jeudi 3 novembre 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 458763 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:458763.20221103 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | Z |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | SCP NICOLAY, DE LANOUVELLE, HANNOTIN |
Vu la procédure suivante :
La société en nom collectif (SNC) JM Bruneau a demandé au tribunal administratif de Versailles de prononcer la réduction de la cotisation foncière des entreprises à laquelle elle a été assujettie dans les rôles de la commune de Villebon-sur-Yvette (Essonne), au titre de l'année 2011. Par un jugement n° 1607171 du 20 janvier 2020, ce tribunal a rejeté sa demande.
Par un arrêt n° 20VE00721 du 19 octobre 2021, la cour administrative d'appel de Versailles a, sur appel de la société JM Bruneau, prononcé la décharge de la cotisation foncière des entreprises à laquelle elle a été assujettie dans les rôles de la commune de Villebon-sur-Yvette au titre de l'année 2011 à concurrence d'une réduction de ses bases d'imposition de 332 984 euros, réformé en ce sens le jugement du tribunal administratif de Versailles du 20 janvier 2020 et rejeté le surplus des conclusions de son appel.
Par un pourvoi, enregistré le 24 novembre 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le ministre de l'économie, des finances et de la relance demande au Conseil d'Etat d'annuler l'article 1er de cet arrêt, en tant qu'il a prononcé une décharge excédant celle qui découle de ses motifs.
Par un arrêt n° 21VE03187 du 29 septembre 2022, la cour administrative d'appel de Versailles a modifié l'article 1er du dispositif de son arrêt n° 20VE00721 et prononcé la réduction de la cotisation foncière des entreprises à laquelle la société JM Bruneau a été assujettie dans les rôles de la commune de Villebon-sur-Yvette au titre de l'année 2011 à concurrence d'une réduction de ses bases d'imposition correspondant à la valeur locative foncière des biens dont le prix de revient s'établit à 332 984 euros.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. L'article R. 122-12 du code de justice administrative dispose que : " () les présidents de chambre peuvent, par ordonnance : () 3°) Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".
2. Il ressort des pièces du dossier soumis aux juges du fond que la société JM Bruneau a formé devant le tribunal administratif de Versailles une demande tendant à la réduction de la cotisation foncière des entreprises à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2011 dans les rôles de la commune de Villebon-sur-Yvette (Essonne). Par un jugement du 20 janvier 2020, le tribunal administratif de Versailles a rejeté cette demande. Par un arrêt n° 20VE00721 du 19 octobre 2021, la cour administrative de Versailles a prononcé la réduction des impositions en litige à concurrence d'une réduction des bases d'imposition de la société JM Bruneau à la cotisation foncière des entreprises de 332 984 euros.
3. Le ministre de l'économie, des finances et de la relance se pourvoit en cassation contre l'article 1er de cet arrêt, en tant qu'il a prononcé une décharge excédant celle qui découlait de ses motifs. Il soutient que, dans les motifs de son arrêt, la cour administrative d'appel a jugé que le prix de revient des immobilisations retenues pour la détermination des bases d'imposition à la cotisation foncière des entreprises devait être réduite de 332 984 euros et qu'en prononçant, par l'article 1er du dispositif de ce même arrêt, une réduction des imposition en litige à concurrence d'une réduction des bases d'imposition du même montant, sans limiter cette réduction des bases à la valeur locative des biens qui en étaient exclus et dont le prix de revient s'élevait à 332 984 euros, la cour aurait entaché son arrêt d'une contradiction entre ses motifs et son dispositif.
4. Toutefois, par un arrêt du 29 septembre 2022, postérieur à l'introduction du pourvoi, la cour administrative d'appel de Versailles, statuant sur un recours en rectification d'erreur matérielle formé par le ministre, a modifié l'article 1er du dispositif de son arrêt n° 20VE00721 du 19 octobre 2021 et prononcé la réduction de impositions en litige à concurrence d'une réduction des bases d'imposition de la société JM Bruneau correspondant à la valeur locative foncière des biens dont le prix de revient s'établit à 332 984 euros. Par suite, les conclusions du ministre de l'économie, des finances et de la relance sont devenues sans objet et il n'y a, dès lors, pas lieu d'y statuer.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur le pourvoi du ministre de l'économie, des finances et de la relance.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et à la société en nom collectif JM Bruneau.
Fait à Paris, le 3 novembre 2022
Le président :
Signé : Pierre Collin
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026