vendredi 3 juin 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 458722 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:458722.20220603 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 8ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP L. POULET-ODENT |
Vu la procédure suivante :
La société anonyme (SA) La Gentilhommière a demandé au tribunal administratif de Paris de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période comprise entre le 1er janvier 2011 et le 31 décembre 2013 et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices clos en 2011, 2012 et 2013, ainsi que des majorations correspondantes et de l'amende prévue par l'article 1759 du code général des impôts qui lui a été appliquée. Par un jugement n° 1713144 du 9 octobre 2019, ce tribunal a rejeté sa demande.
Par un arrêt n° 19PA03968 du 5 octobre 2021, la cour administrative d'appel de Paris a rejeté l'appel formé par la société La Gentilhommière contre ce jugement.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 24 novembre 2021 et 3 février 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société La Gentilhommière demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Sébastien Ferrari, maître des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de M. Romain Victor, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP L. Poulet, Odent, avocat de la société La Gentilhommière ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la société La Gentilhommière soutient que la cour administrative d'appel de Paris :
- a omis de répondre au moyen tiré de ce que les modalités de passage du pourcentage de vente de 16,37 % correspondant à la part de l'ensemble des recettes de la catégorie "pause-café" à celui de 11,64 % correspondant à la part des recettes issues des seuls cafés étaient critiquables, et a dénaturé les pièces du dossier et inexactement qualifié les faits de l'espèce en jugeant que l'administration n'avait retenu que le pourcentage de 11,64 %, qu'elle n'établissait pas que la méthode de reconstitution aurait été plus fidèle si l'administration s'était fondée sur les ventes de boissons fraiches et que la méthode de reconstitution mise en œuvre n'était ni radicalement viciée dans son principe, ni excessivement sommaire ;
- a méconnu les règles relatives à la dévolution de la charge de la preuve en jugeant qu'elle ne pouvait se prévaloir d'un constat d'huissier, postérieur à la vérification, établissant que le moulin à café qu'elle utilisait distribuait des doses de 9 grammes de café moulu et non de 8 grammes ;
- s'est méprise sur la portée de ses écritures d'appel, a commis une erreur de droit et a dénaturé les faits de l'espèce en jugeant, par adoption des motifs du jugement du tribunal administratif, que l'administration était fondée à estimer à 10 % le taux de pertes et d'offerts pour les cafés ;
- l'a insuffisamment motivé en ne répondant pas à son argumentation tirée, à l'appui de sa contestation de la méthode de reconstitution, de ce que le vérificateur "était prêt à accueillir les arguments de la société" mais que sa hiérarchie s'y était " opposée de manière absolue " ;
- a méconnu les dispositions de l'article 1759 du code général des impôts, inexactement qualifié les faits et dénaturé les pièces du dossier qui lui étaient soumis en jugeant que l'amende mise à sa charge au titre de l'année 2011 n'était pas atteinte par la prescription.
3. Ces moyens ne sont pas de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la société La Gentilhommière n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société anonyme La Gentilhommière.
Copie en sera adressée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Délibéré à l'issue de la séance du 21 avril 2022 où siégeaient : M. Pierre Collin, président de chambre, présidant ; M. Mathieu Herondart, conseiller d'Etat et M. Sébastien Ferrari, maître des requêtes en service extraordinaire-rapporteur.
Rendu le 3 juin 2022.
Le président :
Signé : M. Pierre Collin
Le rapporteur :
Signé : M. Sébastien Ferrari
La secrétaire :
Signé : Mme Michelle Bailleul
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026