jeudi 30 décembre 2021
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 455639 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2021:455639.20211230 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP DUHAMEL - RAMEIX - GURY- MAITRE |
Vu les procédures suivantes :
M. A F a porté plainte contre M. E G, contre M. J C et contre M. D H devant la chambre disciplinaire de première instance de Poitou-Charentes de l'ordre des médecins. Par trois décisions du 17 juin 2018, la chambre disciplinaire de première instance a infligé à M. G, à M. C et à M. H la sanction du blâme.
Par trois décisions n° 14184, n° 14185 et n° 14186 du 17 juin 2021, la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des médecins a rejeté les appels formés par M. G, M. H et M. C contre chacune de ces trois décisions.
1° Sous le n° 455639, par un pourvoi, un mémoire complémentaire et un nouveau mémoire, enregistrés les 17 août, 16 novembre et 1er décembre 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. G demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler la décision n° 14184 ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;
3°) de mettre à la charge de M. F la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
2° Sous le n° 455640, par un pourvoi, un mémoire complémentaire et un nouveau mémoire, enregistrés les 17 août, 16 novembre et 1er décembre 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. C demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler la décision n° 14186 ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;
3°) de mettre à la charge de M. F la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
3° Sous le n° 455641, par un pourvoi, un mémoire complémentaire et un nouveau mémoire, enregistrés les 17 août, 16 novembre et 1er décembre 2021, M. H demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler la décision n° 14185 ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;
3°) de mettre à la charge de M. F la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Françoise Tomé, conseillère d'Etat,
- les conclusions de M. Frédéric Dieu, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Duhamel -Rameix -Gury - Maître, avocat de M. G, de M. C et de M. H ;
Considérant ce qui suit :
1. Les pourvois par lesquels M. G, M. C et M. H demandent l'annulation, chacun respectivement, des décisions n° 14184, n° 14186 et n° 14185 du 17 juin 2021 de la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des médecins présentent à juger les mêmes questions. Il y a lieu d'y statuer par une seule décision.
2. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
3. Pour demander l'annulation des décisions de la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des médecins que chacun d'eux attaque, M. G, M. C et M. H soutiennent qu'elles sont entachées :
- d'erreur de droit en ce qu'elles ne caractérisent pas le caractère abusif du recours à l'utilisation de la technique d'épargne sanguine en chirurgie hémorragique, dénommée " récupération du sang peropératoire " (RSPO), en se bornant à se référer au caractère suffisamment plausible des données produites par M. F ;
- d'erreur de droit en ce qu'elles inversent la charge de la preuve en jugeant abusif le recours au procédé RSPO au motif qu'il n'était pas démontré que les chiffres produits par M. F étaient inexacts ;
- d'insuffisance de motivation en ce qu'elles s'abstiennent de rechercher si les moyennes statistiques produites étaient représentatives de la pratique nationale au regard des fortes disparités qui existent entre les établissements ;
- d'insuffisance de motivation en ce qu'elles n'expliquent pas l'impact du recours au procédé litigieux sur les finances de la polyclinique et de l'assurance maladie ou sur la santé des patients.
4. Ces moyens ne sont pas de nature à permettre l'admission des pourvois.
D E C I D E :
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Article 1er : Les pourvois de M. G, de M. C et de M. H ne sont pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. E G, à M. J C et à M. D H.
Copie en sera adressée à M. A F et au Conseil national de l'ordre des médecins.
Délibéré à l'issue de la séance du 2 décembre 2021 où siégeaient : Mme Maud Vialettes, présidente de chambre, présidant ; Mme Carine Soulay, conseillère d'Etat et Mme Françoise Tomé, conseillère d'Etat-rapporteure.
Rendu le 30 décembre 2021.
La présidente :
Signé : Mme Maud Vialettes
La rapporteure :
Signé : Mme Françoise Tomé
Le secrétaire :
Signé : M. I B
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026