mercredi 30 mars 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 456067 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:456067.20220330 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 5ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | LE PRADO |
Vu la procédure suivante :
Mme B C et M. E C ont demandé au tribunal administratif de Marseille, d'une part, de condamner le centre hospitalier intercommunal (CHI) des Alpes du Sud, le centre hospitalier (CH) de Digne-les-Bains et l'agence régionale de santé (ARS) de Provence-Alpes-Côte d'Azur à leur verser la somme de 300 000 euros en réparation des préjudices qu'ils estiment avoir subis à l'occasion de la prise en charge de Mme C et, d'autre part, d'enjoindre au CH de Digne-les-Bains d'indiquer le nombre de patients pris en charge par cet établissement en 2012 en raison d'un accident vasculaire-cérébral ayant été admis en unité neuro-vasculaire. Par un jugement n° 1802512 du 3 février 2020, le tribunal administratif a rejeté leur demande.
Par un arrêt n° 20MA01524 du 1er juillet 2021, la cour administrative d'appel de Marseille a rejeté l'appel formé par Mme et M. C contre ce jugement.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 27 août et 29 novembre 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme et M. C demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) de mettre à la charge du CHI des Alpes du Sud, du CH de Digne-les-Bains, de l'ARS de Provence-Alpes-Côte d'Azur et de l'Etat la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Joachim Bendavid, auditeur,
- les conclusions de M. Florian Roussel, rapporteur public.
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Cabinet Briard, avocat de M. et Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille qu'ils attaquent, Mme et M. C soutiennent qu'il est entaché :
- d'irrégularité, faute de viser de façon suffisamment précise leurs conclusions et leurs moyens ;
- d'inexacte qualification juridique des faits en ce qu'il juge que le tribunal administratif n'était pas tenu d'exposer les raisons pour lesquelles il n'a pas mis en œuvre ses pouvoirs d'instruction ;
- d'insuffisance de motivation, faute de répondre à leur demande tendant à ce que la cour mette en œuvre ses pouvoirs d'instruction ;
- d'inexacte qualification juridique des faits en ce qu'il juge que les établissements de santé n'ont pas commis de fautes dans la prise en charge de Mme C ;
- d'insuffisance de motivation, faute de répondre à l'argument tiré de ce que le transfert de Mme C vers l'hôpital de la Timone aurait pu être effectué par hélicoptère ;
- d'erreur de droit en ce qu'il juge que la circulaire du 6 mars 2012 relative à l'organisation des filières régionales de prise en charge des patients victimes d'accident vasculaire cérébral est dépourvue de valeur réglementaire ;
- de méprise sur la portée de leurs écritures en ce qu'il estime qu'ils reprochent à l'agence régionale de santé (ARS) de Provence-Alpes-Côte d'Azur de ne pas avoir mis en place un plateau médical permettant de pratiquer une thrombolyse au sein du centre hospitalier de Digne-les-Bains ;
- de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il estime que l'absence de désignation par l'ARS de Provence-Alpes-Côte d'Azur d'un responsable du circuit de prise en charge des personnes victimes d'accident vasculaire-cérébral n'engage pas la responsabilité de l'Etat.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de Mme et M. C n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme B C et à M. E C.
Copie en sera adressée au centre hospitalier intercommunal des Alpes du Sud, au centre hospitalier de Digne-les-Bains et au ministre des solidarités et de la santé.
Délibéré à l'issue de la séance du 10 février 2022 où siégeaient : M. Denis Piveteau, président de chambre, présidant ; M. Jean-Philippe Mochon, conseiller d'Etat et M. Joachim Bendavid, auditeur-rapporteur.
Rendu le 30 mars 2022.
Le président :
Signé : M. Denis Piveteau
Le rapporteur :
Signé : M. Joachim Bendavid
La secrétaire :
Signé : Mme D A456067
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026