3, 7 et 16 juin 2022, le ministre des armées conclut au rejet de la requête. Il soutient que la requête doit faire l'objet d'un non-lieu dès lors que l'instruction a été abrogée.
2°. Sous le n° 459415, par une requête et trois mémoires en réplique, enregistrés les 14 décembre 2021, 8 juin, 7 juillet et 28 septembre 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Eolise demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'instruction n° 1050 du directeur de la circulation aérienne militaire en date du 16 juin 2021 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
Elle soutient que :
-l'instruction est entachée d'incompétence ;
-l'instruction est entachée de vices de procédure tenant au défaut de consultation du Conseil d'Etat et à l'absence d'évaluation environnementale ;
-l'instruction est entachée d'un défaut de base légale en ce qu'elle se fonde sur un arrêté à paraître ;
- l'instruction est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en ce qu'elle porte de 30 à 70 kilomètres la distance depuis les radars à compter de laquelle l'implantation d'éoliennes est par principe autorisée ;
- l'instruction méconnaît l'objectif à valeur constitutionnelle de protection de l'environnement et la préservation de l'environnement en tant qu'intérêt fondamental de la Nation.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 3 et 16 juin 2022, le ministre des armées conclut au rejet de la requête. Il soutient que la requête doit faire l'objet d'un non-lieu dès lors que l'instruction a été abrogée.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes de France Energie Eolienne et de la société Eolise sont dirigées contre une même instruction. Il y a lieu de les joindre pour statuer par une même ordonnance.
2. Aux termes de l'article R. 122-12 du code de justice administrative : " () les présidents de chambre peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".
2. Les requêtes sont dirigées contre l'instruction n° 1050 du directeur de la circulation aérienne militaire en date du 16 juin 2021. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction des requêtes, cette instruction a été abrogée par une instruction en date du 2 juin 2022. Si les requérantes font valoir que l'instruction attaquée aurait reçu application avant son abrogation, il ne ressort pas des pièces du dossier que les décisions qu'elles invoquent à ce titre étaient fondées sur l'instruction du 16 juin 2021. Dès lors, les conclusions tendant à l'annulation de l'instruction du 16 juin 2021 sont devenues sans objet et il n'y a pas lieu d'y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les requêtes de France Energie Eolienne et de la société Eolise.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à France Energie Eolienne et à la société Eolise.
Copie en sera adressée au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Fait à Paris, le 22 juin 2023
Signé : Mme B A
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le secrétaire du contentieux,
par délégation : Marie-Adeline Allain
N° 472323
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026