vendredi 15 juillet 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 455818 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:455818.20220715 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 5ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP PIWNICA, MOLINIE |
Vu la procédure suivante :
Par deux demandes, la société Ter Arcins a demandé au tribunal administratif de Bordeaux, d'une part, de condamner l'Etat à lui verser la somme de 1 713 405 euros en réparation des préjudices résultant du refus du préfet de la Gironde de lui accorder le concours de la force publique pour réaliser l'évacuation d'un ensemble immobilier dont elle est propriétaire à Bègles et, d'autre part, de prononcer la même condamnation à titre de provision. Par un jugement n° 2002128-2002494 du 21 juin 2021, le tribunal administratif a condamné l'Etat à verser à la société Ter Arcins la somme de 22 249,38 euros assortie des intérêts au taux légal à compter du 21 mars 2020 et prononcé un non-lieu sur la demande de provision.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 23 août et 23 novembre 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Ter Arcins demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à ses demandes ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code des procédures civiles d'exécution ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Jean-Dominique Langlais, conseiller d'Etat,
- les conclusions de M. Florian Roussel, rapporteur public.
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Piwnica, Molinié, avocat de la sociétéTer Arcins.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation du jugement du tribunal administratif de Bordeaux qu'elle attaque, la société Ter Arcins soutient qu'il est entaché :
- d'erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il juge que les frais de démolition, de sécurisation et de déblaiement des bâtiments ne constituent pas un préjudice indemnisable dès lors qu'elle projetait de les démolir et qu'elle ne démontre pas que le coût de la démolition consécutive à l'incendie dont elle a été victime en février 2019 excéderait celui de la démolition projetée ;
- d'erreur de droit en ce qu'il juge que les frais de déblaiement et d'évacuation des déchets laissés par les occupants expulsés doivent être réparés hors taxes ;
- d'erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il rejette ses conclusions tendant à l'indemnisation de ses pertes de loyers, compte tenu de la date à laquelle elle devait commencer à percevoir ses loyers au regard des baux signés ;
- de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il estime que l'allongement de la durée de ses prêts immobiliers ne présente pas de lien avec le retard avec lequel le concours de la force publique lui a été accordé ;
- de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il fixe à 2 939,38 euros les frais d'huissier et à 2 000 euros les frais de gestion ayant résulté pour elle du refus de concours de la force publique.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la société Ter Arcins n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société Ter Arcins et au ministre de l'intérieur et des Outre-mer.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026