vendredi 20 mai 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 458121 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:458121.20220520 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP RICHARD |
Vu la procédure suivante :
M. A E et Mme D E ont porté plainte contre M. B de Gouberville devant la chambre disciplinaire de première instance d'Auvergne-Rhône-Alpes de l'ordre des médecins. Par une décision du 5 février 2019, la chambre disciplinaire de première instance a infligé à M. de Gouberville la sanction de l'interdiction d'exercer la médecine pendant six mois, assortie d'un sursis de trois mois.
Par une décision du 2 septembre 2021, la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des médecins a, sur les appels de M. de Gouberville, d'une part, de M. E et Mme E, d'autre part, réformé la décision de la chambre disciplinaire de première instance et infligé à M. de Gouberville la sanction de l'interdiction d'exercer la médecine pendant une durée de trois mois, dont un mois avec sursis.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés le 2 novembre 2021 et le 31 janvier 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. E et Mme E demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cette décision ;
2°) de mettre à la charge de M. de Gouberville la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Pierre Vaiss, maître des requêtes en service extraordinaire ;
- les conclusions de M. Raphaël Chambon, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, au Cabinet Rousseau, Tapie, avocat de M. et Mme E ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de la décision de la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des médecins qu'ils attaquent, M. E et Mme E soutiennent qu'elle est entachée :
- d'insuffisance de motivation faute de se prononcer sur l'ensemble des moyens et griefs soulevés ;
- de contradiction de motifs en ce qu'elle retient, d'une part, qu'il ne résulte pas de l'instruction que Mme C E se soit trouvée en situation de péril lors de la visite de M. de Gouberville le 2 février 2021 et, d'autre part, que celui-ci n'a pas fait appel à un tiers compétent dans les plus brefs délais ;
- d'insuffisance de motivation, en ce qu'elle s'abstient de rechercher si le comportement de M. de Gouberville, le 3 février 2012, ne manifestait pas un refus de porter assistance à Mme E ;
- d'inexacte qualification juridique des faits en ce qu'elle juge que M de Gouberville n'a pas manqué au devoir d'assistance prévu par l'article R. 4127-9 du code de la santé publique ;
- d'inexacte qualification juridique des faits, de dénaturation des pièces du dossier et d'insuffisance de motivation en ce qu'elle juge que M. de Gouberville n'a pas commis d'erreur grossière de diagnostic ;
- d'erreur de droit en ce que, pour écarter le grief tiré de la méconnaissance de l'article R. 4127-11 du code de la santé publique, elle se fonde sur l'absence d'incompétence professionnelle de M. de Gouberville.
Ils soutiennent, en outre, que la sanction prononcée est, faute d'être plus sévère, hors de proportion avec les faits reprochés.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de M. E et de Mme E n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A E et à Mme D E.
Copie en sera adressée au Conseil national de l'ordre des médecins et à M. B de Gouverville.
Délibéré à l'issue de la séance du 24 mars 2022 où siégeaient : Mme Maud Vialettes, présidente de chambre, présidant ; Mme Fabienne Lambolez, conseillère d'Etat et M. Pierre Vaiss, maître des requêtes en service extraordinaire-rapporteur.
Rendu le 20 mai 2022.
La présidente :
Signé : Mme Maud Vialettes
Le rapporteur :
Signé : M. Pierre Vaiss
Le secrétaire :
Signé : M. Jean-Marie Baune
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026